Pour Martine Desjardins, l'accessibilité a survécu malgré l'indexation

Martine Desjardins s’est dite<em> «très heureuse» </em>de se joindre à l’équipe du PQ. <em>«Ma priorité a toujours été de préserver l’accessibilité</em> [aux études]<em>. Je ne suis pas la seule qui l’a remarqué </em>[…]<em>, l’accessibilité a été préservée à la suite du Sommet»</em>, a-t-elle souligné.
Photo: Marco Bélair-Cirino - Le Devoir Martine Desjardins s’est dite «très heureuse» de se joindre à l’équipe du PQ. «Ma priorité a toujours été de préserver l’accessibilité [aux études]. Je ne suis pas la seule qui l’a remarqué […], l’accessibilité a été préservée à la suite du Sommet», a-t-elle souligné.
Sainte-Thérèse — Malgré sa décision d'indexer les droits de scolarité, le gouvernement péquiste a su préserver l’accessibilité aux études supérieures, selon l’ancienne présidente de la FEUQ Martine Desjardins.

«Ce qui a été fait par le Parti québécois: c’est de remettre de l’argent aux étudiants via les programmes de prêts et bourses, via les crédits d’impôt. [Il] a modifié justement la gestion universitaire et on va regarder le financement universitaire…», a déclaré la candidate péquiste dans la circonscription de Groulx.

La candidature de Martine Desjardins a été officialisée vendredi matin lors d’un arrêt de la caravane péquiste à Sainte-Thérèse.

Le gouvernement libéral entendait hausser les droits de scolarité à hauteur de 82%, a rappelé Mme Desjardins. «C’était 1625 dollars de hausses qui étaient promis!»

Au pouvoir, la première ministre a annulé l’augmentation des droits de scolarité prévue par l’équipe de Jean Charest. Au Sommet sur l’enseignement supérieur, Mme Marois a fait le choix d’indexer la facture étudiante au taux de croissance du revenu disponible des familles, historiquement plus élevé que celui de l’inflation. En 2013, le taux de croissance du revenu disponible des familles s’élevait à 2,6%, tandis que le taux d’inflation se maintenait sous le seuil du 1%.

Malgré cela, celle qui défendait vigoureusement un gel des droits de scolarité s’est dite «très heureuse» de se joindre à l’équipe du PQ. «Ma priorité a toujours été de préserver l’accessibilité [aux études]. Je ne suis pas la seule qui l’a remarqué […], l’accessibilité a été préservée à la suite du Sommet», a-t-elle souligné. 

L’ex-leader étudiante cherchera à ravir Groulx à la Coalition avenir Québec. Élue il y a un an et demi, la députée sortante Hélène Daneault a décidé de ne pas se porter candidate à sa propre succession.

La chef du PQ, Pauline Marois, s’est réjouie du saut en politique de Martine Desjardins. «Martine, c’est une battante, c’est une femme qui a défendu avec beaucoup de conviction, de constance, de cohérence les étudiants alors que le gouvernement libéral les attaquait de front avec des demandes absolument inacceptables qui risquaient de limiter l’accès à l’éducation», a-t-elle souligné.

«On a eu parfois des différends sur lesquels nous nous sommes réconciliés depuis un long moment», a-t-elle ajouté.

À la veille de la Journée internationale des femmes, la chef péquiste a officialisé la candidature de quatre femmes dans la grande région de Montréal; Martine Desjardins (Groulx), Gyslaine Desrosiers (Blainville), Djemila Benhabib (Mille-Îles) et Diane Lamarre (Taillon).

D'autres détails suivront dans notre édition de samedi.