Commission Charbonneau - Les audiences sont suspendues

Ken Pereira poursuivra son contre-interrogatoire.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Ken Pereira poursuivra son contre-interrogatoire.

Une vilaine chute de Ken Pereira force l’interruption de la commission Charbonneau pour trois jours.

 

Les audiences reprendront mardi, au lendemain du congé de l’Action de grâce, avec la suite de son contre-interrogatoire.

 

Vers 7 h mardi matin, l’ex-délégué syndical de la FTQ-Construction (FTQ-C) est tombé chez lui, en l’absence de témoins. Il a subi un traumatisme crânien.

 

Un policier chargé de l’escorter s’est rendu compte qu’il était mal en point au moment de le conduire à la commission. Il avait une contusion à l’arrière de la tête et il vomissait.

 

M. Pereira a été conduit à l’hôpital, si bien que la commission a interrompu ses travaux, initialement pour la journée de mardi. En fin de journée, le porte-parole de la commission, Richard Bourdon, a annoncé la suspension des audiences jusqu’au mardi 15 octobre.

 

« Suite à la chute accidentelle de monsieur Kenneth Pereira tôt ce matin, ce dernier a subi un traumatisme crânien dont le grade ne peut encore être évalué. Son médecin traitant l’a en conséquence mis au repos jusqu’au lundi », a fait savoir M. Bourdon par communiqué.

 

Les commissaires ont pris connaissance du dossier médical de M. Pereira. Ils ont opté pour la suspension des audiences jusqu’à mardi.

 

Contre-interrogatoire

 

M. Pereira reprendra alors son contre-interrogatoire aux mains d’André Dumais, l’avocat du Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (l’International). M. Pereira a été congédié de son ancien syndicat. Sa plainte devant la Commission des relations du travail (CRT) a été rejetée en raison de son manque de crédibilité.

 

Les avocats de la FTQ et du Fonds de solidarité de la FTQ ont l’intention de mener un contre-interrogatoire serré pour ébranler la crédibilité de Ken Pereira. Le mécanicien industriel a reproché au président de la centrale, Michel Arsenault, d’avoir fermé les yeux sur les liens de l’ex-patron de la FTQ-C, Jocelyn Dupuis, avec la mafia et les Hells Angels.

 

Selon M. Pereira, Michel Arsenault voulait éviter à tout prix que le scandale des fausses factures de Jocelyn Dupuis éclate en public. À sa demande, Ken Pereira a contacté les délégués syndicaux de la FTQ-C un à un pour les convaincre de montrer la porte à M. Dupuis. Celui-ci a finalement quitté la centrale en septembre 2008. M. Pereira a finalement révélé l’existence de ses notes de frais aux médias, et M. Dupuis a été accusé de fraude.