Payette ravie de l’arrivée du magnat de la presse

Dominique Payette se présente dans la circonscription de Charlesbourg.
Photo: Clément Allard - Le Devoir Dominique Payette se présente dans la circonscription de Charlesbourg.

Québec — La candidate du Parti québécois (PQ) dans Charlesbourg, Dominique Payette, refuse de se prononcer sur les enjeux éthiques soulevés par la candidature de Pierre Karl Péladeau. L’ancienne journaliste et professeure se réjouit plutôt de son arrivée et de son impact potentiel dans la région de Québec.

 

Mme Payette est convaincue que l’arrivée de M. Péladeau au PQ va l’aider personnellement à récolter des appuis. « C’est une des personnalités québécoises les plus appréciées dans la région de Québec. Les électeurs de Québec l’aiment, ils ont aimé la perspective d’un retour des Nordiques. »

 

Avant de se lancer en politique, Mme Payette avait présidé le groupe de travail sur l’avenir des médias à la demande de la ministre libérale de la Culture Christine St-Pierre. À l’Université Laval, elle dirigeait notamment le programme de 2e cycle en journalisme.

 

Éthique

 

Pressée de questions sur les enjeux éthiques liés au cas de M. Péladeau, Mme Payette n’a pas voulu se prononcer. « Moi je ne le connais pas. Je nel’ai jamais rencontré », a-t-elle dit. « Il peut venir dans Charlesbourg, ça va me faire plaisir. »

 

En riant, Mme Payette a ajouté que le neveu de M. Péladeau participait à une compétition de hockey dans sa circonscription au cours de la fin de semaine et que cela pourrait servir de prétexte à une visite. Elle a ajouté qu’elle y assisterait peut-être elle-même.

 

Sur la nécessité (ou pas) de forcer M. Péladeau à vendre ses actions de Québecor, elle rétorque par ailleurs que ce n’est pas à elle de se prononcer sur cette question et que le débat est prématuré. « Une chose à la fois. Je suis candidate, il est candidat. Le 8 avril, on verra où on en est. »

 

Cette candidature, souligne-t-elle, montre que le PQ est un parti de coalition qui peut rallier des gens de toutes allégeances. Plus tôt dans la journée, le candidat et ex-journaliste Alexis Deschênes avait tenu des propos semblables au Nouvelliste de Trois-Rivières.

 

Dans son rapport sur l’avenir des médias, Mme Payette recommandait au gouvernement de ne pas acheter d’espace publicitaire aux médias qui refusent de collaborer avec le Conseil de Presse. Le Conseil est l’organisme professionnel qui traite les plaintes contre les médias et journalistes et Québecor refuse d’en faire partie depuis des années.

 

Lundi, Mme Payette a dit appuyer toujours à 100 % le contenu de ce rapport. « Je le réécrirais demain tel quel », dit-elle à propos du document qui avait été tabletté. Elle ne cache pas d’ailleurs que ce dossier est une grande « préoccupation » pour elle et qu’elle pourrait le ramener à l’avant-scène si elle était élue.

 

Bien parler, un inconvénient?

 

Interrogée enfin sur sa performance embarrassante à l’émission du matin de CHOI-FM, elle a dit avoir eu un « trou de mémoire » en oubliant le nom de l’ex-maire de Charlesbourg, Ralph Mercier.

 

Elle a par ailleurs été « étonnée » que les animateurs se moquent de la qualité de son français. « À mon avis, ça devrait être pire si j’avais un niveau de français incorrect, non ? Ou alors il y a quelque chose qui m’échappe quelque part. »

4 commentaires
  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 11 mars 2014 11 h 03

    Le rôle des journalistes

    On demande aux jounalistes de révéler les faits, tous les faits, et de s’abstenir de juger la politique ou les politiciens. Les journalistes n’ont pas à prendre parti pour l’un ou l’autre politicien ou parti politique . C’est au lecteur de juger et de se faire une opinion après l’analyse des faits. Trop de journalistes jouent aux éditorialistes et s’attribuent des qualités ou des devoirs d’analystes qu’ils n’ont pas. Certains ont de grandes gueules, cela ne les rend que plus dangereux et nuisibles, surtout pour des lecteurs au sens critique peu développé qui gobent trop de leurs sornettes.

  • Pierre Desautels - Abonné 11 mars 2014 12 h 37

    Quelle galère...

    Que vient faire Dominique Payette dans cette galère? Elle est forcée d'avaler plusieurs couleuvres (dont PKP) , embrasser des tits-bébés et en plus, les radios X vont lui reprocher son bon perler. Et oui, il y a bien quelque chose qui lui échappe quelque part. Il fallait y penser, avant de se lancer. À force de compromis, on devient une autre personne...

    • Pierre Labelle - Inscrit 12 mars 2014 04 h 46

      À votre question, je ne vois qu'une seule réponse; elle agit en citoyenne responsable, tout comme sa mère le faisait et le fait encore, elle redonne à la société, un peu ce que cette dernière lui a donné. En passant, celui que vous surnommé "couleuvre", que moi je nomme monsieur Péladeau, lui aussi met son talent et ses connaissance au sevice de ses semblables. Au cours de mes 67 années de vie j'ai appris un certain nombre de chose M. Desautels, ce que je vous souhaite. Je termine en vous retournant cette interrogation que vous avez à l'endroit de Mme Payette: et vous monsieur, que faite vous pour vos semblables à part porter des jugements?

  • Rejean Fillion - Inscrit 14 mars 2014 21 h 55

    Bravo Mme Payette

    Vous savez ceux qui parlent de vous manquent de courage simplement .Votre mère est une grande dame et a fait beaucoup pour les femmes du québec et pour notre Québec.
    Je n'ai aucun doute sur vos capacitées a bien nous représenter .Bon succès !