Le PQ à l’origine des problèmes du système de santé, selon Couillard

Le système de santé québécois est de nouveau malade, et la souche du problème est encore le Parti québécois, estime Philippe Couillard. Le chef libéral affirme que le gouvernement Marois répète actuellement les mêmes erreurs que celles commises lors du virage ambulatoire, au milieu des années 90.

 

Dans un contexte qu’il a qualifié de « préélectoral accéléré », Philippe Couillard a tenu à rappeler mardi qu’il a été ministre de la Santé et que c’est là un « sujet [qu’il] connaît très bien ». « C’est la première préoccupation des gens », a-t-il dit en faisant le bilan de l’action du gouvernement péquiste depuis septembre 2012. Un bilan qui soutient que les progrès en matière d’accès aux soins réalisés sous les libéraux sont en train d’être effacés par les péquistes.

 

Selon le chef libéral, le gouvernement actuel néglige les problèmes du réseau de la santé pendant qu’il tente « d’amener le Québec sur un faux débat » au sujet de la charte de la laïcité. « Je ne vois aucun policier qui porte un signe religieux, mais je vois 100 000 personnes sur les listes d’attente des chirurgies », a-t-il fait valoir en conférence de presse à Montréal.

 

Assurance autonomie

 

Philippe Couillard juge notamment que le ministre de la Santé, Réjean Hébert, est l’homme « d’un seul dossier qui ne va nulle part », celui de l’assurance autonomie.

 

« On est en train de répéter les erreurs du passé, a-t-il dit. Souvenez-vous du virage ambulatoire où on a sorti les gens des hôpitaux sans investir dans la communauté. On sait l’impact que ç’a eu. On est en train de faire la même chose avec les soins pour les personnes âgées. On a coupé 700 lits dans les CHSLD sans investir pour créer ces transitions vers les soins à domicile ou les ressources intermédiaires. »

 

M. Couillard a aussi dénoncé les compressions de 50 millions dans les budgets de chirurgies et de 400 millions dans les budgets généraux des établissements de santé.

 

Le ministre Hébert a répliqué en soutenant « qu’il n’y a pas eu de compressions, mais bien une augmentation de 4,8 % du budget de la santé. Nous allons atteindre nos cibles budgétaires, ce qu’ils n’ont jamais fait ». M. Hébert pense qu’il n’a « pas de leçons à recevoir de MM. Couillard et Bolduc. Ils n’ont rien réglé en 10 ans, alors que les libéraux étaient au pouvoir ».


Avec Amélie Daoust-Boisvert

1 commentaire
  • Pierre Lefebvre - Inscrit 5 février 2014 03 h 52

    Du front !

    Faut vraiment avoir du front tout le tour de la tête pour faire le saut de 2004 à 2014 et blâmer la dernière année et demi pour le marasme dans la santé.

    Il n'était pas là, dit-il. À bien y songer, je pense qu'il n'est pas encore tout à fait là !

    Ou il nous prend pour des idiots consommés, ou il réécrit l'histoire à partir de ce matin ! N'est-ce pas ce qu'il a dit après son élection à la chefferie : «Ce qui s'est passé avant que je devienne chef ne compte plus !» ?

    Eh bien, mon ami, si tu veux te débarrasser de ce qui s'est passé avant ton retour, débarrasses-toi de tes sbires qui y étaient, eux, pendant que tu te promenais ailleurs ! La gang qui a foutu le bordel pendant 9 ans est derrière toi.

    Ça se peux-tu !

    PL