Les assistés sociaux veulent une vraie indexation pour suivre le coût de la vie

En octobre dernier, la ministre de la Solidarité sociale, Agnès Maltais, avait annoncé une bonification de 20 $ en janvier 2014 et de 10 $ pour les trois années suivantes.
Photo: Pedro Ruiz Archives Le Devoir En octobre dernier, la ministre de la Solidarité sociale, Agnès Maltais, avait annoncé une bonification de 20 $ en janvier 2014 et de 10 $ pour les trois années suivantes.

De nombreux groupes communautaires se sont rassemblés mardi à Montréal devant les bureaux du ministre responsable de la Métropole, Jean-François Lisée, pour réclamer une véritable indexation des prestations d'aide sociale.

En octobre dernier, la ministre de la Solidarité sociale, Agnès Maltais, avait annoncé une bonification de 20 $ en janvier 2014 et de 10 $ pour les trois années suivantes. En 2017, une personne verra son chèque mensuel augmenter de 50 $, passant de 604 $ par mois actuellement à 654 $ par mois en 2017.

Jean Lalande, du Front commun des personnes assistées sociales du Québec, considère que ces hausses sont nettement inférieures pour couvrir le rattrapage lié à la hausse du coût de la vie.

Selon lui, les mesures annoncées par la ministre Maltais ne permettent pas de répondre aux problèmes mis en exergue dans les différents plans précédents de lutte à la pauvreté.

Une fois les frais de logements et de nourriture payés, les personnes assistées sociales peinent à trouver les fonds pour payer leurs dépenses de transport en commun ou même d'Internet ou de téléphone ce qui les limite considérablement dans leurs capacités à se trouver un emploi.

M. Lalande espère que Québec tiendra compte de la réalité des personnes seules qui vivent de l'aide sociale et rectifiera le tir pour diminuer l'écart qui maintient ces personnes en situation de grande pauvreté.

 

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15 commentaires
  • Sylvain Auclair - Abonné 19 novembre 2013 12 h 10

    En effet

    Pourquoi une personne qui perd son emploi aujourd'hui serait-il moins bien traité qu'une personne qui a perdu son emploi il y a 20 ou 40 ans? Après, le Québec est plus riche qu'alors, non?

  • Christian Montmarquette - Abonné 19 novembre 2013 12 h 48

    Je serai bref

    À 600$ par mois pour vivre..

    Ce gouvernement n'a aucun respect pour ses citoyens les plus défavorisés.

    Christian Montmarquette

    • Pierre Germain - Inscrit 19 novembre 2013 19 h 34

      Vous avez tout à fait raison, M. Montmarquette. Par contre, ce gouvernement, comme les autres, est prêt à baiser les pieds des maîtres de Sagard ou de Quebecor.

    • Pierre Lachance - Inscrit 20 novembre 2013 22 h 55

      Ils avaient promis des choses qui auraient aidé les moins nantis «Genre gel d'hydro », mais c'était du bluff pour gagné des votes, une fois gagnée les élections, ils ont placé leurs petits amis à de hauts postes payants pour ensuite sauté a pied joint sur les gens dans le besoin de 55 ans et plus, résultat ils ont rendu les gens pauvres encore pus pauvre et les gens riches encore plus riches.
      Et on dirait que les gens des médias ou certaines personnes ne remarquent pas ces choses. Ce n’est pas assez important.
      Les bases.
      Juste pour survivre ; faire l'épicerie de base, coute combien, le loyer coute combien, et hydro se vêtir, etc. 600$ ou quoi 455$ pour les 55 ans et plus.
      Pour avoir gouté à cette médecine, il y a 2 ans, pouvez-vous m’expliquer comment chercher de l’emploi quand; loyer payer et hydro, il reste 24$ pour tout le reste du mois .80 cenne par jour donc tu ne manges pas ou presque juste quand quelqu’un t’en donne, et tu te déplaces comment et communique comment parce que téléphone coupé.
      Depuis je me suis trouvé un emploi, mais je continu a milité pour faire comprendre que cette méthode cause plus de problèmes que ne crée de solution.

  • Benoit Toupin - Abonné 19 novembre 2013 13 h 38

    Mieux calculer l'indexation

    L'écart entre les riches et les pauvres s'accentue de plus en plus. La valeur de l'aide sociale est à la limite de ce qui est humainement acceptable.

    Il serait peut-être temps de cesser de mesurer l'indexation au coût de la vie en pourcentage et d'en remplacer le calcul par l'évaluation scientifique de l'augmentation du prix des denrées essentielles qui serait exprimé non pas en pourcentage mais en valeur monétaire. Si l'épicerie coûte 10$ de plus que l'an passé, il faut remettre au moins 10$ de plus au plus démunis. Sinon nous sommes en train de bâtir l'indigenge...

  • - Inscrit 19 novembre 2013 14 h 12

    Je pense ...

    .. que Mme Marois devrait remettre ce dossier entre les mains d'une personne ayant plus de compréhension des questions sociales que Mme Maltais. Ça fait un an que Maltais joue avec la pock sans résultats. Alors ...passons au suivant SVP.

  • François Ricard - Inscrit 19 novembre 2013 14 h 47

    À quand un revenu de citoyenneté?

    À quand un revenu de citoyenneté?
    Les plus démunis ont autant droit aux richesses de notre pays que les mieux nantis.
    La plus value et les richesses naturelles appartiennent à tous les citoyens également et leur redistribution doit être équitable envers tous et chacun.
    Le salaire de citoyenneté permettrait justement, de façon fort efficace, de faire cette redistribution. Nous avons tous droit à une part égale de nos richesses. Les plus faibles parmi nous ont aussi ce droit. Ce n'est pas de la charité dont ils ont besoin, mais bien plutôt le respect de leurs droits.
    Une pareille mesure permet aux gens de vivre dans la dignité et leur laisse entière liberté de tenter de bonifier leurs revenus sans encourir de pénalités.
    L'idée de revenu minimum garanti ne trouve pas son origine dans les régimes communistes mais émane des propositions de plusieurs économistes, dont les positions sont autant de droite que de gauche.
    Par exemple, le Prix Nobel d'économie Milton Friedman, fondateur du monétarisme et critique du keynésianisme, défendait cette idée dans Capitalisme et liberté (1962). Il s'agissait pour lui d'éviter l'effet pervers de la solution d'un empilement d'allocations sociales créant, selon lui, un esprit d'« assistanat », voire de mendicité, plutôt que de matérialiser un droit inhérent de la personne.

    • Michel Richard - Inscrit 19 novembre 2013 16 h 19

      Quelle différence entre l'assistance sociale et un revenu de citoyenneté ? À part le montant.

    • François Ricard - Inscrit 19 novembre 2013 17 h 28

      Un revenu de citoyenneté n'interdit nullement aux gens qui le veulent de bonifier leur sort par un travail à temps partiel ou temporaire. S'ils le font, ils n'encourent aucune pénalité sauf celle de l'impôt.
      La gestion en est simplifié. Revenu Québec émet les chèques et reçoit les impôts comme maintenant. Donc élimination possible de centaines sinon de milliers d'emplois.
      Un système axé sur l'humain et équitable. Tous reçoivent le revenu de citoyenneté. mais tous paient un impôt selon leur revenu total.

    • Pierre Germain - Inscrit 19 novembre 2013 19 h 32

      @ François Ricard,

      Votre observation est des plus appropriées. En plus, cela reviendrait fort probablement moins coûteux que d'administrer l'aide sociale, l'assurance-chômage, les crédits d'impôt foncier, les allocations familiales, les remboursements de TPS et TVQ, les suppléments de revenu, les bourses étudiantes, etc.

      De plus, c'est une façon de redistribuer la richesse dont le 1 % s'empare de plus en plus vitement, frénétiquement, cupidement et égoïstement, ce 1% qui croit être le seul à profiter de la croissance.