Québec solidaire estime que le Parti québécois a déçu ses électeurs

Françoise David va défendre au cours de la campagne électorale la création d’un pays qui serait, dit-elle, pour tout le monde, inclusif, francophone et basé sur des valeurs communes.
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Françoise David va défendre au cours de la campagne électorale la création d’un pays qui serait, dit-elle, pour tout le monde, inclusif, francophone et basé sur des valeurs communes.

Québec solidaire (QS) trace un bilan « catastrophique » des 18 mois au pouvoir du Parti québécois (PQ). Lors de la première journée de campagne, la députée sortante de Gouin, Françoise David, s’en est prise au gouvernement Marois qui s’est défilé, selon ses dires, devant ses engagements. « C’est un gouvernement qui a montré son appétit pour le pétrole, pour les minières, et qui n’a pas respecté les besoins du Québec en termes écologiques », a déclaré Mme David en déplorant du même souffle « les reculs incessants » du PQ dans des dossiers tels qu’Anticosti ou la Loi sur les mines.

 

Mme David, le député sortant de Mercier, Amir Khadir, et le co-porte-parole de QS, Andrés Fontecilla, les trois figures de proue du parti, croient être en mesure de convaincre l’électorat péquiste de voter pour eux le 7 avril prochain. « Beaucoup de gens qui ont voté la dernière fois pour le Parti québécois, qui se dit un parti souverainiste, axé sur l’écologie et qui promet l’abolition de la taxe santé […], sont amèrement déçus. Et ont envie d’un changement réel », mentionne Mme David. « Le vote que nous allons chercher, c’est le vote progressif, le vote des gens qui veulent la souveraineté du Québec et qui veulent une souveraineté avec une justice sociale et un projet écologique », ajoute pour sa part M. Fontecilla.

 

QS a bien l’intention d’aborder la question de la souveraineté du Québec même si la première ministre, Pauline Marois, a pris bien soin d’éviter d’en parler, mercredi, lors de l’annonce du déclenchement des élections. « Mme Marois n’en a pas parlé, mais elle n’y échappera pas. Elle a pris l’engagement de faire un livre blanc et une consultation, alors tout le monde va vouloir savoir sur quoi ça débouche », soutient Mme David, qui reproche au PQ d’esquiver cet enjeu majeur sur l’avenir du Québec. « Ce que je trouve dommage de la part d’un grand parti qui a façonné la souveraineté du Québec, c’est d’être si frileux sur cette question-là. Nous, on va s’afficher et s’affirmer. On est clairement et fièrement souverainistes. »

 

Mme David va défendre au cours de la campagne électorale la création d’un pays qui serait, dit-elle, pour tout le monde, inclusif, francophone et basé sur des valeurs communes. Le parti soutient qu’il mènera « une campagne d’idées » basée sur le respect et le dialogue. Mme David en a profité pour critiquer le ton agressif du chef libéral, Philippe Couillard, qui a attaqué de façon virulente le PQ. « Est-ce que c’était franchement nécessaire d’être aussi agressif dès la première journée ? Je ne dis pas qu’il ne faut pas dénoncer ce qui doit l’être ; j’aimerais ça que ce soit sur un ton écoutable », a-t-elle dit.

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