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​Drainville: l'interdiction des signes religieux n'est pas négociable

Québec — Il n'est pas question que le gouvernement recule sur son projet d'interdire aux employés de l'État de porter des signes religieux, a réaffirmé le ministre responsable des Institutions démocratiques, Bernard Drainville, d'entrée de jeu, en lançant mardi matin la consultation menée sur la charte des valeurs de laïcité, définie dans le projet de loi 60.

Cette interdiction des signes religieux constitue un volet essentiel et incontournable du projet de loi, a soutenu M. Drainville dans ses remarques d'ouverture de cette commission parlementaire qui devrait durer au moins deux mois. La commission a reçu plus de 200 mémoires de personnes et d'organismes intéressés à témoigner et à faire valoir leur point de vue aux élus.

La neutralité religieuse de l'État doit être visible et s'incarner dans l'image projetée par ses employés, a dit en substance le ministre pour justifier sa position sur les signes religieux.

Le ministre Drainville a aussi voulu se faire rassurant pour les croyants, en rappelant que le projet de loi ne vise pas à empêcher qui que ce soit de pratiquer sa religion.

Le porte-parole de l'opposition officielle, le député libéral Marc Tanguay, a répliqué en déplorant le fait que le gouvernement ait choisi d'adopter une stratégie électoraliste en cette matière. Il a noté que la plupart des éléments contenus dans le projet de loi faisaient consensus parmi les élus des différentes formations, sauf la question controversée de l'interdiction des signes religieux.

Le premier témoin entendu était un leader syndical, l'ancien président de la CSQ, Réjean Parent, venu à titre personnel donner un appui inconditionnel au projet gouvernemental.

Par Jocelyne Richer