Conférence Paris Climat 2015 - Marois veut une participation au plus haut niveau possible

Pauline Marois
Photo: Pedro Ruiz - Archives Le Devoir Pauline Marois

Avant de quitter Paris où elle achevait mercredi une visite officielle, la première ministre Pauline Marois a sollicité les autorités françaises afin d’assurer la participation du Québec à la 21e Conférence de l’ONU sur le climat qui se tiendra à Paris en 2015. La première ministre a d’abord abordé la question avec le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius à Monaco samedi dernier, puis avec le président François Hollande lundi lors d’un entretien à l’Élysée.

 

Pauline Marois ne veut pas dire si le Québec pourra obtenir un statut de participant officiel. Mais le Québec s’inscrira « au plus haut niveau là où il sera possible pour lui de le faire », a précisé la première ministre juste avant de prendre l’avion pour Montréal.

 

« Je ne sais pas quel sera le format de la conférence, dit-elle. Mais ce qui est sûr, c’est que le Québec participe déjà chaque fois qu’il y a des conférences à l’international ou des conférences plus spécifiques sur l’environnement. »

 

Statut de participant

 

La première ministre tente de décrocher un statut de participant plus ou moins officiel à titre, notamment, de membre de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). « Le Québec a sa place à l’intérieur des institutions de la Francophonie. Alors, on pourrait par cet intermédiaire avoir un statut de participant, et c’est sur quoi je veux travailler », dit-elle. On sait que Québec est l’hôte, depuis sa création en 1988, du siège de l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD), un organisme de l’OIF.

 

Ce n’est pas la première fois que Paris et Québec, dont les positions sont très proches sur le climat, se concertent à ce sujet. Depuis l’élection de Stephen Harper, les présidents français et les premiers ministres québécois se sont toujours entendus pour critiquer d’un commun accord la position canadienne dans le cadre des négociations sur le climat. En 2009, lors du sommet de Copenhague, le premier ministre François Fillon avait pris position aux côtés de Jean Charest pour que la voix du Québec puisse « se faire entendre » et que son « expérience soit prise en compte » dans le cadre de la négociation de Copenhague. Le Québec s’était notamment rendu à Copenhague dans le cadre du Network of Regional Governments for Sustainable Development regroupant de nombreux États fédérés et non souverains.

 

Bilan positif

 

Pour le reste, Pauline Marois a conclu sa visite de cinq jours en France, en Belgique et à Monaco en disant avoir atteint « tous les objectifs » qu’elle s’était fixés. Elle a notamment répondu à Philippe Couillard qui l’accusait d’avoir semé la « confusion » à Bruxelles en ayant déclaré que l’Assemblée nationale n’adopterait pas le traité de libre-échange Canada-Union européenne si le gouvernement fédéral ne s’entendait pas avec les producteurs de fromage québécois sur une compensation à la suite de l’augmentation des quotas d’importation de fromages européens.

 

« Je ne vois pas en quoi il y a confusion, dit-elle, parce que depuis des semaines nous avons convenu, M. Harper et moi-même, […] qu’il y aurait une forme de compensation […] pour les producteurs de fromage québécois. Et moi, je vais continuer à défendre ce point de vue. »

 

La première ministre estime avoir contribué au cours de ce voyage de cinq jours à « solidifier nos relations avec la France, la Wallonie et la Flandre ».

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