Mourir dans la dignité - L’influence discrète de l’Opus Dei

La semaine dernière, des députés libéraux ont demandé à la ministre Véronique Hivon d’entendre les dix groupes s’étant vu refuser une tribune lors des auditions publiques sur le projet de loi 52.
Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot La semaine dernière, des députés libéraux ont demandé à la ministre Véronique Hivon d’entendre les dix groupes s’étant vu refuser une tribune lors des auditions publiques sur le projet de loi 52.

Ottawa — L’Opus Dei, cette organisation ultracatholique et ultrasecrète rendue sombrement célèbre par le best-seller Da Vinci Code, est derrière au moins six médecins ou individus qui se sont déplacés à Québec pour dire leur désaccord relativement au projet de loi sur l’aide médicale à mourir. Ce groupe religieux, qui ne compte que 210 membres au Québec, est représenté de manière disproportionnée dans les rangs des opposants.

Grâce à divers recoupements, Le Devoir a pu confirmer les allégeances à la prélature de l’Opus Dei des médecins Catherine Ferrier et José Morais, ainsi que de Silvia Ugolini, Inés Maria Tillard et Nicole Charbonneau Barron. Une sixième personne, Théa Stoina, a des affinités avec le groupe.

 

Catherine Ferrier est une des figures de proue du mouvement d’opposition au projet de loi de Québec. La gériatre représente le Collectif de médecins du refus médical de l’euthanasie et, comme Le Devoir l’a révélé il y a trois semaines, siège aussi au conseil d’administration de Vivre dans la dignité, un groupe qui se dit pourtant distinct. Or, Mme Ferrier a siégé en 1991 et 1992 au conseil d’administration de la Fondation pour la culture et l’éducation (FCE). Ce groupe, situé à Montréal, a été fondé par l’Opus Dei en 1968 et est aussi connu sous le nom VPOC-Vice postulation of Opus Dei in Canada auprès de l’Agence du revenu du Canada. La FCE gère un budget annuel d’environ 2,7 millions de dollars. Au moins un administrateur de l’Opus Dei siège également au conseil d’administration de la FCE, preuve supplémentaire des liens entre les deux entités.

 

La porte-parole de l’Opus Dei au Québec, Isabelle St-Maurice, confirme l’affiliation de Mme Ferrier. « Clairement, oui », a-t-elle indiqué au Devoir. Elle assure que c’est un hasard si autant de membres se sont fait entendre à Québec sur cette question. « Il n’y avait pas d’action concertée de notre part. »

 

Le principe du projet de loi 52 doit être voté mardi à l’Assemblée nationale. Deux ex-ministres libéraux ont indiqué qu’ils voteraient contre.

 

Mme Ferrier apparaît souvent dans ses sorties contre le projet de loi de Québec avec le Dr José Morais. M. Morais aussi est impliqué à la FCE. Il en a été le président de 2000 à 2011.

 

Pour sa part, Silvia Ugolini s’est présentée en octobre 2010 à titre personnel devant les parlementaires de Québec pour manifester son opposition à l’aide médicale à mourir. Pourtant, elle fait aussi partie du Collectif de médecins du refus médical de l’euthanasie de Mme Ferrier et a siégé au conseil d’administration de la FCE en 2011 et 2012. Elle a comparu en même temps que Nicole Charbonneau Baron, qui s’oppose elle aussi à l’euthanasie. Mme Charbonneau Baron a été porte-parole de l’Opus Dei au Québec pendant quelques années. Son affiliation avait fait couler beaucoup d’encre en 2008 lorsqu’elle s’était portée candidate pour le Parti conservateur dans Saint-Bruno -Saint-Hubert.

 

Quant à Inés Maria Tillard, elle s’est présentée en commission parlementaire spéciale à Québec en septembre 2010 pour manifester son désaccord. « Je suis une citoyenne intéressée par cette question à titre personnel », avait-elle dit aux élus. Elle n’a pas dit mot de ses affinités avec l’Opus Dei. Elle est la première vice-présidente de la FCE, selon la déclaration la plus récente de l’organisme.

 

Enfin, Théa Stoina, une étudiante en pharmacie, avait dit en commission parlementaire spéciale : « Je crains d’être obligée, un jour, d’avoir à préparer des médicaments qui donnent la mort si l’euthanasie était légalisée. » Non seulement sa page Facebook révèle sa ferveur catholique, mais elle indique aussi qu’elle « aime » le fondateur de l’Opus Dei, Josemaría Escrivá de Balaguer, tout comme le Club l’essor. Ce club, destiné aux filles du secondaire, propose des activités à caractère spirituel offertes par l’Opus Dei. En outre, Mme Stoina et Mme Ferrier se connaissent, reconnaît cette dernière.

 

« Tout ce qui est hors de mon activité professionnelle n’est pas du domaine public », a d’abord indiqué Mme Ferrier lorsqu’elle a été interrogée à propos de son appartenance à l’Opus Dei. Mais elle reconnaît que ses membres sont impliqués. « Je peux vous dire qu’il y en a quelques-uns, mais il y en a très peu. »

 

Au cours des dernières semaines, des médecins ont contacté Le Devoir pour exprimer leur malaise devant l’activité au sein de l’Opus Dei des opposants publics à l’aide médicale à mourir. Ils s’interrogent sur leur neutralité, alors que ces médecins s’expriment sans jamais expliciter leurs croyances religieuses, faisant toujours référence à leur expertise médicale pour établir leur crédibilité.

 

La semaine dernière, des députés libéraux ont demandé à la ministre Véronique Hivon d’entendre les dix groupes s’étant vu refuser une tribune lors des auditions publiques sur le projet de loi 52. La ministre a refusé leur requête. Il y a parmi ces intervenants des groupes comme l’Alliance des chrétiens en droit, l’Euthanasia Prevention Coalition et la Société dentaire et médicale chrétienne du Canada.

 

Le groupe anti-avortement et anti-euthanasie Campagne Québec-Vie affirme d’ailleurs dans son site Internet que « si le Parti québécois et la CAQ ne respectent pas la liberté de conscience de leurs députés, il faut nous tourner vers le Parti libéral et encourager les députés ambivalents à voter pour la protection des personnes vulnérables de nos sociétés ».

 

L’Opus Dei est une association de laïcs catholiques faisant partie de l’Église. De stricte obédience papiste, le groupe suscite la méfiance du fait de son caractère secret : les membres sont invités à ne pas révéler leur affiliation. On y encourage les pratiques de mortification, notamment la flagellation et le port du cilice deux heures par jour.

 

L’Opus Dei pousse ses membres à poursuivre des études supérieures pour ensuite se mêler aux élites. Elle compterait environ 85 000 membres dans le monde, dont 210 au Québec. Le vicaire Frederick Dolan, qui est basé à Montréal, est lui-même un ancien courtier en valeurs mobilières ayant étudié à l’Université Harvard. Il a été, de 1992 à 1998, chancelier de la Curie de la prélature à Rome, sorte de haut gradé de l’administration vaticane.

 

 

Avec la collaboration d’Amélie Daoust-Boisvert

91 commentaires
  • Mathieu Bouchard - Abonné 29 octobre 2013 01 h 14

    Sainte-Pieuvre

    Dans son édition du 1er avril 1993 (v18n5), le magazine L'Actualité (et/ou Michel Legault) a surnommé ce mouvement « Octopus Dei ». Comme quoi des fois une œuvre est une pieuvre.

    L'article est disponible quelque part sur le web si vous êtes curieux.

    • Solange Bolduc - Abonnée 29 octobre 2013 09 h 50

      En effet, elle a des ramifications un peu partout !

  • Claude Laferrière - Inscrit 29 octobre 2013 02 h 26

    Dogmatisme et agenda politique!

    Bonjour,

    Je suis une personne handicapée et comme bon nombre d'entre nous, je m'oppose à ce projet de loi sur la base du droit à la vie et à la sécurité énoncé dans la Charte canadienne des droits et libertés.

    Par ailleurs, j'ai été formé chez les Jésuites et les Dominicains, et les Marxistes du Vieux-Montréal (Cegep des années '70 dont je garde un bon souvenir).

    Cette loi ignore le fait qu'avec les opiacés, la douleur physique n'existe plus. C'est la douleur psychologique, la manipulation, la cruauté (l'amour de l'argent et l'attente de l'héritage) et l'abandon (viisite une fois par...) des personnes âgées et/ou handicapées par leurs propres enfants qui incite des personnes à demander la mort. Imaginez les machinations criminelles de cette nouvelle génération à la morale élastique.

    Les personnes âgées et handicapées, souvent vulnérables, ont tendance à voter "du mauvais bord". Tirez vos conclusions. J'espère introduire la contestation judiciaire de cette loi qui rappelle les années '30 en Allemagne, ces législations de l'horreur.

    Vous errez Madame, et fiez-vous moins au cinéma,

    Me Claude Laferrière, avocat et personne handicapée
    LL.M. Georgetown University Law Center, Washington D.C.
    (National Security Program)

    • Serge Lemay - Inscrit 29 octobre 2013 08 h 36

      Monsieur Laferrière,

      L'article parle de l'influence de l'Opus Dei sur le débat, il n'y est pas question de défendre un point de vue que vous semblez partager avec cette organisation. Quant à la souffrance des autres, comment pouvez-vous en juger ? Dire quelle provient de leur entourage et les les drogues viennent à bout de toutes les souffrances physiques est une chose, le prouver en est une autre, oui certaines souffrances physiques peuvent surpasser l'effet des drogues et à ce propos, mon jugement vaut le vôtre. Mais ça ne va pas plus loin. Pour connaître le fin mot de l'histoire il faut faire confiance aux autres et parmi les autres il y a aussi ceux qui demandent à mourir, simplement par que la souffrance les tenaille !

      Votre statut de personne handicapée, de LLM de l'University que vous voulez ne donne pas plus de poids à votre jugement qu'à n'importe quel autre individu qui souhaite abréger ses souffrances, car si on peut aujourd'hui adoucir la souffrance par les drogues, on peut aussi les abréger toujours par les drogues ...

      Serge Lemay

    • Sylvain Auclair - Abonné 29 octobre 2013 09 h 38

      Dans les dernières semaines de sa vie, mon père a pris de la morphine. Or, il souffrait quand même. De plus, la morphine a des effets secondaires. Il m'a demandé de l'achever. J'ai dû refuser.

      La douleur physique existe, la douleur morale aussi. Tant mieux pour vous si vous pouvez les supporter, mais ne demandez pas à tout le monde de souffrir pour vous.

    • Daniel Courville - Inscrit 29 octobre 2013 10 h 17

      «Imaginez les machinations criminelles de cette nouvelle génération à la morale élastique.»

      Ben oui, comme si les générations précédentes étaient des exemples de probité et de droiture morale. Parlez-en aux victimes de génocides à travers l'histoire...

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 29 octobre 2013 10 h 17

      M Laferrière, c’est votre droit le plus strict de refuser pour vous-même l’aide médicale à mourir.

      Cependant, vous n’avez pas le droit d’imposer votre point de vue aux autres malades et leur refuser cette aide.


      Votre référence aux années ’30 en Allemagne est ignoble. Les vrais tortionnaires sont les intégristes religieux qui laissent les gens mourir dans la douleur contre leur gré.

    • Christian Dion - Abonné 29 octobre 2013 10 h 26

      M.Laférrière, je suis juriste tout comme vous. J'ai 55 ans et à 36 j'ai appris
      que j'étais atteint de la sclérose en plaques forme progressive secondaire.
      À 40 ,jai dû arrêter la course à pied à laquelle je m'adonnais depuis 20 ans.
      À 47, la maladie faisant son oeuvre, j'ai été contraint de cesser de pratiquer le droit. Aujourd'hui, je me déplace difficilement avec une canne.
      Statistiquement, je devrais être confiné à un fauteuil roulant d'ici à ce que j'ais atteint l'âge de 65 ans. Mon neurologue m'a informé que la maladie me soustrayait environ 7 ans d'espérance de vie. Pour soulager mes douleurs et mon mal-être (spasmes musculaires, engourdissements dans les jambes etc.), de même que pour retarder la progression de la maladie, je m'injecte et absorbe quotidiennement une panoplie de traitements et médicaments dont les coûts avoisinent les 28,000.00$.
      Que me réserve l'avenir? Sans capacité légale d'interrompre mes souffrances à venir, je n'attenderai sûrement pas de ne plus être dans la mesure de ne plus pouvoir passer à l'acte et de me retrouver à la merci du système. Car je ne sais pas quel sera mon seuil de résiliance lorsqu'il n'y aura que ma tête qui fonctionnera.
      Ceci n'est pas du cinéma M. Laférrière.
      Maintenant, à ceux et celles qui s'objectent au projet de loi, je leur refuse ce droit de décider à ma place ce qui est bon ou non pour moi. Je m'inscrit aussi en faux contre tous ces dogmes et préceptes religieux tout aussi vaseux les uns que les autres véhiculés notamment par une bande de pharisiens(nes) qui se sont auto-proclamés(ées) détenteurs(trices) de la supposée seule vérité.

    • Patrick Lépine - Inscrit 29 octobre 2013 11 h 11

      Monsieur Laferrière, je pense comme vous, plusieurs ne voient pas, ou ne veulent pas voir ce qui se cache en dessous, mais effectivement la porte est grande ouverte pour les errements de toutes sortes avec cette loi.

      Je vous supporte, et je ne suis pas de l'opus dei, comme quoi parfois, la foi peut créer des communions spontanées.

      J'espère bien que d'autres personnes de bonne volonté prendrons une minute(au moins) de réflexion sur ce grave sujet.

    • Françoise Breault - Abonnée 29 octobre 2013 11 h 29

      J'ai une amie qui est morte dans des douleurs atroces du a un cancer du pancréas. Rien ne la soulageait. Sa soeur qui était contre toute forte d'aide à mourir, a changé d'idée en voyant les souffrances de sa soeur.

    • Sylvain Auclair - Abonné 29 octobre 2013 11 h 35

      Monsieur Lépine,
      C'est _maintenant_ que les errements sont possibles. Des médecins pratiquent l'euthanaisie sans aucun encadrement légal.

    • Pierre Rouve - Inscrit 29 octobre 2013 21 h 54

      M. Christian Dion, pour plusieurs raisons très personnelles, je suis très touché par votre commentaire. Si j'en crois le nombre de personnes qui vous ont donné leur appui, je suis bien obligé de conclure que plusieurs partagent votre point de vue aussi. Et seront/seraient prêt(e)s a à faire comme vous-même le projetez, si elle devaient se trouver dans une situation désespérée. L'allusion faite aux années 30 par Monsieur Laférière me fait tout simplement vomir.

      Je vous souhaite, à part celà, le meilleur pour vous même, aussi longtemps que possible.

  • Michel Lebel - Abonné 29 octobre 2013 02 h 46

    Pourquoi tout ce plat?

    Pourquoi faire tout un plat avec cette histoire? À ce que je sache, l'Opus Dei n'est pas une organisation illégale. À que ce que je sache également, toute personne au Québec peut manifester son opposition au projet de loi 52 et à l'euthanasie.


    Michel Lebel

    • Guy Chicoine - Abonné 29 octobre 2013 08 h 18

      Pourquoi n'affiche-t-elle pas ouvertement sa position clairement?
      Poser la question, c'est déjà y répondre, non ?

    • Rémi-Bernard St-Pierre - Abonné 29 octobre 2013 09 h 35

      Parce que je crois qu'ils devraient s'incrire en tant que lobbyistes, non?

    • Marc G. Tremblay - Inscrit 29 octobre 2013 09 h 44

      Surtout, si j'ai bien compris..., le projet de loi 52 n'imposera absolument rien aux individus qui "ne veulent simplement pas" se prévaloir des nouvelles possibilités que permettra la future loi de type "pro-choix".

    • Solange Bolduc - Abonnée 29 octobre 2013 09 h 59

      Tout à fait, M. Chicoine: quand on a rien à cacher....On alimente l'hypocrisie et le mensonge pour faire de la politique derrière le dos de la population, ce qui veut dire l'enchaîner de force, lui imposer une souffrance comme le Christ en croix, et pourquoi au juste ?

      Et je suis persuadée que s'il leur arrivait de souffrir du cancer il serait les premiers à demander l'aide à mourir dans la dignité !

      Leurre implacable !!

    • André-Jean Deslauriers - Inscrit 29 octobre 2013 15 h 13

      Michel Lebel - Inscrit
      29 octobre 2013 02 h 46
      Pourquoi tout ce plat?
      Pourquoi faire tout un plat avec cette histoire? À ce que je sache, l'Opus Dei n'est pas une organisation illégale.
      -------
      Si cette société n’est pas illégale, pourquoi vouloir à tout prix erster secrète, sinon pour pouvoir mieux infiltrer les organisations politiques et sociales.
      Une société secrète, ça n’inspire rien de bon, surtout l’Opus Dei.

    • Baruch Laffert - Inscrit 29 octobre 2013 18 h 32

      @André-Jean Deslauriers

      En quoi cette prélature est secrète? Ses membres ne portent pas de signes ostentatoires, devraient-ils en porter? Les sites web où l'Opus Dei se décrit et présente son oeuvre devraient-ils fermer?

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 30 octobre 2013 04 h 44

      Je crois qu'on a compris M. Lebel : tant que c'est «légal» !

      Que se soit juste n'a rien à y faire !

      Comme je l'ai dis ailleurs : Les experts ont tous un oeil crevé !

      PL

  • Josette Allard - Inscrite 29 octobre 2013 05 h 55

    Franco et

    L'opus Dei était très près du régime franquiste en Espagne. Çâ fait peur rien que d'y penser.

    • Rodrigue Guimont - Inscrit 29 octobre 2013 10 h 26

      Il ne faut pas négliger les influences occultes auprès des politiciens.

      L’actuel préfet de la Congrégation pour les évêques et le président de la Commission pontificale pour l'Amérique latine le québécois Marc Ouellet est très près de Frederick Dolan, grand vicaire régional de l’Opus Dei pour le Canada, dont le siège social est situé à Montréal.

      Le modus operandi du recrutement se fait ordinairement chez les classes dirigeantes, autour des universités, dans les endroits susceptibles de receler quelques pouvoirs sociétaux.

      Cette «association» rôde également autour du Parlement d’Ottawa par des conférences et des mises en candidature de député (es). Voir l’article d’Hélène Buzzetti http://www.ledevoir.com/politique/canada/289759/op

      Pourquoi ce serait-il différent à l’Assemblée nationale?

  • Luciano Buono - Abonné 29 octobre 2013 06 h 43

    Pas de signes, mais...

    Pas toujours besoin d'avoir des signes ostentatoires pour etre un radical religieux.

    • Richard Swain - Abonné 29 octobre 2013 08 h 54

      Voilà ce qui est bien dit !

    • Patrick Lépine - Inscrit 29 octobre 2013 11 h 15

      Vous savez, je savoure toujours avec plaisir un Big Mac de temps en temps, pourtant je ne suis pas inscrits comme lobbyiste pour Mcdo... Et s'il se trouve d'autres consommateurs de mcdo qui s'opposent à ce projet de loi, appartiennent-ils à un lobby?

      Voilà pour les sombres projets de l'opus dei...

      Maintenant, pour ceux qui ont une communauté de foi, il y a des sujets sensibles, sur lesquels il est très possible que nous partagions les même idées.

    • Sylvain Auclair - Abonné 29 octobre 2013 11 h 46

      Monsieur Lépine,
      Si vous étiez membre d'une association de consommateurs de McDo, qui s'engagent à fréquenter ce fast-food, et seulement celui-là, tous les jours de la semaine, et que vous participiez à une commission parlementaire sur une politique d'alimentation pour les écoles du Québec, là, votre adhésion à ce club serait une information utile.