PLQ: un caucus spécial sur la laïcité

Fatima Houda-Pepin
Photo: Collection spéciale de l'Assemblée nationale Fatima Houda-Pepin

Le comité du Parti libéral du Québec (PLQ) chargé de préparer un rapport sur la position de la formation en matière de laïcité doit faire le point dans le dossier lundi après-midi, à Québec, dans le cadre d’un caucus spécial, en présence du chef, Philippe Couillard. Certaines sources laissaient croire la semaine dernière que la position globale du PLQ ne répondrait pas aux exigences formulées en novembre par la députée Fatima Houda-Pepin, au moment où elle avait dénoncé publiquement la position libérale sur les signes religieux et le tchador. Mme Houda-Pepin, qui fait partie du comité dirigé par le député Gilles Ouimet, avait condamné publiquement l’orientation de son parti, qui se refusait à toute interdiction concernant les signes religieux ostentatoires.

19 commentaires
  • michel lebel - Inscrit 20 janvier 2014 03 h 56

    De la clarté!.

    Le Parti libéral doit certainement clarifier sa position! Il doit de se démarquer du PQ et défendre sans ambigüité la liberté de religion et dire non à l'interdiction de signes religieux pour quiconque et en tout temps, sauf si la sécurité des personnes est en cause. De plus, aucun signe religieux ne peut autoriser un visage couvert en public, sur les lieux de travail comme ailleurs. Les accommodements raisonnables sont permis, selon les critères établis par les tribunaux et éventuellement en partie balisés par la loi. L'État se déclare neutre au plan religieux.


    Michel Lebel

    • Pierre Labelle - Inscrit 20 janvier 2014 08 h 22

      "Il doit se démarquer du PQ et défendre sans ambiguité la liberté de religion". J'aimerais bien que l'on me cite un seul mot, une seule phrase, ou encore dans quel chapitre de cette charte nous retrouvons une interdiction de liberté de religion. Entretenir cette confusion, entre les signes ostentatoires d'une religion et la dite religion, semble être devenu une véritable obsession chez certain, ça ressemble même à une espèce de "religion", un crédo libéral peut-être....

    • michel lebel - Inscrit 20 janvier 2014 09 h 20

      @ Pierre Labelle,

      La charte des valeurs ne comporte pas une "interdiction de la liberté religion", mais une restriction, une atteinte à la liberté de religion. Une restriction non justifiée par une quelconque preuve ou par un objectif particulièrement important. Pour moi, ce fait est très clair. Chacun fait son évaluation! Aux tribunaux d'ultimement en décider! C'est ainsi que fonctionne toute vraie démocratie.

      La clause dérogatoire est toujours possible, mais son usage demeure peu honorable, car elle constitue une admission de la part du gouvernement et de l'Assemblée nationale qu'une liberté ou un droit a été violé.


      Michel Lebel

    • simon villeneuve - Inscrit 20 janvier 2014 12 h 23

      M.Lebel:"..non à l'interdiction de signes religieux pour quiconque et en tout temps, sauf si la sécurité des personnes est en cause."

      M.Lebel je suis content vous tenez ce propos car vous pourriez m'expliquer pourquoi accorder aux croyances, valeurs ou meme symboles religieux des droits ou accomodements plus importants aux detriments des autres valeurs morales ou politiqes quebecoises ?

      D'ou provient cette aspect special faisant en sorte que les valeurs religieuses on preseance sur toutes autres valeurs.

      merci

    • Normand Carrier - Inscrit 20 janvier 2014 12 h 25

      Donner-moi un passahge du coran ou autre ou le port du hijab est requis et demandé ? Cela n'a rien a voir avec la religion ....

  • Pierre Lefebvre - Inscrit 20 janvier 2014 03 h 59

    Avocats

    Nous verrons peut-être bientôt si les avocats derrière les paravents libéraux ont fini par s'entendre et Couillard apparaitra finalement devant les caméra pour nous donner leur rapport bien inscrit sur ses petits papiers. En attendant, le nouveau «porte parole» s'est fait commander de se faire oublier parce que «derrière», on commence à manquer de colle pour réparer ses pots cassés.

    Je m'attend aussi à quelques mots incisifs bien choisis pour arroser le gouvernement (qu'ils insistent à nommer le parti québécois, le PQ et autres diminutifs) afin d'effacer le plus possible le fait que c'est lui qui gouverne (même minoritaire, comme si c'était une maladie honteuse et incurable).

    Ce que je retiendrai de cette période de temps ? L'incapacité d'un groupe parlementaire à se faire un pis avec un «porte parole» en chef qui ne l'est pas ! Et beaucoup de fiel de la part de ses sbires qui gâte la sauce.

    PL

    • Pierre Labelle - Inscrit 20 janvier 2014 11 h 22

      Accouchement difficile d'une souris, c'est ce à quoi l'on peut s'attendre de la part de ces éternels pas branchés. Un jour ils disent que la Charte dans sa forme actuelle comporte une interdiction à la religion, le jour suivant ils reformulent ça différemment, non il n'y a pas d'interdiction mais plutôt de la restriction. Difficile à suivre ces messieurs.

    • Colette Pagé - Inscrite 20 janvier 2014 11 h 23

      Il est raisonnable de penser que rien de nouveau ne sortira du caucus du Parti libéral. Son chef répétera son mantra que l'interdiction des signes ostentatoires dans la fonction publique brime les libertés individuelles. Il ajoutera que la Charte ne passera pas le test des tribunaux en s'appuyant sur les avis du Barreau et de la Commission des droits de la personne tout en gardant le silence sur l'opinion contraire de Roger Tassé le père de la Charte canadienne, du professeur Henri Brun, de l'ex-juge de la Cour suprême et de l'ex-juge en chef de la Cour supérieure et de d'autres éminents juristes.

      Il répétera à satiété sa soumission envers la Charte canadienne, le multiculturalisme canadien et le gouvernement des juges sans égard au pouvoir de l'Assemblée nationale et de son possible recours à la clause nonobstant.

      Il faut également garder en mémoire que le Parti libéral est otage de sa clientèle anglophone et allophone. Par contre, les députés libéraux qui représentent des comtés en région doivent trépigner d'inquiétude. Car leur électeurs sont en faveur de la Charte et dans le contexte de l'imminence d'un rendez-vous électoral ils risquent de perdre des plumes.

      Et si Madame Hounda-Pépin était excluse du caucul libéral il y a fort à parier qu'une crise de leadership pourrait suivre cette décision.

  • Pierre Labelle - Inscrit 20 janvier 2014 04 h 40

    Et si......

    Et si cette fois-ci c'était la bonne, et si cette fois-ci la position du PLQ sur la Charte demeurait inchangée pour au moins...., disons; une semaine peut-être.... Jean Provencher disait: "Changer d'idée, ce n'est rien. Ce qui est pire, c'est de ne pas avoir d'idées à changer". Le problème du PLQ c'est que ses dirigeants n'ont retenus que la lettre de cette maxime, partant de là ils se sont dit; "des idées c'est pas ce qui manquent au PLQ, on en a des tonnes de copies", mais le hic dans tout cela c'est qu'il existe une autre formule qui dit; "trop c'est comme pas assez".

  • Colette Pagé - Inscrite 20 janvier 2014 11 h 14

    Une semaine forte en rebondissements !

    Comment expliquer autrement que par sa complaisance envers le chef, la nomination du député Gilles Ouimet, un néophyte en politique, ex-bâtonnier et adepte d'une interprétation légaliste de la Charte, désigné président du Comité sur la laicité du Parti libéral. Imaginons un instant ce qu'a pu être les dffiicultées rencontrées par la député Hounda-Pépin pour faire valoir son point de vue lorsqu'elle est confrontée aux opinions de Marc Tanguay, un autre député néophyte lui aussi dont les interventions à la Commission des Institutions font peine à voir et à entendre. Des interventions opportunistes et le plus souvent superficielles qui ne premettent pas au débat de progresser.

    • michel lebel - Inscrit 20 janvier 2014 11 h 31

      Claude Gélinas,

      Le débat ne peut qu'avoir une forte teneur légale, puisqu'il s'agit de droits et libertés!! J'emploie ici le mot "légal" et non celui péjoratif et idéologique de "légaliste" qui renvoie à une forme de populisme, soit l'opinion présumée de la majorité des citoyens. Alors que les Chartes des droits servent justement à protéger les droits des personnes et des minorités! Et cette charte des valeurs porte atteinte à la liberté de religion des citoyens-individus et souvent aussi minoritaires.


      Michel Lebel

    • Normand Carrier - Inscrit 20 janvier 2014 12 h 29

      Le jour monsieur Lebel ou le PLQ noyé par les avocats considérera autre chose que le juridique et prendra en considération d'autres valeurs alors il pourra remonter dans les sondages car présentement il s'écrase ..... Les électeurs en ont soupé de gouvernements de juges que nous n'élisons pas .....

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 20 janvier 2014 12 h 57

      M Lebel aime beaucoup la légalité. Il trouve la Charte canadienne et la Constitution de 1982 légale, même si ell est illégitime.

      La conscience d'un individu doit-elle être guidée plus par par légalité que par la légitimité?

  • Carole Dionne - Inscrite 20 janvier 2014 11 h 29

    Pour aider

    M Couillard à comprendre ce qu'il va dire dorénavant.