Le PQ va revenir à la charge pour renforcer la loi 101, dit De Courcy

La ministre responsable de la Charte de la langue française a soutenu que le projet de loi 14, battu en chambre par l’opposition, contenait tous les éléments d’une bonne réforme.
Photo: Pedro Ruiz - Archives Le Devoir La ministre responsable de la Charte de la langue française a soutenu que le projet de loi 14, battu en chambre par l’opposition, contenait tous les éléments d’une bonne réforme.

La ministre Diane De Courcy en est « persuadée » : un gouvernement majoritaire du Parti québécois reviendrait à la charge avec un projet de loi pour réformer la Charte de la langue française. Et il risque bien de ressembler au défunt projet de loi 14, où « tout était là », selon elle.

 

Dans un discours livré lundi midi devant des membres du Conseil du patronat, la ministre responsable de la Charte de la langue française a indiqué avoir été « étonnée et peinée de constater le peu d’engagement des partis d’opposition vis-à-vis de la défense du français au Québec ». Elle a rejeté sur la Coalition avenir Québec (CAQ) la responsabilité de l’échec des négociations autour du projet de loi 14, que Québec a abandonné à la mi-novembre 2013.

 

Quand on lui a demandé si le PQ entendait présenter une nouvelle réforme de la Charte de la langue française, Diane De Courcy a répondu que ce serait « à la première ministre de présenter les engagements électoraux ». Mais elle a ajouté que « dans un gouvernement majoritaire du PQ, je suis persuadée que la question de la langue sera à l’honneur, bien entendu », puisque « la question de la langue commune au Québec, c’est fondamental ».

 

Retour au projet de loi 14

 

S’il est élu de manière majoritaire, le PQ présentera-t-il un projet de loi identique à celui discuté en 2013 ? Mme De Courcy s’est gardée de le préciser, mais non sans rappeler les fondements de son projet de loi. Que faire pour contrer le recul du français dans les entreprises, par exemple ? « Ça prendrait l’encadrement législatif et réglementaire que j’avais proposé dans le cadre de 14. Tout est dans ce qui a été mis de côté ».

 

Durant la campagne électorale 2012, le PQ avait fait de la réforme de la loi 101 une promesse centrale de son programme. Déposé en décembre de la même année, le projet a été rejeté par les libéraux. Les négociations avec la CAQ ont achoppé sur trois éléments que le PQ considérait comme essentiels : le statut bilingue des municipalités, la langue de travail et les cégeps anglophones.

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