Électrification des transports - Inconfort autour de la proximité de Pierre Karl Péladeau

L'homme d'affaires Pierre Karl Péladeau à été admis à un comité restreint du Conseil des ministres présidé par Pauline Marois.
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir L'homme d'affaires Pierre Karl Péladeau à été admis à un comité restreint du Conseil des ministres présidé par Pauline Marois.

Québec — Pierre Karl Péladeau a obtenu un « traitement royal », estime Françoise David, qui réagissait jeudi à la présence de l’homme d’affaires à un comité restreint du Conseil des ministres présidé par Pauline Marois.

 

« Je m’interroge vraiment sur la présence de Pierre Karl Péladeau, a soutenu la députée de Québec solidaire. Ça commence à être pas mal intime comme relation. Moi, j’aimerais ça un petit peu plus de distance. »

 

À la CAQ, Gérard Deltell semblait également avoir un petit malaise avec la présence de PKP au comité sur l’électrification des transports. « Évidemment, ça pose toujours la question de M. Péladeau, baron de presse, tout ça. Bon, ça, c’est une autre affaire. » Refusant de préciser sa pensée, il a toutefois reconnu que « ça coule de source » que le président du conseil d’administration d’Hydro-Québec soit au fait d’un projet d’électrification des transports.

 

La première ministre Pauline Marois s’est défendue d’accorder un traitement de faveur à celui que certains voient déjà comme un candidat du PQ, affirmant que c’était sa façon d’impliquer les différents partenaires. « Non seulement M. Péladeau a participé à une réunion, il a participé à deux réunions, et ça pourrait arriver qu’il participe encore à d’autres réunions parce que pour électrifier nos transports, j’ai besoin de la collaboration étroite d’Hydro-Québec. »

 

Le vice-premier ministre, François Gendron, était également de cet avis. « C’est normal que des personnes qui servent l’État à des postes stratégiques viennent parfois enrichir la réflexion d’un comité ministériel. » L’adjoint parlementaire à la première ministre en matière d’électrification des transports, Daniel Breton, s’est pour sa part braqué lorsque des journalistes lui ont demandé ce que PKP apportait à ce comité. « Le spécialiste, c’est moi », a-t-il répondu.

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