Port du burkini: ​appel à la «compassion»

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a indiqué qu'il n'avait aucun problème à laisser les femmes porter de tels maillots.
Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir Le maire de Québec, Régis Labeaume, a indiqué qu'il n'avait aucun problème à laisser les femmes porter de tels maillots.
Québec — Le maire de Québec, Régis Labeaume, a invité la population à ne pas s’en prendre aux femmes musulmanes qui sont « obligées » de se couvrir entièrement le corps pour se baigner dans les piscines publiques.

Mardi matin, Le Soleil de Québec révélait que la piscine Lucien-Borne avait posé des affiches signalant que les maillots de bain recouvrant tout le corps, les « burkinis », étaient permis.

Interpellé sur d’autres sujets vers midi, le maire Labeaume a tenu à lancer un appel au calme dans ce dossier afin d’éviter les dérapages.

« Y’a des gens qui pourraient être tentés de blâmer ces femmes-là. Je voudrais dire à ceux qui pourraient être tentés de faire ça à Québec de ne pas le faire. De surtout avoir beaucoup de compassion pour ces femmes-là qui sont obligées de s’attriquer de cette façon-là à cause de préceptes religieux, à cause d’interprétations d’une religion qui, quant à moi, sont fausses. »

M. Labeaume a par ailleurs indiqué qu’il n’avait aucun problème à laisser ces femmes porter de tels maillots. « De toute façon, des nageurs professionnels ont à peu près le même », a-t-il dit.

Il n’a pas caché par ailleurs qu’il les plaignait beaucoup et espérait qu’elles « se révoltent un jour ».

À une journaliste qui lui demandait s’il permettrait à des sauveteurs employés par la Ville de s’habiller ainsi, il a indiqué que ce ne serait probablement pas permis.