Un début à l’avantage du gouvernement

Bernard Drainville
Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot Bernard Drainville

Québec — La commission parlementaire qui s’ouvre mardi sur le projet de loi 60 fera la part belle aux interventions en faveur de la Charte de la laïcité du gouvernement Marois au cours des trois premières semaines.

 

La liste des participants qui présenteront leur position d’ici au 7 février sur le projet de loi 60 déposé par le ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, Bernard Drainville, montre qu’une nette majorité d’entre eux défendront la position du gouvernement.


Fruit du hasard

 

En tout, 52 des quelque 250 participants qui se sont manifestés seront entendus pendant les huit premiers jours de la consultation générale. La Commission des institutions se réunit les mardis, mercredis et jeudis pour les deux prochaines semaines, le jeudi 30 janvier et le vendredi 7 février.

 

Selon l’attaché de presse du ministre, Manuel Dionne, l’avantage que l’ordre des comparutions accorde au gouvernement est le fruit du hasard. Contrairement aux consultations particulières où cet ordre fait l’objet de discussions entre les partis, dans le cas d’une consultation générale, c’est l’ordre de réception des mémoires ou des demandes de participation qui prévaut avec les changements nécessaires pour tenir compte de la disponibilité des participants.

 

La commission parlementaire débute avec la comparution de l’ancien président de la Centrale des enseignants du Québec et blogueur Réjean Parent qui s’est prononcé en faveur de la charte de la laïcité. Sur sept participants mardi, deux s’opposeront au projet de loi 60. Samuel Samson, un jeune homme qui ne craint pas la contradiction, prône la neutralité religieuse d’un État qui affirmerait par ailleurs que l’identité du Québec « est profondément catholique romaine ».

 

Pour sa part, l’Organisme de communication pour l’ouverture et le rapprochement culturel C.O.R., un groupe islamiste que certains associent à l’intellectuel radical Tariq Ramadan, s’est déjà opposé à la règle du visage découvert que les libéraux ont voulu instaurer avec le projet de loi 94.

 

On retrouve dans la liste plusieurs « Janette », dont Michelle Blanc et Rakia Fourati. Deux autres regroupements de femmes viendront soutenir la Charte : Pour le droit des femmes du Québec et l’Association féminine d’éducation et d’action sociale.

 

De même, la Coalition laïcité Québec présentera son mémoire, mais, en plus, certains de ses membres comparaîtront à titre personnel, comme l’auteur Sam Haroun. L’Association humaniste du Québec, qui se veut la voix des athées et des agnostiques, se prononcera en faveur du projet de loi 60, et quelques-uns de ses membres feront de même séparément. Le sociologue Guy Rocher et l’ancien chef du Bloc québécois Michel Gauthier viendront aussi ajouter de l’eau au moulin du gouvernement. Quant à l’organisme Citoyens contre l’abattage rituel d’animaux au Québec, son nom est en soi une prise de position.

 

Deux universités viendront exprimer leur opposition à la Charte : l’Université Concordia et l’Université de Montréal. La Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles fera de même.

***

L’AFEAS en accord avec la charte

L’Association féminine d’éducation et d’action sociale (AFEAS) a fait savoir lundi qu’elle était d’accord avec l’orientation du projet de loi 60. « Les éléments du projet de loi 60 s’inscrivent parfaitement dans les valeurs qui font l’unanimité au Québec, soit la laïcité et la neutralité religieuse de l’État, de même que l’égalité entre les hommes et les femmes », lit-on, dans un communiqué diffusé par l’AFEAS. « Il est essentiel que ce message soit transmis et compris par les immigrantes et immigrants qui souhaitent s’installer ici afin que ceux-ci s’engagent à respecter notre culture, nos lois et nos règlements », lit-on encore. L’AFEAS, qui affirme pratiquer un « féminisme social égalitaire », regroupe 10 000 femmes, réparties entre 275 associations locales.


Caroline Montpetit

45 commentaires
  • Michel Bouchard - Inscrit 14 janvier 2014 00 h 36

    Espérons ...

    Espérons que les opposants à la charte ne décident pas de régler des comptes avec le ministre Drainville et par conséquent , le Parti Québeçois. L'égalite entre les hommes et les femmes ainsi que la culture des Québeçois doivent être compris parmi tous les citoyens désirant s'établir au Québec. Ce n'est pas une question de raciste ni de xénophobie mais bien une question de respect envers tous et chacun. Je n'impose à aucun de mes concitoyens les signes des athées et des agnostiques
    ( dont je fais parti ) , alors il est primordial que les autres fassent de même s'ils croient en une religion.

    • Nicole Bernier - Inscrite 14 janvier 2014 07 h 31

      La structure même de votre croyance d'athée ou d'agnostique suppose que vous n'avez pas de symboles auxquelles vos croyances sont rattachées. Derrière ce choix, n'y a-t-il pas le rejet de tout attachement à une institution et à une tradition...?

      Si c'est le cas, votre argument suppose que vous ne voulez pas voir l'attachement des autres à des croyances ou à des traditions que vous trouvez (dépassées, archaïques, abêtissantes ou ce que vous voulez, car les qualificatifs de chacun des pro-chartes varient)... Donc, le message principal: vous voulez que ceux qui pensent différemment de vous aillent se cacher dans leurs maisons ou leurs lieux de rencontre pour ne pas offenser vos yeux de non-croyants et risquent de faire la preuve que vous avez tort et qu'ils sont des gens respectueux de la diversité en vous offrant un bon service.

      Cette charte prouve que vous privilégier la peur que vous avez de ne pas être respecté comme client et que vous ne prioriser pas le plaisir d’un service amical et professionnel. C'est, alors, une approche dogmatique dévalorisante de la diversité... Car à partir du moment où une loi interdit, c'est un message clair qui discrédite ceux qui sont attaqués par la loi, attaqués parce qu'on leur dit qu'ils sont des citoyens de deuxième zone incapables de respecter l'éthique du travail du milieu qui les a déjà embauchés ou élus... (Il ne faut pas oublier, qu'actuellement, plein de gens portant des signes ostentatoires sont visés par cette charte....

    • Renaud Blais - Inscrit 14 janvier 2014 09 h 57

      @Mme Bernier,
      Vous avez un point de vue qui est instrumentalisé par un système de croyance, qui comme tous ceux-ci (religion, marxisme etc.) ont une attitude voulant que les adeptes possèdent la meilleure vérité au monde. Cette attitude est la même que celle adoptée par les missionnaires au début de la colonie, l'Église catholique au lendemain de la Conquête et les possédant d'aujourd'hui qui voudraient que nous soyons tous des gens qui ont comme objectif dans la vie d'accumuler des richesses.
      Renaud Blais
      Québec

    • Nicole Bernier - Inscrite 14 janvier 2014 17 h 21

      M. Blais, selon vous, mon point de vue est "instrumentalisé par un système de croyance", qu'est-ce que vous voulez vraiment dire? Est-ce que vous affirmez que je ne suis pas capable de penser par moi-même parce que je serais ou croyante ou marxiste? Et que ma manière d'interpréter le social, le politique est similaire à celle des missionnaires guidés par leur Église et que je m'attaque àa la charte parce que tous ceux qui la défendent veulent accumuler des richesses?

      Si c'est le cas, si vous affirmez que je suis programmée par une grande explication internationale du monde, tous ceux qui me connaissent doivent être mort de rire tant votre explication est ridicule et à des années lumières de ma position.

      C'est vrai que je me perçois comme une activiste, mais, ceux qui me connaissent savent aussi que je ne suis jamais restée enfermée par les règles d'un groupe. En fait, ils pourraient tous dire que je n'ai jamais été loyale à aucune des idéologies que j'ai explorée dans ma vie parce que justement, je suis toujours arrivée à la conclusion que toutes ces explications devenaient, à un point ou un autre, totalement dogmatique en excluant d'autres explications intéressantes aussi.

      Finalement, votre commentaire est aussi une reproduction d'un discours assez présent dans le milieu universitaire... je l'ai souvent entendu, mais c'est un de ces discours que je n'ai pas exploré... mais je serais curieuse de savoir d'où il vient et quel est le lien avec le débat sur la Charte.

    • Jeannelle La Casse - Inscrit 14 janvier 2014 17 h 29

      A Madame Bernier ,

      Vous devriez écouter 12h 12 environ à Pas de midi sans info à Radio-Canada , Madame Leila Lesbet du mouvement PDF

      Cela vous expliquerait plein de choses ...et vous ouvrirait à toutes les femmes du Québec , peu importe leur origine ...et leurs croyances .

    • Nicole Bernier - Inscrite 14 janvier 2014 23 h 26

      M. La Casse, encore un autre homme qui prétend savoir qui je suis et qui ferait mourrir de rire mes collègues et connaissances.... De vous entendre supposer que je ne suis pas informée sur la diversité des positions des femmes du Québec, c'est arroguant et prétentieux, d'abord, parce que personne ne peut avoir cette prétention et que nous n'avons aucun moyen de le savoir (même un référendum sur le sujet ou une recherche approfondi avec une triangulation des idéologies, ne nous permettrait pas d'en connaître toute la diversité)...

      De plus, que vous référiez à une seule source, pour être capable de cerner cette diversité, une source qui se distancie de la Fédération des Femmes du Québec, me démontre que vous faite la promotion de votre groupe idéologique, non pas de la diversités des idéologies et des croyances des femmes du Québec...

      Je connais la position de Madame Lesbet... je n'ai pas besoin de me faire endoctriner par sa vision du monde, je préfère en explorer d'autres...

  • Carole Dionne - Inscrite 14 janvier 2014 00 h 52

    Je sais, je sais

    Tout le monde fait de la politique sur le dos de la Charte. Le PQ s'en vient avec une élection. Le PLQ s’obstine. Et la CAQ cherche son trou.

    Mais même si je n'aime pas particulièrement le PQ, je dois avouer que le timing est bon. Avant d'être pris avec de sérieux problème d'intégristes, pourquoi ne pas légiférer. Pourquoi attendre?


    En passant, pour ceux qui argumente que la charte ne passera pas le test en cour Suprême, je tiendrais à leur rappeler la cause: Éric et Lola. La cour Suprême a bien dit que la façon de traiter ce dossier était contraire à la charte mais a pourtant fait une exception. Pourquoi pas deux?

    • Nicole Bernier - Inscrite 14 janvier 2014 09 h 04

      N'avez-vous jamais entendu le principe, en psychologie et en philosophie, qui dit: ce que l'ont craint le plus, on le crée soi-même...

      Si actuellement la charte devient le sujet de conversation sur la scène internationale, comme c'est le cas actuellement, et que l'on devient un point d'attraction reconnu pour son intolérance à l'expression du religieux sur la place publique... oui, les extrémistes peuvent commencer à nous percevoir comme des intolérants et nous prendre pour cible....

      Jusqu'à maintenant les États-Unis et la Grande Bretagne ont été leurs cibles préférés en Occident, allons-nous créer notre propre malheur, allons-nous, parce que l'on a peur, créer de toute pièce une situation de danger....

      La meilleure défense contre les extrémistes, n'est-ce pas le respect de la diversité et non pas l'hypocrisie de la démocratie américaine et anglaise?

    • Marc Provencher - Inscrit 16 janvier 2014 10 h 09

      @ Nicole Bernier: « ...un point d'attraction reconnu pour son intolérance à l'expression du religieux sur la place publique.»

      Sur la place publique ? Non, pas du tout. Dans le projet de mes ennemis séparaistes, il s'agit uniquement de la sphère spécifique de l'État - et certes pas de la place publique en général. Je tiens ce projet du PQ pour trop mur à mur pour rien, mais je tiens aussi à épingler les déformations et falsifications destinées à faire passer ce projet pour pire qu'il n'est en réalité.

      Bien avant les fuites du Journal de Montréal en août, le débat était déjà extrémisé et faussé par la distinction binaire profondément défectueuse "espace pirvé / espace public": la notion d'"espace public" engouffre la société dans l'État, elle confond dans un seul pain la société et l'État, la sphère restreinte de l'État et la vaste sphère de la vie sociale, "là où tout est désordre et vie" (comte Sforza) et où tous les cultes qu'on voudra peuvent se déployer dans la concorde.

      C'est cette fausse distinction "espace privé/espace public" qui engendre régulièrement, d'un côté, des déformations hyperboliques et rhétoriques comme: "Comment ? Vous voulez interdire le crucifix au Québec !?" alors qu'il s'agit seulement de celui qui se trouve dans l'enceinte parlementaire, et de l'autre côté, des déformations tout aussi hyperboliques et rhétoriques qui prétendent de façon mensongère que le projet de laîcité de l'État veut restreindre l'expression du religieux "sur la place publique" (sic) alors qu'il s'agit uniquement de la sphère restreinte de l'État lui-même.

      Comme disait l'historien Gaetano Salvemini, on ne peut pas plus se fier au jugement d'une personne sous l'effet de la peur qu'à celui d'une personne sous l'effet de l'alcool.

  • Marcel Bernier - Inscrit 14 janvier 2014 01 h 27

    Les grandes manœuvres...

    Au départ, désamorçons les inquiétudes et inspirons-nous du Conseil d'État de France, qui a une longueur d'avance sur nous en la matière, et qui défend une conception claire et constante du principe de laïcité. Ce principe repose à la fois sur la neutralité religieuse de l'État et des services publics, la garantie de la liberté de conscience, de religion et d'exercice du culte et l'égalité de tous les citoyens devant la loi, sans distinction de religion. Nous nous devons, nous aussi, nous assurer de définir un équilibre qui doit notamment concilier liberté religieuse et neutralité du service.
    Quant à la question du voile, porte-étendard d'un islam politique, notre loi sur la fonction publique résoud la question puisqu'elle stipule à ses articles 10 et 11 que le fonctionnaire doit faire preuve de neutralité politique dans l'exercice de ses fonctions et dans la manifestation publique de ses opinions politiques.

  • Germain Corriveau - Inscrit 14 janvier 2014 02 h 10

    Un référendum

    Au lieu d'audiences publiques sur la Charte des Valeurs qui s'éterniseront, pourquoi ne pas faire un référendum national en inscrivant la question du oui ou du non sur les prochains bulletins de vote aux élections provinciales ? Il me semble que cela serait encore plus démocratique si tous les votants pouvaient s'exprimer.
    Germain Corriveau, Verdun

    • Renaud Blais - Inscrit 14 janvier 2014 10 h 02

      @M. Corriveau,
      Si le gouvernement adoptait votre point de vue, selon moi, il adopterait l'attitude de Ponce Pilâtre. Il ne s'agit pas de choisir dans quel pays nous voulons vivre et payer nos impôts.
      Renaud Blais
      Québec

    • Germain Corriveau - Inscrit 14 janvier 2014 11 h 34

      Monsieur Blais,
      Vous n'avez pas compris que je ne faisais pas allusion dans mon article à un référendum sur l'indépendance du Québec mais à un référendum sur la Charte des Valeurs qui serait inscrit sur les prochains bulletins de vote aux élections provinciale. Ponce Pilâte, réveillez-vous !

  • Jihad Nasr - Inscrit 14 janvier 2014 04 h 53

    Rien n'est laissé au hasard dans ce dérapage

    Rien n'est le "fruit du hasard" dans la stratégie islamophobe du gouvernement péquiste. Les ministres Drainville et Lisée ont dévoilé le visage horrible de cette stratégie lorsqu'ils ont parlé du danger de l'islam dans leur fameuse lettre au New York Times.
    Depuis des années, les mouvements féministes déchirent leurs chemises réclamant plus de place pour les femmes en politique. Pour cela, ils avaient et ont toujours recours à un argument fallacieux: les femmes sont capables de faire la politique autrement. Voilà qu'une femme dirige le gouvernement pour la première fois de l'histoire du Québec. Que fait-elle? Elle endosse des mesures ostracisantes et discriminatoires au nom des valeurs québécoises! Le ministre Drainville (il faut lire les commentaires dégradants et hostiles aux musulmans que ses fans laissent sur sa page Facebook, sans qu'il en fasse le ménage) pense qu'il peut duper tout le monde par ses "capacités de communication". La droite religieuse existe déjà dans le reste du Canada M. Dranville, qu'il y ait multiculturalisme ou non. À moins que vous n'ayez pas lu sur l'accès priviligié et direct qu'a cette droite au bureau du premier ministre du Canada. Mais la dérive que vous pilotez ravive au Québec un spectre pire que la droite religieuse.
    Il n'est donc pas un hasard si M. Drainville souhaite faire déferler à l'Assemblée nationale les représentants de la nouvelle droite qui émerge au Québec, sous le patronage du Parti québécois et aux frais de tous les contribuables.
    À la journaliste Caroline Montpetit: vous écrivez dans votre texte "l'intellectuel radical Tariq Ramadan". Sans que vous nous citiez des Français qui n'ont aucune crédibilité, donnez nous la preuve que M. Tariq Ramadan est un "radical" (dans le sens négatif que vous utilisez) en se basant sur ses écrits et ses interventions publiques. Tous ceux-ci sont disponibles en bibliothèque et sur la toile et la personne en question dispose de son propre site Internet.

    • Normand Carrier - Inscrit 14 janvier 2014 07 h 40

      Monsieur Nasr , si vos arguments massus conciste a défendre Tariq Ramadan , vous n'aller rien gagner en crédibilité ....

    • Nicole Bernier - Inscrite 14 janvier 2014 08 h 19

      Moi aussi, j'ai été scandalisée que la journaliste accuse Tariq Ramadam d'islamiste alors que personnellement, dans mes études, ils étaient davantage classés du côté des pro-occidentaux (soutenant des gouvernements démocratiques valorisant la modernité occidentale) tout en essayant de faire reconnaître certaines traditions religieuses et culturelles spécifiques aux différents civilisations des régions où l'islam est fortement enraciné dans les traditions (contrairement aux régions où l'hindouisme ou le bouddhisme ou l'animisme ou le christianisme sont fortement enracinées dans les traditions culturelles)

      Je n'en reviens pas de devoir, aujourd'hui, défendre Tariq Ramadam alors que je le considérais comme un collaborateur de la colonisation occidentale... Il a été un invité fort apprécié de la Faculté de théologie et des sciences des religions à l'Université de Montréal...

      De galvauder le terme "islamiste" à toutes les sauces, c'est faire la preuve de son ignorance de la diversité des positions de ceux qui sont nés avec un bagage civilisationnel différent de la journaliste...

    • rene poirier - Inscrit 14 janvier 2014 08 h 36

      À vous lire M. Nasr, l'avenir élaboré par ces diables de Péquistes, nous fera regretter de ne pas vivre en Arabie Saoudite. Plus sérieusement M. Nasr, vouloir que l'état soit 100% non-religieux n'est pas de l'islamophobie mais un souci de justice pour tous.

    • Benoît Landry - Inscrit 14 janvier 2014 09 h 33

      M. Poirier comment pouvez-vous prétendre que l'État sera 100% non-religieux alors qu'il continuera de financer des écoles privées religieuses ?

      Et ensuite l'État fermera la porte au travail pour ces enfants religieux formés au frais de l'État. Nous ne serons donc pas perçu comme un État laïc, mais comme un État incohérent et ne se préoccupant que des apparences.... pour des raisons électoralistes

    • Guy Vanier - Inscrit 14 janvier 2014 10 h 12

      <M. Poirier comment pouvez-vous prétendre que l'État sera 100% non-religieux alors qu'il continuera de financer des écoles privées religieuses ?>
      L'état doit être non-religieux ( séparation entre les religions et l'état)
      Mais elle doit accepter toutes les religions de ses citoyens, et pourquoi pas financer des écoles si c'est moins dispendieux de cette façon?
      L'état ne ferme pas la porte mais l'ouvre toute grande avec une condition très résonnables à observer. Garder sa religion pour sois quand vous êtes au travail. Comme certaines compagnies exigent un habillement standard pour tout ses employés, hommes ou femmes.
      Pour le reste vous croyez ou ne croyez pas on s'en fout....c'est votre choix ...... Vive Jésus, Allah etc......mais merci, pas pour moi!
      Tout est très cohérent pour moi, pas pour vous?

    • Benoît Landry - Inscrit 14 janvier 2014 11 h 58

      Non M. Vanier c'est incohérent pour moi de financer des écoles qui enseignent peut-être certaines formes d'intégrisme alors que cette charte se veut laïque et lutter contre l'intégrisme ( selon les paroles répétées du ministre hier). Incohérente aussi car cette charte qui prétend faire la promotion de l'égalité entre les hommes et les femmes , alors que celles-ci seront prises en sandwich entre deux interdits. Celui de leur mollat et celui de l'État... C'est ça pour vous l'égalité envers les femmes, les foutre entre deux autorités ????? Belle façon de régler le problème... en apparence donc c'est une charte cosmétique plutôt que laïque. Le ministre vient de le dire d'allieurs dans un autre article du Devoir ce matin
      "La neutralité religieuse de l'État doit être visible et s'incarner dans l'image projetée par ses employés, a dit en substance le ministre pour justifier sa position sur les signes religieux"
      C'est l'apparence qui compte, au risque d'empirer le problème

    • rene poirier - Inscrit 14 janvier 2014 12 h 19

      M.Landry, sans faire du Québec un état 100% non-religieux, la charte des valeurs du gouvernement sera assurément un pas dans la bonne direction. Marcher dans la bonne direction n'est pas un signe d'incohérence.

    • Benoît Landry - Inscrit 14 janvier 2014 14 h 36

      M.Poirier quand on veut régler un problème, il faut agir en premier lieu en amont et finir en aval. L'intégrisme est le virus qui infecte et le voile, une des conséquences de cette infection et non pas une cause....

      Lorsque vous avez le rhume est-ce que vous abstenez d'utiliser un mouchoir, pour ne pas que cela paraisse, tout en continaunt à fréquenter les milieux d'infection. L'interdiction des signes ostentatoires c,est simplement une interdiction des mouchoirs.....

    • rene poirier - Inscrit 14 janvier 2014 15 h 14

      M. Landry, selon moi une conséquence peut devenir une cause, un cercle vicieux. Vous suggérez d'agir en amont, moi je veux bien mais comment empêcher l'infection. Le remède doit être proportionnelle à la maladie.

    • Benoît Landry - Inscrit 14 janvier 2014 22 h 19

      Le remède doit être proportionnel à la maladie, je veux bien, mais à quoi bon si vous vous préoccupez que des symptomes et que vous continuez d'alimentez en amont les lieux d'infection avec l'argent de l'État

    • Guy Vanier - Inscrit 15 janvier 2014 07 h 54

      Monsieur Landry,

      <Non M. Vanier c'est incohérent pour moi de financer des écoles qui enseignent peut-être certaines formes d'intégrisme alors que cette charte se veut laïque et lutter contre l'intégrisme >

      Étape par étape, j'ai confiance qu'avec le temps ces jeunes garçons et filles réaliserons que toutes ces religions sont dépassées et les rejetterons comme nous les Québécois avons fait avec la religion catholique...
      Mais ça prends du temps, ça nous a pris 50/60 ans, mais nous sommes mieux maintenant......non?

      Dans ce temps-la nous n'aurions pas pu avoir cette discussion......sans être excommunier ici au Québec et mis à mort dans d'autres pays......
      Ne pas oublier l'inquisition en Espagne pendant 400 ans.....entre autre....

    • Benoît Landry - Inscrit 15 janvier 2014 10 h 39

      M. Vanier,

      "Étape par étape, j'ai confiance qu'avec le temps ces jeunes garçons et filles réaliserons que toutes ces religions sont dépassées et les rejetterons comme nous les Québécois avons fait avec la religion catholique...
      Mais ça prends du temps, ça nous a pris 50/60 ans, mais nous sommes mieux maintenant......non?"

      Je suis d'accord avec vous, j'ai vu plein de gens dans ma famille et moi- même abandonner toutes sortes de signes religieux, mais "volontairement". Jamais personne n'a été obligé par une loi d'abandonner des signes religieux au Québec. La coercition a souvent les effets inverses de ceux souhaités, je ne comprends pas que cet aspect soit autant occulté dans ce débat.
      Sans cette question de signes ostentatoires, ce débat serait probablement terminé et nous pourrions déjà travaillé à l'intégration de toutes ces personnes grâce à tout le reste de la charte qui fournit les balises qui étaient nécessaires et même demandés même par ces communautés, mais là au contraire à cause de cet "obligation" les gens se braquent et se réfugient dans leur milieu en ayant peur......

      Quel gachis

    • Guy Vanier - Inscrit 15 janvier 2014 12 h 38

      Monsieur Landry,
      <Jamais personne n'a été obligé par une loi d'abandonner des signes religieux au Québec. La coercition a souvent les effets inverses de ceux souhaités, je ne comprends pas que cet aspect soit autant occulté dans ce débat. >
      Ça me chicote un peux moi aussi, mais les signes que nous avions ne couvraient pas le visage au complet....
      Et je crois que les immigrants qui sont ici après avoir quitter leur pays respectifs, souvent très dangereux, ont peur, mais ils sont sûrement un peut irrités de tout ce branlebas que nous fesons sur ce sujet et ont sûrement hâte que tout sois terminé......

    • Marc Provencher - Inscrit 16 janvier 2014 12 h 07

      @ Jihad Nasr: «Rien n'est le "fruit du hasard"... Il n'est donc pas un hasard... »

      Oui, les explications conspirationnelles s'imaginent toujours une super-cohérence qui n'existe nulle part dans le domaine de la réalité.