Marie Malavoy quitte la vie politique

Marie Malavoy a été député de Sherbrooke de 1994 à 1998 et présidente du Parti québécois de 2000 à 2005. Elle est député de Taillon depuis 2006.
Photo: Annik MH de Carufel - Archives Le Devoir Marie Malavoy a été député de Sherbrooke de 1994 à 1998 et présidente du Parti québécois de 2000 à 2005. Elle est député de Taillon depuis 2006.
Marie Malavoy quitte la vie politique. C'est pour laisser sa circonscription de Taillon à une candidate féminine du Parti québécois, selon les informations obtenues par Le Devoir.

Mme Malavoy possède une formation en travail social et a longuement œuvré dans le milieu universitaire avant d'entamer une carrière en politique. Elle a été députée de Sherbrooke de 1994 à 1998 et présidente du Parti québécois de 2000 à 2005. Elle est députée de Taillon depuis 2006.

« Je quitte avec le sentiment du devoir accompli », a déclaré Mme Malavoy, disant croire que « le temps est venu pour moi de permettre à quelqu'un d'autre de représenter les citoyens de Taillon à l'Assemblée nationale ».

En conférence de presse à Longueuil jeudi après-midi, celle qui occupait les fonctions de ministre de l'Éducation dans le gouvernement a assuré que son départ n'avait fait l'objet d'aucune tractation ou pression.

« Qu'est-ce qu'on m'a promis? La réponse est simple : ce n’est rien... et je n'ai rien demandé, a assuré Mme Malavoy. C'est moi qui ai pris la décision. Je n'ai pas eu de demande de quitter. J'ai choisi librement. »

Dans les minutes suivant son annonce, la première ministre Pauline Marois a tenu à souligner « la grande qualité de l'engagement de Marie Malavoy », qu'elle a qualifiée de « militante accomplie ».

« Je le fais avec beaucoup d'émotion; c'est une amie. C'est une femme pour laquelle j'ai un très grand respect. C'est une femme remarquable », a dit Mme Marois avant d'énumérer quelques réalisations de Mme Malavoy à titre de ministre de l'Éducation.

La première ministre n'a pas répondu aux questions des journalistes après sa courte déclaration.


Avec La Presse canadienne