Dominique Poirier succède à Boisclair à New York

Dominique Poirier succédera à André Boisclair à la tête de la délégation du Québec à New York.
Photo: Jacques Grenier - Archives Le Devoir Dominique Poirier succédera à André Boisclair à la tête de la délégation du Québec à New York.

Québec – Le gouvernement Marois a nommé la communicatrice et ex-journaliste Dominique Poirier à titre de déléguée générale du Québec à New York en remplacement d’André Boisclair.

C’est le ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, Jean-François Lisée, qui en a fait l’annonce mercredi en début de soirée. «C’est quelqu’un qui, par sa prestance, sa personnalité, représente l’image du Québec qu’on veut envoyer à l’extérieur : un Québec jeune, dynamique, moderne.»

Dominique Poirier défendra les politiques du gouvernement québécois, «y compris sa volonté de faire la souveraineté du Québec» et la Charte de la laïcité, a indiqué le ministre. Cette nomination devrait être bien accueillie par l’opposition libérale puisque c’est Dominique Poirier que le Parti libéral du Québec avait choisie pour animer les débats lors de la course à la chefferie du parti, croit Jean-François Lisée.

C’est «une grande généraliste», une qualité nécessaire pour remplir le poste de délégué général à New York, a souligné le ministre. En décembre 2012, le gouvernement Marois avait nommé un autre journaliste, Stéphane Paquet, délégué général à Londres. 

Âgée de 50 ans, Dominique Poirier s’est jointe à Radio-Canada en 1985. Journaliste parlementaire à Québec pendant quelques années, elle a aussi animé Le Téléjournal et Le Point. 

Il y a plusieurs mois Dominique Poirier avait manifesté à la première ministre Pauline Marois son désir de «servir le Québec» et plus récemment, un intérêt pour le poste de déléguée générale à New York, a indiqué le ministre.  

Avec l’ajout de Dominique Poirier, le réseau diplomatique du Québec à l’étranger sera composé d’une majorité de femmes. La déléguée générale touchera le même salaire qu’André Boisclair, soit quelque 175 000 $ par an. La semaine dernière, le gouvernement Marois a trouvé à André Boisclair, qui avait annoncé en septembre qu’il quittait temporairement ses fonctions de délégué général, un poste de président du Comité d’examen environnemental de la Baie-James.

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