Médias : Pauline Marois rectifie le tir

La chef péquiste, Pauline Marois, a longuement échangé avec les médias nationaux, jeudi, au lendemain d’une première journée de campagne où elle n’avait pas prévu de point de presse.

 

Mercredi, après le déclenchement de la campagne électorale, la caravane péquiste avait pris la route sans qu’aucune étape prévoie de période de questions pour les journalistes qui la suivent, une façon inhabituelle de procéder. Mme Marois avait néanmoins accordé au moins deux entrevues individuelles à des médias régionaux lors d’étapes en Mauricie.

 

La chef péquiste a changé son programme jeudi, en accordant une conférence de presse de 50 minutes aux médias nationaux alors que l’horaire prévoyait une conférence de 20 minutes.

 

Déclaration importante

 

Lors de sa conférence de presse, Mme Marois a répondu à Paul Journet, le président de la Tribune de la presse, l’organisation qui regroupe la presse parlementaire, qui avait déploré la situation. La première ministre sortante a expliqué qu’elle souhaitait mercredi que les médias se concentrent sur sa déclaration, juste avant le déclenchement de la campagne, qui n’avait pas été suivie d’une période de questions pour les journalistes. « Je voulais qu’on se concentre sur cette déclaration, qui était en partie un bilan et qui était en partie la perspective que je voulais développer pendant la campagne électorale », a-t-elle dit.

 

Mme Marois a affirmé que son organisation est soucieuse de trouver un équilibre qui permettra aux médias de faire une couverture adéquate et de poser des questions « normalement » chaque jour. « Il a toujours été de mon intention de rencontrer les médias tous les jours de la campagne. C’est prévu dans le plan de campagne et je peux vous rassurer à cet égard », a-t-elle dit.

 

Concernant sa Loi sur les élections à date fixe, que le gouvernement minoritaire péquiste a outrepassée en déclenchant la campagne, Mme Marois a rappelé que les partis de l’opposition se préparaient à voter contre le dernier budget, ce qui aurait eu le même résultat.

 

Par ailleurs, Pauline Marois a fait savoir qu’elle ne participerait pas à un débat télévisé en anglais. Elle invoque sa maîtrise de la langue pour expliquer son refus.

14 commentaires
  • Gaetane Derome - Abonnée 7 mars 2014 01 h 57

    Trop humble de votre part Mme Marois.

    Mme Marois invoque sa maitrise de la langue pour expliquer son refus d'un debat en anglais,pourtant elle n'a pas a porter ce fardeau.En effet,nous sommes au Quebec et la langue officielle est le francais,donc un debat en francais est de convenance.
    S'il y a des anglophones qui n'ont pas encore appris la langue de Gilles Vigneault depuis le temps qu'ils demeurent au Quebec c'est a eux d'assumer.
    On pourrait toujours leur sous-titres le debat sur les reseaux anglophones...

    • Marthe Pouliot Duval - Abonné 7 mars 2014 08 h 46

      Tout à fait d'accord. Madame Marois n'a pas à se torturer ni à s'excuser,
      c'est bien en français que ça se passe ici.
      Comme vous le dites il y a toujours les sous-titres qu'on nous sert souvent d'ailleurs quand nous avons à subir une entrevue venant des politiciens unilingues anglophones sensés nous représenter à Ottawa. Quelle misère!
      Chantal Hébert sur les ondes de C.B.C. Hier soir au National disait que les Parizeau, Landry,Bouchard maîtrisaient bien l'anglais mais n'avaient pas fait de débat dans cette langue pour autant. Demanderait-on à la première ministre de l'Ontario de débattre en français pour le bénéfice de sa minorité francophone, ajoutait-elle.Poser la question c'est y répondre.

    • Denis Beausoleil - Abonné 7 mars 2014 08 h 58

      Mme Duval, c'est bien la première fois que Chantal Hébert parle en faveur de Mme marois, j'en suis estomacquée!!
      O. Lessard

    • Paul-André Léveillé - Inscrit 7 mars 2014 10 h 07

      Mme Marois est polie et élégante dans sa réponse. Elle est aussi honnête car elle aurait pu invoquer le seul fait que pareil débat n'avait jamais eu lieu, elle a plutôt dit que sa maîtrise de la langue ne lui permettrait pas de débattre comme il se devait, ce qu'elle a été bien bonne de dire car elle n'avait pas à s'expliquer, les choses allant de soi. Je trouve que cet épisode ressemble beaucoup plus à un piège qui lui est tendu, ce qui, si cela s'avérait, serait l'expression d'un profond mépris envers les francophones!

    • Pierre Schneider - Abonné 7 mars 2014 10 h 41

      Toutes les conférences de presse du gouvernement et des partis devraient se tenir en français au Québec. Pour les Anglos qui ne comprennent pas, il existe la traduction simultanée, comme on le constate à Ottawa...

    • Danielle - Inscrit 7 mars 2014 10 h 57

      D'accord à 100%!

  • Mario Leroux - Inscrit 7 mars 2014 03 h 09

    Jack Layton

    Pourquoi Mme Marois n°a-t-elle pas pris exemple sur Jack Layton qui avait suivi des cours de français intensifs pour participer au débat des chefs en français lors de la dernière campagne électorale fédérale?Sûrement pas par faute de moyens.

    • Claude Smith - Abonné 7 mars 2014 08 h 48

      M. Leoux, Jack Layton était dans l'opposition. Si vous pensez que Mme.Marois a le temps de prendre des cours d'anglais avec l'horaire échevelé qu'elle a en tant que première ministre, c'est irréaliste.

      Claude Smith

    • Denis Beausoleil - Abonné 7 mars 2014 09 h 01

      Votre comparaison est boiteuse M. Leroux, Jack Layton était au fédéral. Au Québec, c'est en français que ça se passe, n'en déplaise à notre minorité anglophone qui n'ont pas encore appris le français.
      O. Lessard

    • Mario Leroux - Inscrit 7 mars 2014 10 h 06

      Alors que va-t-elle faire en Ecosse et en Angleterre pour des missions économiques si elle ne maîtrise pas la langue de Shakespare?C°est il y a 18 mois,lorsqu°elle a été élue qu°elle aurait dû suivre des cours comme on l°oblige aux fonctionnaires provinciaux qui doivent participer à des missions hors-Québec.Faudrait se souvenir que nous vivons en Amérique du Nord où l°anglais prédomine.Je nous vois un pays avec une première dame qui ne parle pas anglais.....ouffffffffffff

    • Gaetane Derome - Abonnée 7 mars 2014 13 h 33

      M.Leroux,
      Ce que vous ne ne semblez pas saisir c'est que Mme Marois apprend l'anglais et le parle de mieux en mieux.Cependant ce qu'elle veut dire ici c'est qu'elle ne le maitrise pas suffisamment pour le parler spontanement et emettre ses idees clairement comme on doit le faire dans un debat.
      De toute facon,la n'est pas la question pourquoi demander a Mme Marois ce qu'on ne demande pas aux autres? Un debat provincial au Quebec se fait en francais,point a la ligne.

    • Gaetane Derome - Abonnée 7 mars 2014 13 h 33

      M.Leroux,
      Ce que vous ne ne semblez pas saisir c'est que Mme Marois apprend l'anglais et le parle de mieux en mieux.Cependant ce qu'elle veut dire ici c'est qu'elle ne le maitrise pas suffisamment pour le parler spontanement et emettre ses idees clairement comme on doit le faire dans un debat.
      De toute facon,la n'est pas la question pourquoi demander a Mme Marois ce qu'on ne demande pas aux autres? Un debat provincial au Quebec se fait en francais,point a la ligne.

  • Pierre Schneider - Abonné 7 mars 2014 10 h 46

    Tradition coloniale

    La tradition veut que toutes les conférences de presse des autorités soient données dans les deux langues du Canada (!) au Québec. Ce qui est un autre vestige de notre passé de colonisés.

    Quand un État se veut de langue française, ses communications officielles doivent se faire en français.

    Et pour les minoritaires, comme nous à Ottawa, il y a la traduction simultanée. Cessons donc de nous humilier par peur d'avoir peur de déplaire à la minorité anglaise la plus choyée au monde.

  • Nathan Ménard - Abonné 7 mars 2014 12 h 19

    Missions économiques en Chine et au Japon

    Monsieur Leroux,
    On forme d'excellents traducteurs et interprètes dans nos universités. Nos chefs de gouvernemenents fédéral et provinciaux font leur pélérinage en Chine, au Japon et ailleurs dans le monde en "missions économiques". Ils n'arrivent même pas à prononcer convenablement le nom de leurs interlocuteurs chinois. Un peu de logique en comparant des comparables ne ferait pas de tort.

    Nathan Ménard
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