Khadir nie cautionner la « ségrégation des sexes »

Le député de Québec solidaire Amir Khadir qualifie les accusations du SPQ Libre de « farfelues ».
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Le député de Québec solidaire Amir Khadir qualifie les accusations du SPQ Libre de « farfelues ».
Amir Khadir réfute catégoriquement les accusations du SPQ Libre, qui lui reproche d’avoir cautionné la « ségrégation des sexes » lors d’une rencontre à laquelle il a assisté il y a plus d’un an. Les reproches du club politique sont non seulement « farfelus », ils détournent inutilement l’attention du débat public sur la charte de la laïcité, affirme le député de Mercier.

Des représentants des Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre (SPQ Libre) se sont livrés mardi à une charge en règle contre Québec solidaire lors de leur témoignage en commission parlementaire sur le projet de loi 60. Le club politique a brandi une photographie datant d’août 2012 et montrant M. Khadir assis à un événement où les femmes — voilées pour la plupart — étaient tenues à l’écart des hommes. 

Il s’agissait d’un rassemblement organisé par l’association Bridges, dirigée par un imam « pro-khomeyniste » faisant la promotion du « serment du voile », a soutenu la conseillère au SPQ Libre, Louise Mailloux.

Terre d’accueil politique

 « On a Amir Khadir, qui cautionne la ségrégation des sexes. Pour un député de gauche, il me semble que ce n’est pas tellement progressiste », a-t-elle lancé. À son avis, Québec solidaire apparaît comme une terre d’accueil politique pour de plus en plus de musulmans purs et durs.

« J’espère que ce genre de dérapage ou de partisanerie auxquels se sont prêté le SPQ Libre ne feront pas déraper la commission, ne feront pas diversion du travail sérieux qui doit être mené en commission parlementaire », a réagi le député solidaire en après-midi, qualifiant les affirmations de « farfelues ».

M. Khadir s’est effectivement plié aux conventions du groupe en s’assoyant du côté des hommes, mais il n’y voit pas un cautionnement de la « ségrégation des sexes », comme le prétendent ses détracteurs. « Entre ne pas s’imposer et cautionner, il y a une marge très importante et une distinction dont j’aimerais que le SPQ Libre tienne compte », a-t-il insisté.

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