Réaffectation - André Boisclair répond à l’appel du Nord québécois

André Boisclair
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir André Boisclair

Après New York, le Nord québécois. André Boisclair a accepté le poste que lui a trouvé le Conseil exécutif : président du Comité d’examen (qualité de l’environnement) de la Baie James (COMEX).

 

Simple formalité, le Conseil des ministres doit approuver mercredi cette nomination recommandée par la première ministre et le ministre du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs, Yves-François Blanchet.

 

André Boisclair a quitté son poste de délégué général du Québec à New York en septembre après qu’il eut décidé d’entamer une poursuite de 200 000 $ pour diffamation contre le député caquiste Jacques Duchesneau et le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault.


Le BAPE du Nord

 

« C’est un peu l’équivalent du BAPE [Bureau d’audiences publiques en environnement] au nord du Québec », a résumé le ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, Jean-François Lisée, pour décrire le COMEX.

 

L’ancien chef du Parti québécois, qui a été ministre de l’Environnement de 2000 à 2003, continue de recevoir son salaire de délégué général d’environ 175 000 $ par an. Il obtiendra une rémunération équivalente au COMEX, a-t-on précisé au Conseil exécutif. Mais point de permanence pour lui : il s’agit d’un mandat de deux ans qui peut ou non être renouvelé. André Boisclair a mis deux semaines avant d’accepter ce poste.

 

Loin du froid sibérien du Grand Nord québécois, les bureaux du COMEX sont situés à Montréal et à Québec.

 

André Boisclair remplace Pierre Mercier, âgé de 76 ans, député libéral de Bellechasse de 1973 à 1976 qui avait gravi les échelons des nominations politiques pour atterrir, en 2008, à la présidence du COMEX sous le gouvernement Charest.

 

Mardi, François Legault est revenu sur l’octroi, par André Boisclair, à quatre jours des élections de 2003, d’une subvention de 2,5 millions pour la rénovation de l’église Saint-James dont Paul Sauvé, un ami du ministre, était le maître d’oeuvre. « C’est des allégations troublantes, importantes. Donc, il faut avoir des réponses », a réitéré le chef caquiste. En septembre, Jacques Duchesneau était allé plus loin en établissant un lien entre cette subvention, les relations qu’entretenait Paul Sauvé avec un membre des Hell’s Angels et la consommation passée de cocaïne d’André Boisclair.

2 commentaires
  • Gilles Delisle - Abonné 4 décembre 2013 07 h 45

    Va-t-il occuper, cette fois, son poste jusqu'à la fin du mandat!

    Celui qui nous a habitué à ne jamais terminer ses mandats, s'est fait offrir un poste , qui semble être bidon, pour justifier un salaire! De son bureau de Montréal, il s'occupera d'environnement dans le Grand Nord. Les photos et diapos ou autres supports numériques permettront sans doute de travailler à distance.

  • Bernard Plante - Abonné 4 décembre 2013 11 h 44

    Quelle crédibilité reste-t-il?

    Hier, le ministre Blanchet a affirmé «qu'à titre d'ancien ministre péquiste de l'Environnement, M. Boisclair a toutes les qualifications requises pour exercer ces fonctions» qui consistent à diriger un organisme environnemental à la Baie James!

    M. Boisclair possède sûrement les qualifications techniques pour diriger un tel organisme. Toutefois, quelqu'un se souvient-il que depuis qu'il a été ministre de l'Environnement, M. Boisclair a entre temps travaillé pour un lobby pétrolier «fervent opposant aux règlements fédéraux sur les gaz à effet de serre*» et pour «l’une des deux entreprises de Calgary qui comptent le plus de puits de gaz de schiste au Québec»?

    *http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/res