Mission en Europe - Marois vante le Québec à Monaco

En mission diplomatique européenne depuis deux jours, Pauline Marois a abordé l’identité québécoise et la souveraineté samedi à Monaco, avec d’autres dirigeants, dont le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

En point de presse, samedi soir, Mme Marois a dit que les autres politiciens lui parlaient peu de souveraineté, et que le sujet venait plutôt d’elle. Elle leur a dit qu’en tant que chef d’un gouvernement minoritaire, il lui était difficile d’aborder cette question, rapporte Radio-Canada.

Le porte-parole de l’opposition officielle pour le Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes, Pierre Moreau, a réagi à La Presse canadienne, s’insurgeant sur le fait que la première ministre avait répondu à une question portant sur l’indépendance à l’étranger. « Je pense que ce n’est pas son mandat [de parler de souveraineté à l’étranger]. Mme Marois fait partie d’un gouvernement minoritaire qui n’a pas eu le mandat de faire la souveraineté, a-t-il affirmé. Lorsqu’on travaille pour faire sortir le Québec du Canada, on travaille pour détruire le Canada. »

« Nous ne voulons pas détruire rien, nous voulons nous assumer, et en nous assumant, je crois que nous aurons des relations plus saines avec le reste du Canada », a répondu Mme Marois.

Échanges commerciaux

Invitée à s’exprimer lors d’un déjeuner-débat de la World Policy Conference, un forum international réunissant des personnalités des milieux politique et économique, Mme Marois a évoqué le Québec comme l’« expression politique de l’expérience francophone en Amérique » et a notamment présenté sa stratégie d’électrification des transports.

Elle a évoqué la diversification de l’activité économique du Québec, et la vision de son gouvernement en matière de solidarité, d’économie sociale, de lutte aux changements climatiques et de développement durable.

Elle a de plus indiqué que le Québec était en faveur du libre-échange. Selon ce que rapporte Radio-Canada, le ministre Fabius lui a indiqué, en marge de la conférence, qu’il fallait que les échanges commerciaux entre la France et le Québec, présentement en baisse, augmentent.

La première ministre poursuit sa mission européenne à Bruxelles. Lundi, elle y rencontrera des décideurs politiques et du milieu des affaires.

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