Zanetti veut «réveiller le courage» des Québécois

Tentant de prendre sa place sur un échiquier politique déjà encombré, Option nationale (ON) a donné le coup d’envoi à sa campagne électorale mardi. L’ancienne formation politique de Jean-Martin Aussant maintenant dirigée par Sol Zanetti entend concentrer son message sur la question nationale.

 

Écorchant au passage ses adversaires, Sol Zanetti a martelé que le Québec avait tous les outils pour devenir indépendant, mais que pour y parvenir, il faudrait « réveiller le courage » des Québécois.

 

Fondé en 2011 par Jean-Martin Aussant, ON avait obtenu 1,89 % des voix avec 120 candidats lors des élections de septembre 2012. Cette fois, le parti compte présenter des candidats dans l’ensemble des 125 circonscriptions.

 

Option nationale se targue d’avoir ranimé le débat sur l’indépendance. Questionné sur le rôle joué par Pierre Karl Péladeau dans ce débat, Sol Zanetti a mis en doute les convictions de la recrue vedette du PQ. « S’il voulait vraiment faire l’indépendance […], je ne sais pas s’il aurait joint les rangs de ceux qui, depuis 19 ans, sont inactifs de ce point de vue et mettent le couvercle sur l’indépendance. »

 

Déficit de notoriété

 

Déplorant le peu d’attention médiatique accordé à son parti, M. Zanetti admet qu’il devra augmenter sa propre notoriété. « Même M. Aussant, à la fondation du parti, n’était pas très connu », a-t-il signalé.

 

Selon lui, ON a un rôle important à jouer dans la sphère politique : « Les Québécois ont le droit d’avoir le choix de voter pour un parti qui propose clairement l’indépendance. » Le parti courtisera la nouvelle génération d’électeurs. « Les 18-36 ans n’ont jamais eu l’occasion de voter pour l’indépendance. Ils correspondent à environ 2 millions d’électeurs », a souligné M. Zanetti.

 

Si Sol Zanetti rejette pour l’instant toute fusion avec Québec solidaire, il n’écarte pas une possible collaboration à certaines conditions.

26 commentaires
  • François Dugal - Inscrit 12 mars 2014 08 h 13

    Le réveil

    Le réveil du courage des québécois?
    Ben coudonc ...

  • jacques lecuyer - Inscrit 12 mars 2014 09 h 23

    Option nationale

    On a un rôle important à jouer: celui de se saborder comme l'avait fait le RIN.

    • Patrick Boulanger - Abonné 12 mars 2014 10 h 29

      M. Lecuyer, le PQ n'a toujours pas, à ma connaissance, promis de référendum s'il prend le pouvoir de façon majoritaire.

    • Sylvain Auclair - Abonné 12 mars 2014 11 h 37

      Monsieur Boulanger,
      La question n'est pas de tenir ou non un référendum, mais de savoir si on peut le gagner.

    • France Marcotte - Abonnée 12 mars 2014 12 h 21

      Non, il a fait mieux M.Boulanger: le faire quand la population sera prête après être allé au-devant d'elle.

    • Patrick Boulanger - Abonné 12 mars 2014 13 h 32

      @ M. Auclair

      M. Auclair, je répondais à M. Lecuyer qui soutient qu'ON doit se saborder.

    • Rémi-Bernard St-Pierre - Abonné 12 mars 2014 14 h 56

      Mme Marcotte

      Pour être prêt, il faut commencer par en parler.
      Si Mme veut faire un livre blanc, c'est parce que ça fait 15 ans qu'elle n'y a pas pensé!
      L'objectif du PQ semble se dessiner plutôt clairement. Pas de référendum dans le mandat qui vient, voir si ils peuvent le mettre en place pour un 3e mandat.

      Ce sont donc des peut-être partout, pendant lesquels on occulte la question.

      ON est dans les rues à pparler de souveraineté. Si le PQ dans 4 ans choisi de s'engager à un référendum, ON se sabordera. Mais d'ici là, nous le verrons sans doute tout au long de la campgane. Le PQ dira l'espérer, pendant qu'ON convaint des citoyens à cette cause.

      JE me demande même... les électeurs souverainistes du PQ aiment peut-être pas ON, mais je crois que ça arrange bien Mme, au final... pour l'instant

  • Céline A. Massicotte - Inscrite 12 mars 2014 11 h 30

    À M. Boulager,

    M. lecuyer tente de faire dans l'humour noir, rien de plus... Noir ou gris.

  • Benoît Leblanc - Inscrit 12 mars 2014 11 h 34

    Gang de pissous, votez pour moi!

    Rien de tel que d'insulter l'électorat pour s'attirer ses faveurs. Ce n'est pas le courage qui manque aux opposants du projet souverainiste, c'est l'intérêt. C'est de ce côté-là que monsieur Zanetti devrait travailler.

    • Jean-Sébastien Rozzi - Inscrit 13 mars 2014 00 h 01

      Plusieurs fédéralistes ont tout simplement peur de la souveraineté.
      En ce sens, la question du manque de courage est centrale.

  • Jean Laframboise - Abonné 12 mars 2014 12 h 28

    Oui, réveillez-vous!!!

    Je demande aux électeurs de Option nationale de se réveiller et de sortir de ce mauvais rêve.
    C'est pas avec la division qu'on bâti, c'est avec le rasemblement!
    Cesser de diviser nos forces.

    • Patrick Boulanger - Abonné 12 mars 2014 14 h 15

      Et le « rassemblement » doit se faire de quelle façon M. Laframboise?

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 12 mars 2014 14 h 27

      M. La Framboise, Pendant des décennies le P. q. était le seul parti indépendantiste et qu'est-ce que cela a donné: deux référendum perdus: évidemment on me dira que c'est de la faute de Peter, Giovanni et James, mais surtout pas de nous. Il ne faut pas oublier que nous représentons + ou moins 82,01 de la population du Québec, nous les francophones.

      Et ce n'est pas la division du vote non plus qui a empêché Marois d'être majoritaire, il n'y a eu que 3 comtés qui ont empêché le PLQ d'être nez à nez avec le P. q. C'est dire le nombre de votes qu'ils ont raflés surtout dans les circonstances.

      Le problème c'est que Marois, comme Zanetti le propose, a voulu aller chercher les jeunes, or ceux ci, après des années d'apolitisme étaient devenus en partie, en quelque sorte la chasse gardée d'Option nationale et de Q . s., et elle a perdu une bonne partie des "ainès", qui constituaient la base de son électorat; ceux ci sont toujours sensible aux apparences de sécurité...

      Le rassemblement n'est pas l'opposée de la division en politique, mais le fruit du désir et de la capacité de CONVAINCRE.

      Et en passant, À M.M Leblanc et Boulanger: je ne crois pas que l'intention de Zanetti était d'insulté qui que ce soit. S'il avait remplacé le mot courage par espoir, qui le lui aurait reproché?

      Après deux référendum perdus, est qu'on peut s'entendre sur le fait que plusieurs ont été très découragés, dont certains qui ont fait une croix sur l'indépendance à jamais. Le courage n'est pas une vertue à mon avis mais un état, un état d'âme.