Taux de participation: Gaudreault se réjouit de l'augmentation de 5%

«Une chose que j'ai comprise en politique, c'est que les gens ne votent pas pour le passé, ils votent pour le futur», a soutenu le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault.
Photo: Annik MH de Carufel - Archives Le Devoir «Une chose que j'ai comprise en politique, c'est que les gens ne votent pas pour le passé, ils votent pour le futur», a soutenu le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault.

Québec — Le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, aurait aimé un taux de participation plus fort aux élections municipales, mais se réjouit tout de même de l'augmentation de 5 points à l'échelle québécoise.

«Évidemment, nous aurions aimé une plus grande participation encore, 80% ou100% si possible, mais d'avoir eu une augmentation de 5 points par rapport à 2009, c'est quand même un bond important, a soutenu le ministre Gaudreault en conférence de presse lundi matin. Je ne me réjouis pas du taux de participation, je me réjouis de la hausse.»

Selon les chiffres du ministère des Affaires municipales, le taux de participation était d'environ 45% au scrutin de 2009 et frôle actuellement les 50% pour les élections de dimanche soir. «C'est une bonne nouvelle, il faut continuer dans ce sens-là», affirme le ministre qui répète vouloir «construire» à partir de cette hausse.

Il refuse d'envisager des mesures coercitives pour obliger les citoyens à aller voter. «On n'est pas du tout dans ces scénarios-là, ce n'est pas dans nos cartons […] Je ne suis pas un partisan des mesures coercitives, vous savez que je suis un prof avant d'être député alors je suis plus favorable aux mesures pédagogiques, aux mesures pour amener les gens à s'intéresser aux enjeux.»

À cet effet, il croit que les enjeux importants soulèvent davantage de participation. Or, il appert que la lutte à la corruption et à la collusion n'aura pas suffi, notamment à Montréal où le taux de participation est d'à peine 44%, soit 5 points de plus qu'en 2009. «J'aime mieux travailler sur la base d'enjeux positifs, a répondu le ministre Gaudreault. Une chose que j'ai comprise en politique, c'est que les gens ne votent pas pour le passé, ils votent pour le futur. Alors les questions de collusion et corruption, c'était des questions du passé et maintenant il faut être capable de proposer des enjeux mobilisateurs pour le futur, que ce soit à tous les ordres de gouvernement. C'est là-dessus qu'il faut réfléchir pour mobiliser plus d'électeurs à se déplacer à la prochaine élection municipale.»

Avec seulement le tiers des appuis, il estime que le nouveau maire de Montréal, Denis Coderre, a toute la légitimité pour faire son travail. «Pour moi, ce qui compte, c'est la légitimité. M. Coderre a toute la légitimité pour être maire de Montréal. Je lui ai offert, hier, ma collaboration et mes oreilles alors nous allons nous rencontrer très bientôt et nous allons travailler pour l'avenir de Montréal.»

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