La grève à la SÉPAQ est terminée, mais les négociations se poursuivent

Des manifestations se sont tenues samedi près de plusieurs parcs nationaux.
Photo: Mathieu Dupuis Des manifestations se sont tenues samedi près de plusieurs parcs nationaux.
Après un arrêt de travail d'une journée, les employés des 22 parcs nationaux de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) sont de retour au travail, bien qu'une entente n'ait toujours pas été conclue.

La nouvelle a été annoncée par la SÉPAQ en milieu de soirée samedi.

Dans un bref communiqué publié vers 21h30 samedi, Lucie Boulianne, porte-parole de l'organisme, a fait savoir que les négociations se poursuivaient normalement et que la SÉPAQ souhaitait conclure une entente au cours des prochaines rencontres déjà prévues entre les parties.

Le personnel des 22 parcs nationaux, représenté par le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), avait déclenché un débrayage général samedi matin à 6h. Ces employés sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre dernier. Un mandat de grève avait été voté à 88 %.

Le syndicat estimait que le recours au débrayage était devenu l'ultime moyen de pression pour faire bouger l'employeur, ajoutant qu'il y avait «absence de progrès» à la table de négociation.

Des manifestations se sont tenues samedi près de plusieurs parcs.

Tentant de se faire rassurants, les responsables de la SÉPAQ avaient indiqué, dans un bref communiqué sur leur site internet, que leurs établissements, y compris le réseau des parcs nationaux [...], étaient ouverts au public et [...] que toutes les réservations d'hébergement, incluant les campings, étaient honorées normalement.

Toujours d'après le même document, «il était toutefois possible que certains services offerts par les établissements visités soient perturbés, notamment ceux concernant la restauration et la location d'équipement».

Les quelque 700 employés de la SÉPAQ gagnent en moyenne 14 $ par heure. L'employeur leur offre une hausse de quatre pour cent en cinq ans. Le syndicat demande une augmentation au moins équivalente à celle du coût de la vie, soit d'environ 2 % par année.

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