Des personnalités signent un manifeste pour l'exploration du pétrole

Le manifeste est signé, entre autres, par Bernard Landry.
Photo: La Presse canadienne (photo) - Archives Le Devoir Le manifeste est signé, entre autres, par Bernard Landry.

Onze personnalités recommandent au gouvernement du Québec d'autoriser l'exploration des ressources pétrolières et réclament un débat à ce sujet.

Elles ont publié mercredi un manifeste qui soutient que le Québec peut améliorer sa situation économique en réduisant sa dépendance au pétrole étranger.

Le manifeste est signé, entre autres, par Bernard Landry, Monique Jérôme-Forget, Éric Forest, Joseph Facal et Françoise Bertrand.

Le groupe insiste sur «l’urgence d’agir» afin de «léguer aux générations futures un Québec en meilleure posture financière.» 

Pour eux,  il «ne pas rêver en couleurs», car «nous consommerons du pétrole pour encore plusieurs décennies».

Le collectif reconnaît tout de même qu'il est impossible de «réaliser des activités de développement qui ne présentent aucun risque pour l’environnement.»

Cependant, le groupe soutient que le pétrole pourrait permettre aux Québécois de s'enrichir collectivement et estime que ce serait une erreur de ne pas en profiter. Le collectif fait valoir que le Québec envoie bon an mal an entre 11 et 14 milliards à l'étranger pour ses importations de pétrole.

«Désinformation»

Le manifeste pointe enfin «certains groupes [...] omniprésents dans le débat public» qui recoureraient à des «stratégies de désinformation qui ne servent pas la société». Le groupe remet en question leurs préoccupations, même si certaines reposent sur des fondements scientifiques. Le collectif insiste et exige que le débat «repose sur des faits», afin d'éviter «d’entretenir ou de nourrir des craintes non justifiées».

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87 commentaires
  • Jean Martinez - Inscrit 8 janvier 2014 08 h 19

    D'accord

    Il est temps au Québec que l'on cesse de dire non aux projets de développement économique. On ne peut pas, comme Québec solidaire, vouloir de généreux programmes sociaux sans penser à des voies réalistes de croissance des revenus.

    • André Michaud - Inscrit 8 janvier 2014 09 h 47

      En effet trop de québécois veulent le beurre et l'argent du beurre. Arrêter le développement économique au nom de la religion verte et penser conserver les programmnes sociaux quand même!!!

      Il faut d'abord créer de la richesse pour payer les nombreux programmmes sociaux et on ne peut toujours compter sur la charité de nos concitoyens canadiens à travers les milliards en préréquation.

    • Jacques Patenaude - Abonné 8 janvier 2014 09 h 50

      D'accord avec vous pour l'exploitation du pétrole s'il est fait de façon responsable. Je viens de lire le manifeste qu'ils ont publiés. C'est une réflexion mesurée, ça nous change de ce qu'ils nous servent d'habitude. Mais à voir comment le gouvernement traite ce dossier depuis les dernières années, je comprend aussi la réaction des opposants. Le développement des gaz de schistes qui s'est finit par un désastre politique, l'autorisation en catimi de l'exploration du pétrole de schiste à Anticosti, le dévoiement de la "commission parlementaire" dans le cas du pipeline d'Embridge ne sont pas de nature à inspirer confiance. Tous ces signataires sont en mesure d'agir auprès du gouvernement et de le convaincre qu'il est plus que temps de structurer un débat public et transparent où tous pourront s'exprimer et dont on aura pas le sentiment que la conclusion est écrite d'avance comme ce fut fait dans le cas du dossier Embridge. (Un rapport sorti le lendemain de la fin de la consultation était nécessairement écrit d'avance). C'est il me semble la seule façon de parvenir à quelque chose de valable sur cette question.

    • Richard Lépine - Abonné 8 janvier 2014 09 h 58

      N'ayez pas peur, après toutes les soustractions et s'il n'y a pas de désastre à ramasser, il n'y aura tellement peu de peannuts à se redistribuer que vous pourrez facilement les compter sur le bout de vos dix doigts.
      Le croissance des revenus ce n'est ni pour vous ni pour moi.

    • Benoît Landry - Inscrit 8 janvier 2014 10 h 36

      Il serait peut-être surtout temps qu'on cesse de privilégier le pétrole comme source de développement sans mettre une valeur économique aux dégats que cette consommation d'hydrocarbure laissera en déficit à nos enfants. En économie, il est théoriquement possible de faire faillite et de tout repartir sur un autre nom en écologie c'est impossible, il serait donc impératif de donner des cours d'écologie 101 aux économistes

    • Vincent Garneau - Inscrit 8 janvier 2014 11 h 53

      Curieusement, il n'y a personne qui voit la mise en scène politique dans ce manifeste. Le PQ a coordonné ce manifeste pour jouer sur l'opinion publique, ça crève les yeux.
      Également, ce manifeste pourrait s'appeler Lucide II tellement que c'est évident qu'il s'agit d'une action de ce "mouvement" ou "lobby", c'est selon.
      Le lien avec la Norvège peut sembler bon. Ils ont effectivement bien gérer les profits liés à l'exploitation. Cependant, lorsque l'on voit les détournements de capital de bons nombre de programmes, on ne peut que douter que les profits de l'exploitation pétrolière vont vraiment retomber à la collectivité.
      Mise à part M. Landry, les signatiares de ce manifeste n'ont rien de Sociaux-Démocrates ou encore des grands défenseurs d'un État présent. Ils penchent au mieux pour une diminution d'impôt (ce qui ne donnerait pas à l'État une plus grande capacité de payer) au pire pour une exploitation privée (avec retour minime à l'État).
      Bref, le Québécois ne verra pas une très grande différence. Par contre, nous aurons détruit un patrimoine important qu'est l'île d'Anticosti et mettrons en danger les côtes du Golf du Saint-Laurent.
      Privatiser les profits, socialiser les déficits.

    • Richard Laroche - Inscrit 8 janvier 2014 12 h 03

      J'ai de la misère à voir l'intérêt économique et politique d'un développement articulé autour d'une industrie dont le marché est complètement dépendant des relations étrangères et dont les coûts géopolitiques, militaires et les impacts collatéraux énormes (blowbacks, terrorisme, embargots, etc...) débalancent l'ensemble des marchés mondiaux et constituent incontestablement le secteur le plus subventionné et déficitaire au monde: le pétrole.

      On est déjà dans le rouge et on ne calcule même pas le coût des impacts environnementaux. Puis il y d'autres coût qu'on ne peut calculer: il serait immoral de mettre un signe de piastre sur la vie de nos concitoyens victimes d'accidents liés à l'industrie pétrolière.

      #corporatewelfare #cronycapitalism

    • Donald Tremblay - Inscrit 8 janvier 2014 12 h 32

      Comme le dit M. Landry et ceux qui ont signé, il est temps aussi qu'arrête la désinformation écologique et qu'au ai de vrai débat au Québec, pas seulement opposer un environnementaliste à une pétrolière, car les dés son joués d'avance.

    • Nicolas Bouchard - Abonné 8 janvier 2014 15 h 04

      @M. Michaud,

      Votre commentaire était censé jusqu'à que vous mentionniez la péréquation, dévoilant ainsi toute votre ignorance sur le sujet.

      Sinon, des initiatives comme celles de ce manifeste sont très importantes dans une société démocratique pour avoir des débats francs.

      Nicolas B.

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 8 janvier 2014 16 h 26

      Le Manifeste pour un Québec Fossile: un geste tou-à-fait désintéressé pour faire avancer le débat et la démocratie au Qc.

      Bien sûr!

  • Marcel Bernier - Inscrit 8 janvier 2014 08 h 38

    Les porteurs d'action s'impatientent...

    On se rappelle qu'Hydro-Québec recevra une redevance prioritaire sur la quote-part de la production d'hydrocarbures de Pétrolia, sur l'île d'Anticosti, calculée au taux de 3 % sur le prix moyen des raffineurs, nette des redevances gouvernementales et des coûts de transport. Notons, cependant, que le taux applicable est de 1 % à 2 % pour les dix premiers millions de barils de pétrole produits par l'ensemble des puits.
    Pour nous appâter, les signataires nous donnent l'exemple de la Norvège, qui a su exploiter son pétrole tout en protégeant son environnement et en poursuivant ses activités maritimes. Aujourd'hui, selon cette logique, la Norvège dispose d'un Fonds des générations de 645 milliards de dollars. Un exemple dont il faut certainement nous inspirer! Mais, alors, pourquoi avoir cédé les droits et intérêts d'Hydro-Québec dans les permis de recherche de pétrole et de gaz naturel sur l'île d'Anticosti pour que nous nous contentions que des pinottes.

    • Marc G. Tremblay - Inscrit 8 janvier 2014 09 h 11

      Parce que pour "sortir" les hydrocarbures de l'île d'Anticosti, il faut surtout trouver "dans le privé" les milliards de $ à investir, avec tout les nombreux risques que l'aventure comporte.

    • Rodrigue Guimont - Inscrit 8 janvier 2014 09 h 12

      Avant d'exploiter l'Île d'Anticosti ou la Gaspésie commencons par Old Harry.

      Ne nous trompons pas. Avec ou sans Québec, Terre-Neuve ira de l’avant avec Old Harry.

      Même si les deux tiers du gisement Old Harry sont situés en deca de la frontière maritime du Québec, dans le chenal laurentien, Terre-Neuve prend une avance considérable dans ce projet. Le pétrole ne connaissant pas de frontières, laissez TNL y aller seul c’est courir le risque de voir siphonner tout le sous-sol marin québécois dans les pompes de Terre-Neuve. Un cadeau à même nos ressources!

    • Jean-Yves Arès - Abonné 8 janvier 2014 13 h 25

      Vous comptez mal monsieur Bernier, les 3% qu’Hydro Québec recevrait en cas d’exploitation sont une petite fortune en proportion des dépenses qu’Hydro a faites en recherche sur Anticosti.

      Ce 3% s’applique sur le prix de vente brute aux raffineurs, c'est-à-dire que l’exploitant doit payer 3% a Hydro Québec sur toutes ses dépenses d’exploitation (sauf le trasport), et non pas sur la marge de profit. Si les autres entreprises qui ont fait des recherches sur cette île avaient négocié de telles redevances l’exploitation ne serait simplement pas possible.

      En fait moins de deux semaines, après que cette condition ai été rendue publique par Pétrolia son président et fondateur qui avait négocié cette clause, André Proulx, a été écarté de la direction de sa propre entreprise… Sûrement pas un signe que les actionnaires étaient trop trop heureux de ce qu’ils venaient d’apprendre !

      http://finances.ca.msn.com/actualites/andr%c3|

  • Guy Desjardins - Inscrit 8 janvier 2014 08 h 40

    Une très bonne idée.

    Un débat à ce sujet est primordial. Le groupe composé de Péquistes et Libéraux pour la cause c'est rafraichîssant. Bonne chance.

    • Jean-Sébastien Rozzi - Inscrit 8 janvier 2014 11 h 24

      C'est là que l'on voit que péquistes et libéraux défendent les mêmes intérêts. Ceux du Capital. Et malheureusement, la logique du Capital nous conduira à l'apocalypse.

    • Guy Desjardins - Inscrit 8 janvier 2014 17 h 01

      Je crois M. Rozzi que le capital contrairement à votre analyse précipitée, conduit à la richesse. Faut être optimiste pour une foi que les Libéraux et Péquistes s'unissent pour remettre le Québec sur les rails. Tant mieux si ça marche. Il ne faut jamais négliger les bonnes actions avant de détruire les possibilitées.

    • Pecile Eric - Inscrit 9 janvier 2014 12 h 01

      Bien dit M. DesJardins! Si nous ne servons pas des ressources qui sont disponibles a nous maintenant sa sera impossible d'arriver a de nouvelles innovations dans le futur!

  • Jean Richard - Abonné 8 janvier 2014 09 h 00

    Pétrole étranger

    Avant de croire au Père Noël pétrolier qui va nous gaver de cadeaux et de richesse, il faudrait se poser la question suivante : même extrait de nos terres, le pétrole ne pourrait-il pas rester du pétrole étranger ?

    On en connaît des pays où le pétrole a coulé a flots et où le peuple est resté pauvre...

    • Olivier Mauder - Inscrit 8 janvier 2014 09 h 15

      c'est clair que ce n'est pas le modèle norvégien qui semble privilégié.

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 9 janvier 2014 06 h 44

      D'accord, M.Richard..Avant d'exploiter, il faut une étude de marché...Après que le QC ait couvert ses propres besoins, à qui peut-on vendre?
      -Les provinces de l'Atlantique vont exploiter leurs propres gisements
      -L'Ontario va recevoir son pétrole par le pipeline d'Enbridge
      -Les E.U. vont devenir autonomes dans un à deux ans grâce au pétrole du golfe et du gaz de shiste

      D'oû va venir la manne?

      La Norvège a un marché idéal dans la proximité de l'Europe qui, sans cela, dépend du pétrole de l'Oural...et de la volonté politique des russes.

      Le contexte géo-politique du QC est la clef du succés ou non de l'exploitation pétrolière...

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 janvier 2014 09 h 24

      À Olivier Mauder,


      «Même en Norvège citée comme modèle, on parle de 2000 tonnes de déversements routiniers et opérationnels par année.» -Danielle Giroux, membre de la Coalition St-Laurent et présidente d'Attention FragILES

      - Ça vous intéresse toujours?

      Référence :


      http://www.radio-canada.ca/emissions/24_heures_en_

  • Christian Montmarquette - Abonné 8 janvier 2014 09 h 08

    Une autre arnaque néolibérale

    À qui les profits?

    Si au moins ces gens-là nous proposaient de nationaliser nos ressources pétrolières et d'éradiquer la pauvreté. Mais ce ne sera pas ça. Ces néolibéraux veulent encore brader nos ressources naturelles pour une bouchée de pain et les donner en pâture à l'industrie privée pour enrichir des déjà riches. Une autre arnaque néolibérale.

    Christian Montmarquette

    .

    • André Michaud - Inscrit 8 janvier 2014 09 h 58

      Vous oubliez que nationaliser coûte très très cher.

      Le ministre des finances M.Marceau a déjà mentionné que pour une simple mine de fer, il faut investir au départ 15 milliards et sans aucune garantie que les prix du fer ne baissera pas , comme c'est le cas présentement.

      Il ne trouverait pas responsable d'investir tant d'argent des revenus de l'état dans un tel risque.

      Hélas les gens de gauche pensent que les revenus de l'état sont sans limites et qu'on a qu'à monter les impôts et les taxes..et que ce pas grave si on endette la province et hypothèque l'avenir des jeunes. Pour eux pour avoir plus de revenus il suffit de toujours taxer plus les plus riches , voila leur "programme de développement". Magique et sans pollution!

      La réalité est toujours beaucoup plus complexe que les idéologies. Méfions nous des solutions simplistes.

    • Claude Saint-Jarre - Abonné 8 janvier 2014 10 h 23

      Je suis d'accord avec ce point de vue. Laissons-la le pétrole et servons-nous des énergies alternatives. Soyons maîtres de nous ressources. On les laisse-là. Par ailleurs, pourquoi ce sont des personnalités? Il faut revoir la définition de ce qu'est une personnalité. Dans le débat proposé toutefois, je dirais de lire la pensée de Buckminster Fuller. Au coût de production du pétrole par la nature, il vaut mieux payer les gens pour rester chez-eux à penser, aller à la pêche ou étudier que de les laisser consommer du pétrole pour aller travailler pour produire rien de bon pour la société. Lire Critical Path, chères personnalités svp merci!

    • Jean-Sébastien Rozzi - Inscrit 8 janvier 2014 11 h 28

      M. Michaud, nationaliser en tant que tel peut ne pas coûter très cher. Dire par exemple que les activités minières appartiennent désormais à l'État peut ne rien coûter. Mettre en opération une mine par la suite, c'est autre chose. Là il faut s'assoir et voir si c'est environnementalement viable et si c'est économiquement rentable. Si ça n'est pas le cas, et bien laissons le fer dans le sol pour une prochaine génération.

    • Christian Montmarquette - Abonné 8 janvier 2014 11 h 42


      À André Michaud,

      Les néo-lucides contre-attaquent

      Quand on connait les impacts négatifs du pétrole sur la santé et l'environnement, ça ne serait pas plus intéressant de développer une voiture électrique typiquement québécoise si le Québec manque à ce point d'argent? - Pourquoi ont-ils bloqué le moteur-roue quand le Québec disposait d'une expertise unique au monde?


      Si ces entreprises que les néolibéraux adulent considèrent que le pétrole serait si rentable, pourquoi ce même pétrole ne serait-il pas tout aussi rentable pour l'État du Québec?

      Quant au ministre Marceau, avec un déficit de 2.5 milliards seulement pour cette année, il est loin d'être un exemple d'expertise administrative, et je ne ferais pas plus confiance à ces «néo-lucides» qui'à la mafia pour gérer le Québec.

      Si je ne me trompe.. Ce sont bien les Bernard Landry de ce monde qui ont mis le Québec de 250 milliards dans l'trou et qui viennent encore aujourd'hui nous donner des leçons d'économie?

      Christian Montmarquette

      .

    • André Michaud - Inscrit 8 janvier 2014 12 h 17

      Il y a bien des légendes autour du moteur roue..si c'était faisable et rentable il y aurait déjà eu plein de gens pour y investir leur argent..et devenir riches! Car ceux qui vendront une voiture électrique à bon prix deviendront très riches. À moins de croire au complot des pétrolières qui tueraient ceux qui veulent leur faire concurence..!!

      Pour mettre sur pied une industrie d'autos électriques il faudra plus que des voeux pieux, il faudra des scientifiques et des investisseurs sérieux pour fabriquer une auto à prix populaire... Un beau défi pour des jeunes qui veulent aller au-delà des voeux pieux..

      Mais en attendant on ne peut rester les bras croisés et on doit vivre avec le fait que les citoyens achètent de plus en plus d'autos et exigent du pétrole..

      J'ai eu ma première auto à 40 ans, par manque de transport en commun où j'allais habiter, mais les jeunes aujourd'hui en veulent une dès qu'ils ont 18 ans, parfois même avant...Bonne chance M. Montmarquette pour les convaincre de prendre les transports en commun! Voila LE grand défi des verts, convaincre les citoyens d'abandonner leurs autos pour le transport en commun! Tant que le nombre d'autos se multiplie, le besoin en pétrole se multiplie aussi...

    • Jean-Yves Arès - Abonné 8 janvier 2014 14 h 02

      Monsieur Montarquette, les solidaires, d’on ne sait pas trop qui, semblent vraiment incapable de se décoller le nez de sur la fonction publique comme solution a tout. De se décoller le nez de sur l’économie contrôlée avec bien sûr eux comme maître de partage…

      Il faut en revenir des fantasmes qu’a suscité le patentage du moteur-roue ou Hydro Québec a investie une fortune sans jamais déboucher sur du concret, malgré la persistance. Et la raison est bien simple, c’est que personne n’y a trouvé plus d’avantages que de d’inconvénients a ce concept. Concept qui était d’ailleurs très loin d’être unique et qui avait été fouillé un-demi plus tôt par l’industrie automobile.

      «pourquoi ce même pétrole ne serait-il pas tout aussi rentable pour l'État du Québec»

      Parce que la fonction publique n’a appris à fonctionner que dans un contexte de monopole et s’accorde un laxisme de gestion que rien ne permet de contrebalancer.

      «Ce sont bien les Bernard Landry de ce monde qui ont mis le Québec de 250 milliards dans l'trou»

      Reprenez toutes les dépenses qui été faite au cours de l’édification de cette dette et départagez celles qui étaient vraiment prioritaires et ce devaient d’être les premières à être couvert par les revenus et celles qui étaient secondaires et qui étaient une erreur d’estimation de richesse présente et future…

      Assurément vous allez vous retrouver avec les conditions de travail et fonds de pensions comme boulet accroché aux pieds de tous ceux qui n’en sont pas bénéficiaires, les plus jeunes en tête.

    • Claude Saint-Jarre - Abonné 8 janvier 2014 16 h 11

      Monsieur Arès peut -il expliquer comment est arrivé ce 250 milliards dans le trou? Merci.

    • Danielle Caron - Inscrite 8 janvier 2014 18 h 35

      Quand je vois le nom de notre "Rush Limbaugh" québécois parmi les signataires, ce manifeste perd toute crédibilité à mes yeux. Ce même type qui déclare haut et fort à la télévision (dans le cadre d'une émission d'information où il faut toujours qu'il ait le dernier mot, aussi saugrenu soit-il) que Québec solidaire c'est du marxisme-léninisme.
      Quelle misère et si peu d'espoir pour notre province avec des manifestes aveugles de ce genre.
      Il ne fait pas l'ombre d'un doute, avec toute l'information scientifique qui circule à l'heure actuelle, que d'ici dix ans, toutes ces personnes se mordront les doigts d'avoir pondu ce document.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 8 janvier 2014 18 h 59

      M. Saint Jarre, simplement parce que année après année le gouvernement dépense plus que ce qu’il lève comme revenu. D’où mon invitation à déterminer quelles dépenses se doivent d’être payés en priorité avec les revenus, quelles dépenses sont vraiment prioritaires au mandat qu’on attend d’un État. Et lesquelles sont celles qui sont périphériques ou questionnable.

      En chemin il faut répondre a des questions comme est-ce raisonnable que les dépenses de masse salariale d’une ville comme Montréal, déjà très élevée, augmentent de plus de 22% en trois ans? Et que le fond consolidé de la province réponde aux demande de renflouement de cette ville « riche » a la vue de ses dépenses ?

      Et avant que quelqu’un nous parle de dette d’immobilisation l’ENAP calcule pour le Québec une dette nette de 168 milliards $ constituée a 68% de ses déficits cumulés !
      http://www.etatquebecois.enap.ca/docs/ste/finances

    • Simon Chamberland - Inscrit 8 janvier 2014 21 h 50

      M. Montmarquette,

      On pourrait bien nationaliser le pétrole. Mais nous n'avons pas l'expertise requise pour l'exploiter alors l'exploitation serait plus risquée.

      Durant les années '80, l'administration Reagan a interdit d'exporter des technologies et du matériel d'exploitation gazière et pétrolière en URSS. Ça fut un coup terrible pour l'économie soviétique.

      Chavez a pensé pouvoir se passé de l'expertise occidentale pour exploiter le pétrole vénézuelien. La production a chuté et ça pris plus de 10 ans pour retrouver les anciens niveaux, en faisant appel aux Chinois pour l'expertise technologique. Au passage, les Chinois ont obtenu de belles conditions d'exploitation du pétrole vénézuelien.

      Oui, on peut nationaliser. C'est une option tellement facile à proposer.

      Mais alors on n'exploitera rien ou on polluera plus.

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 9 janvier 2014 07 h 04

      Exercice 2011-2012: $ 248 621 milliards soit 74.5% du PIB.

      En 2014, la dette a dépassé 261 milliards. Ref: le site: compteur de la dette québécoise.com

      Mais:Cela ne tient pas compte des 23% de la dette canadienne qui revient au QC et dans ce cas, la dette se rapproche du 100% du PIB...

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 janvier 2014 09 h 07

      Exploitation du pétrole au Québec

      « Même en Norvège, citée comme modèle, on parle de 2000 tonnes de déversements routiniers et opérationnels par année.»-Danielle Giroux, membre de la Coalition St-Laurent

      Alors.. ?

      L'exploitation du pétrole au Québec..

      Ça vous intéresse toujours?

      Référence:

      http://www.radio-canada.ca/emissions/24_heures_en_