Rapport du v.g. - Le directeur du CHUM doit démissionner, dit Amir Khadir

Le vérificateur général a relevé d'importantes irrégularités dans la gestion de Christian Paire.
Photo: - Le Devoir Le vérificateur général a relevé d'importantes irrégularités dans la gestion de Christian Paire.
Le député de Québec solidaire estime que le patron du CHUM n’a plus la légitimité pour gérer le mégahôpital de Montréal. Selon lui, cette histoire illustre les effets pervers du modèle de gestion des services publics, confiés à des « petits amis de l’élite d’affaires, qui se font nommer les uns les autres aux conseils d’administration ».

« On a ouvert la porte à ces hommes d’affaires, ces banquiers, ces caciques des chambres de commerce, pour gérer les organismes publics et parapublics. Les dirigeants se croient tout permis avec l’argent du public. Il n’y a aucun regard critique », observait Amir Khadir, en marge du Conseil national de Québec solidaire, à Sherbrooke.

Radio-Canada rapportait samedi que le patron du CHUM n’avait aucunement l’intention de démissionner, même si son avenir doit être discuté au cours d’une réunion du conseil d’administration de l’établissement, lundi. La Presse rapportait de son côté que le conseil d’administration forcerait Christian Paire à donner sa démission.

Tutelle?

La performance de ce gestionnaire d’origine française est à ce point critique que le ministre de la Santé, Réjean Hébert, envisage de mettre le CHUM sous tutelle. Le vérificateur général du Québec a révélé cette semaine des défaillances importantes dans la gestion du CHUM par Christian Paire.

Ce dernier a touché 70 000 $ de plus que le salaire maximal prévu par les normes, ainsi que des primes au rendement (même si cela était interdit depuis 2010), en plus de recevoir un autre salaire de 80 000 $ de l’Université de Montréal, note le vérificateur. Le conseil d’administration du CHUM n’avait pas toute l’information nécessaire pour prendre des décisions éclairées, ajoute le vérificateur général. Des contrats ont été attribués sans appel d’offres, et l’embauche et la rémunération des cadres ont été entachées d’irrégularités.

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