COMEX - Boisclair gagnera près du double de son prédécesseur

La rémunération offerte par le gouvernement du Québec au président du COMEX va pratiquement doubler avec la nomination d’André Boisclair à cette fonction.

 

Son prédécesseur, Pierre Mercier, recevait environ 90 000 $ par année depuis 2008 pour présider le Comité d’examen (COMEX), qui joue un rôle comparable à celui du Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE), mais dans le nord du Québec, sur le territoire régi par la Convention de la Baie-James.

 

M. Boisclair recevra quant à lui 172 000 $ par année pour exercer la même fonction. Son mandat durera deux ans. Il entrera en fonction au COMEX à la mi-décembre et aura donc reçu son plein salaire d’ex-délégué général du Québec à New York pendant près de trois mois, soit plus de 40 000 $, sans avoir exercé aucune fonction.


Avec avantages sociaux

 

Le statut du nouveau président sera lui aussi bien différent de celui de son prédécesseur : M. Mercier était contractuel et facturait ses services au tarif quotidien de 372 $, tandis que M. Boisclair est salarié, avec tous les avantages reliés à son ancien statut de délégué qu’il aura exercé durant 10 mois.

 

Au cours des cinq dernières années, M. Mercier a facturé au gouvernement environ 242 jours par année, soit l’équivalent d’un total de 48 semaines de 35 heures, pour une rémunération hebdomadaire approximative de 1860 $.

 

M. Boisclair recevra de son côté son salaire — soit quelque 3300 $ par semaine — et tous les avantages sociaux dont il bénéficiait précédemment, et ce, durant les 52 semaines de l’année.

 

Enfin, M. Boisclair sera en poste à Montréal, alors que le secrétariat du COMEX est situé à Québec. Mais l’organisme a aussi un bureau à Montréal.

 

Le mandat du COMEX est demeuré intact, a indiqué mercredi le Secrétariat aux emplois supérieurs du Conseil exécutif.

22 commentaires
  • Yves Côté - Abonné 5 décembre 2013 02 h 30

    Où ...

    Où allons-nous avec ce gouvernement ?
    Certainement pas vers l'indépendance !!!

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 5 décembre 2013 11 h 14

      Alors la solution est de reporter au pouvoir le PLQ et son chef tout neuf. D accord M.Cote? J-P.grise

    • Louka Paradis - Inscrit 5 décembre 2013 13 h 51

      Quel que soit le poste offert à M. Boisclair, les mécontents continueront à se faire aller la margoulette : jalousie ? dépit ? partisanerie ? C'est bien connu : «Quand on veut se débarrasser de son chien, on l'accuse d'avoir la rage.» Je trouve que cet acharnement contre cet homme de qualité est d'une mesquinerie pitoyable. Cela fait honte à voir.

      Louka Paradis, Gatineau

    • Mario Paquette - Inscrit 5 décembre 2013 15 h 08

      Cela n a aucun rapport avec le gouvernement en place meme si je trouve qu il mache plus de gomme qu il marche en avant (Citation Codère). La faute viens de la CAQ (La Coalition Avenir Québec) qui incinue que André Boisclair a frayer avec du mauvais monde. J espère juste que M. Duscheneau et M. Legault ont d excellente police d assurance car si M. Boisclair n est pas coupable la facture incluant surement le salaire actuelle de M. Boisclair y figureras etc............

    • Yves Côté - Abonné 5 décembre 2013 15 h 24

      Messieurs Grisé et Paradis, merci de m'avoir lu.
      Monsieur Grisé, non, la solution n'est pas de réélire le PLQ. Certainement pas. La solution, c'est d'obliger les élus du PQ à faire preuve de plus de réalisme s'ils veulent être dignes de notre confiance. De cette confiance que notre petit peuple mérite que ses élus aient en minimum de cohérence. Je n'en dirai pas plus.
      Monsieur Paradis, il se trouve que "cet homme de qualité" dont vous parlez, je l'ai assez bien connu à une époque où il était prétendant à la députation. Je n'en dirai pas plus non plus là-dessus.
      Par contre, je dirai ici que la politique du PQ des deux poids, deux mesures, ne va certainement pas plus dans le sens de l'assainissement de notre monde politique que pendant que le PLQ était aux commandes.
      Voyez-vous ?, quant on veut disposer d'un minimum de crédibilité auprès des électeurs, il faut se contraindre soi-même et les siens à des comportements irréprochables. Cela, c'est à l'éducation de mes parents pauvres et de plusieurs autres phares de ma vie que j'en dois la certitude. Incluant aux paroles de René Lévesque qui l'a en son temps martelé, malgré sa tolérance bien connue aux écarts humains.
      Ce qui est bon, ou mauvais, pour Paul, l'est aussi pour Jean.
      Pour moi, le pays du Québec mérite d'avoir un peuple qui marche la tête haute et ne cède pas aux tentations de l'auto-satisfaction.
      Je vous invite à joindre vos exigences aux miennes dans notre lutte désintéressée pour un Québec enfin libre.
      Moi, si je veux que le Québec devienne un pays normal, je ne veux
      certainement pas qu'il se contente d'en être un pays ordinaire...
      Parce que s'il se contentait de l'être, il ne tarderait pas ensuite à ne plus l'être, tellement la finance et la langue anglaise sont devenues imbriquées dans leurs expressions respectives, que nos approximations politiques ne tarderaient pas alors à entraînées notre balayage final de l'Amérique.
      Pardon d'avoir été si long.

    • Guy Desjardins - Inscrit 5 décembre 2013 15 h 59

      Quoiqu'en disent les personnes bien pensantes, les séparatistes trouveront toujours un poteau pour s'appuyer. Si vous pensez différamement d'eux, vous êtes un jaloux une personne qui n'a droit à ses idées et un partisan mais eux ils ne sont pas partisants ni jaloux ni, ni et ni. De nature ils sont parfait et ils détiennent le monopole de la vérité. Imaginez, ces mêmes personnes vivent et mangent de séparation. Pas drôle du tout. Ça doit être sec en popourri.

    • Bernard Plante - Abonné 6 décembre 2013 08 h 11

      @M. Paradis,

      Voyez mon commentaire ci-dessous et dites-moi que M. Boisclair convient à un tel poste. Il ne faut pas être dupe.

      À moins d'être aveuglé par la partisanerie, il faut admettre que le moins qu'on puisse dire est que cette nomination porte à questionnement!

  • Loraine King - Abonnée 5 décembre 2013 05 h 38

    Création d'emploi

    Parmi les articles les plus commmentés hier, l'hommage à Paul Desmarais, plusieurs relevaient que ce ne sont pas des gens comme Desmarais qui créent des emplois. Qu'on a pas besoin de capital, que ce sont les travailleurs qui créent le capital. Je dois évidemment leur donner raison ce matin.

    Qui a besoin de gens qui ont le goût du risque, l'audace de mettre leur fortune en jeu quand on peut par la force de la loi piger dans la poche des contribuables, riches, pauvres, retraités, pour créer de pareils emplois? C'est du génie de la part du PQ - et ils devraient en créer au moins 100 000 autres de la même façon.

    • Gilles Théberge - Abonné 5 décembre 2013 17 h 34

      Je pense madame King, que vous auriez plaisir à voir et écouter ce que Micheline Lanctôt la comédienne dit, dans son éditorial à Bazzo.TV au sujet de ce monsieur Desmarais dont vous semblez reconnaître qu'il ne fut qu'un financier habile.

      Disons pour conclure à ce sujet que si j'avais le talent de madame Lanctôt, je dirais ou écrirais exactement la même chose qu'elle.

      Quant à monsieur Boisclair dont il est question dans l'article que nous commentons, rappelons que s'il n'exerce plus les fonctions pour lesquelles il avait été nommé à New York, c'est qu'il a été bassement accusé par le personnage politique qui est en vedette dans la caricature du Devoir de ce matin.

      Caricature qui, chapeau à Garnotte, rend bien toute la mesure du personnage en question.

      Et ce qui en découle aujourd'hui, c'est la conséquence directe de cet événement malheureux. Je ne sais pas mais au fond qu'est-ce que les détracteurs d'André Boisclair veulent au juste? Qu'il entre au monastère et fasse pénitence le reste de sa vie parce qu'un personnage politique bas de gamme l'a accusé sur la place publique?

  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit 5 décembre 2013 06 h 54

    Erreur

    Monsieur Boisclair ne gagnera pas le double de son prédécesseur. Il recevra le double. Nuance.

    Desrosiers
    Val David

    • Florence Péloquin - Abonnée 5 décembre 2013 10 h 45

      On a l'embarras du choix:
      GAGNER
      1. Gagner = S'assurer un profit matériel
      - a. par un travail, par une activité; toucher; encaisser
      - b. par le jeu; empocher, encaisser, rafler, ramasser
      2. Acquérir, obtenir (un avantage); conquérir, moisonner
      - iron. attrapper; s'attirer
      3. Obtenir (les dispositions favorables d'autrui; capter; conquérir, amadouer, séduire.
      etc, etc.
      RECEVOIR
      1. Être mis en possession de; encaisser; toucher
      2. Être atteint par; attrapper; prendre; .....,
      3. Laisser entrer ou venir à soi
      etc. etc
      "Gagner" et "Recevoir": voilà bien deux mots d'une grande 'versatilité' ..... et dont plusieurs des sens pourraient s'appliquer ici ....

  • Alex Chiasson - Inscrit 5 décembre 2013 08 h 34

    une chance qu'...

    ...il est arrivé troisième lors de son élection... Il se fait du bon pognon à faire pas grand chose... Bravo André!

    le népotisme is alive and well dans la belle province!

  • Gilles Théberge - Abonné 5 décembre 2013 08 h 45

    En lisant cet article

    Et certains des commentaires, je me suis surpris à vérifier la couleur de mon écran. Je trouvais soudainement qu'il y avait, du moins c'est mon impression, une certaine teinte tournant au jaune.

    Et en regardant la caricature de Garnotte, j'ai eu la chair de poule. Ouais, ça ne m'étonnerait pas qu'il ouvre son clapet prochainement.