La Charte de l’inconfort collectif

Manifestation, à Montréal, contre la Charte des valeurs québécoises. Le projet du Parti québécois force les Québécois à choisir entre leurs convictions profondes, en abandonner une au profit d’une autre ou dire que l’égalité hommes-femmes prime la liberté de religion.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Manifestation, à Montréal, contre la Charte des valeurs québécoises. Le projet du Parti québécois force les Québécois à choisir entre leurs convictions profondes, en abandonner une au profit d’une autre ou dire que l’égalité hommes-femmes prime la liberté de religion.

Avant même d’être née, la Charte des valeurs soulève colères et passions, sème la zizanie au sein des féministes, des souverainistes et même des musulmans, dont les rangs sont plus que jamais divisés. Dans un Québec modéré, allergique aux extrêmes, comment expliquer une telle polarisation de l’opinion publique ? Le Devoir sonde les sources de cet inconfort collectif.

 

Incohérence, incompréhension, précipitation : les diagnostics abondent pour expliquer le clivage et l’effervescence du débat créé par le projet de Charte des valeurs du Parti québécois. Mais le plus grand écueil semble être le mur auquel se sentent acculés plusieurs Québécois, appelés à limiter l’exercice de certains droits, pour en faire valoir d’autres. La Charte dérape sur le terrain mouvant de la hiérarchisation des droits, une mission impossible que les cours de justice commencent à peine à relever.

 

Depuis des semaines, la publicité diffusée pour promouvoir la Charte des valeurs québécoises réitère sa rengaine. « Synagogue. Église. Mosquée. Sacré. Égalité hommes-femmes, neutralité de l’État. Tout aussi sacré. » En théorie, tout semble s’équivaloir. Les valeurs des uns sont aussi importantes que les valeurs des autres. Mais en réalité, sur le terrain, le portrait est tout autre, comme l’a démontré cette semaine la réaction épidermique des hôpitaux et des centres de la petite enfance, confrontés à l’éventualité de devoir se priver d’employés compétents ou les congédier pour cause de symboles religieux ostentatoires.

 

Hiérarchiser les valeurs

 

Ce paradoxe profond, celui d’une Charte porteuse de valeurs où les droits n’ont pas tous voix égale au chapitre, c’est là le principal talon d’Achille du projet gouvernemental, pensent plusieurs experts consultés par Le Devoir.

 

« En marketing social, on ne peut pas hiérarchiser les valeurs, en abandonner une au profit d’une autre ou dire que l’égalité hommes-femmes prime la liberté de religion. Ce serait comme dire aux gens que la lutte contre le cancer est plus importante que la sécurité sur les routes. Ça ne passe pas », avance Christian Desîlets, spécialiste de la publicité sociale et professeur agrégé au Département d’information et de communications de l’Université Laval.

 

Le gouvernement a posé le pied sur un terrain miné en opposant dans son projet les valeurs fondamentales, profondément partagées par plusieurs Québécois, que sont la liberté de religion et l’égalité hommes-femmes.

 

« Ça crée une situation intolérable dans la mesure où toutes ces valeurs priment dans notre société. Opposer des valeurs dans un message, c’est éminemment explosif. Et négocier les valeurs sur la place publique, c’est une mission impossible. »

 

Le pouls de l’opinion publique semble lui donner raison. Si 52 % des Québécois se disent favorables à la Charte du ministre Drainville (Sondage Crop/The Gazette, 23 septembre), pas moins de 62 % d’entre eux s’opposent à ce que des employés portant des signes religieux ostentatoires perdent leur emploi (Ipsos-Reid/The Globe and Mail, 1er octobre). Comme les féministes, tiraillées entre le rejet d’un symbole de l’asservissement féminin au sein de l’État et l’éventualité de bloquer l’accès à l’emploi à une catégorie de femmes, plusieurs Québécois ne parviennent pas à réconcilier une chose et son contraire.

 

Allergiques aux chicanes, les Québécois se rebiffent souvent devant des politiques suscitant des clivages sociaux. « Au Québec, on aime les positions modérées, à cheval entre deux lignes. En plus, on suppose que la laïcité doit soulever autant de passion et de respect que les religions. Or, la laïcité n’est pas une valeur claire. Les gens ne sont pas « passionnés » par la laïcité. Mais bien des gens sont prêts à se battre pour la liberté religieuse », pense-t-il.

 

Laïcité 101 ?

 

Si l’on assiste à un tel clivage dans l’opinion, c’est que le débat s’effectue sur des bases essentiellement émotives et non sur des bases rationnelles. John Parisella, ex-stratège du Parti libéral, aujourd’hui professeur à HEC, estime que toute politique publique doit s’appuyer sur une réalité partagée et comprise par la population. « Il faut qu’il y ait un lien entre la compréhension du problème et la solution proposée. Tant que le problème n’est ni compris ni ressenti par tous, toute solution politique sera perçue de façon subjective », avance-t-il.

 

Ce fin connaisseur de la politique américaine rappelle que le projet d’assurance maladie américain a mis des décennies à susciter l’adhésion d’une majorité d’Américains. « C’est sur l’échiquier politique depuis le début du siècle. Un premier mouvement s’est fait avec Medicaid et Medicare en 1965, un projet plus large proposé par Clinton a échoué en 1995. Ça a pris toutes ces années pour quantifier le problème, trouver des solutions, des compromis, et l’Obamacare continue de faire jaser. » Dans le dossier de la Charte de la langue française, « tous les partis s’entendaient sur le principe de la survie de la langue française au Québec »,renchérit-il.

 

Un regard rétrospectif porté sur d’autres grands projets et réformes politiques de l’histoire québécoise amène Yves Martin, sous-ministre de l’Éducation dans le gouvernement libéral des Daniel Johnson (père) et Robert Bourassa et conseiller politique des chefs péquistes Lucien Bouchard et Bernard Landry, à dire que les grandes réformes ne se font pas sans chantiers majeurs.

 

« Quand on a voulu démocratiser l’éducation, Paul Gérin-Lajoie a fait le tour du Québec pendant des mois pour susciter l’adhésion à son projet. Même chose pour le projet de nationalisation de l’électricité de René Lévesque. Le ministre Drainville et la première ministre Marois n’ont pas encore fait l’effort de joindre la population pour la convaincre de la nécessité de s’affirmer en tant qu’État laïque. Le succès d’une politique découle de l’évidence de sa nécessité », dit ce pionnier de la Révolution tranquille.

 

Cohérence, cohérence

 

En brouillant le message, la Charte prête d’autant plus flanc aux critiques. Prêcher la laïcité de l’État et voler dans la même phrase au secours du crucifix de l’Assemblée nationale sème la confusion chez le public, juge Pierre Drouilly, sociologue et professeur associé au Département de sociologie de l’UQAM. « On ne peut pas vendre n’importe quoi à l’électorat. On voit d’ailleurs que même chez les francophones, majoritairement favorables au projet, l’appui s’est tassé au fil des semaines. Mais comme le temps compte et que des élections sont dans l’air, on a précipité les choses. »

 

Une attention médiatique hors du commun

Depuis que le sujet de la Charte des valeurs a fait irruption dans la sphère publique à la mi-août, l’espace qu’il occupe dans les médias ne se dément pas. Selon Influence Communications, la fameuse Charte s’est hissée au premier rang du top 5 des sujets les plus médiatisés au Québec depuis le 20 août, moment où l’attention accordée à la tragédie de Lac-Mégantic s’est lentement résorbée. La Charte a même accaparé presque 10 % de l’espace médiatique à la mi-septembre, ce qui est largement supérieur aux 3, 4 ou 5 % de couverture que génèrent plusieurs événements majeurs. Dans le lot des 40 000 nouvelles couvertes chaque année, seulement 250 occupent plus de 1 % de l’espace médiatique. Le même engouement se vérifie chez nos propres lecteurs. Depuis le 1er septembre, 16 des 20 textes les plus lus sur LeDevoir.com portent sur la Charte des valeurs. À la fin septembre, l’icône regroupant la totalité de nos textes consacrés à ce sujet avait été cliquée 32 000 fois… et la tendance se poursuit.

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97 commentaires
  • Nephtali Hakizimana - Inscrit 5 octobre 2013 03 h 15

    L'appui ne s'est pas tassé, elle se cristallise!

    Vous affirmez que "l’appui s’est tassé au fil des semaines"? Je me permets de vous dire que non au contraire. Cet appui devient plutôt une force tranquille qui n'attend plus que l'on passe à la concrétisation du projet de société.
    Des clivages? Je crois que non. Des débats? Oui! Et qu'il y en ait encore et plus... pour le bien de la démocratie.

    Nephtali H.

    • Cyril Dionne - Abonné 5 octobre 2013 08 h 32

      Et je suis d'accord avec vous M. Hakizimana. L'appui est toujours là et on a l'impression qu'il s'intensifie pour la charte des valeurs québécoises.

      Aussi, pour les sondages, on retrouve souvent des questions qui ne sont pas claires et plus souvent qu'autrement, contradictoires. Poser les bonnes questions sans que ceux qui y répondent, se sentent obligés de suivre cet angélisme aveugle que certains professent envers la banalité du port du voile, de peur de se faire traiter de racistes et de xénophobes.

      Et curieusement, on retrouve cette même peur de passer pour des racistes dans les communautés anglo-saxonnes du ROC lorsque ceux-ci font face au même type de questionnement. Plus de la moitié de ceux-ci, ne croient pas à la sauce multiculturaliste canadienne promulguée par le gouvernement fédéral.

    • Clyde Paquin - Inscrit 5 octobre 2013 10 h 00

      Plus les gens y pensent, plus la charte a des supporteurs. C'est qu'il faut un certain temps de réflexion pour y réaliser le bon sens. Je suis d'ailleurs pas mal persuadé qu'il y a davantage de gens informés pour la charte, et que ceux qui ne s'y intéressent pas vraiment, ou qu'en regardant les premières pages du Journal de Montréal, sont contre. Tous les mensonges, l'hypocrisie et la manipulation de ceux qui écrivent contre la charte se retrouvent dans ce texte : "confrontés à l’éventualité de devoir se priver d’employés compétents ou les congédier pour cause de symboles religieux ostentatoires" ou "pas moins de 62 % d’entre eux s’opposent à ce que des employés portant des signes religieux ostentatoires perdent leur emploi" SVP, pouvons-nous arrêter de déformer les choses?! Bien sûr que 62% des gens ne veulent pas que personne ne perde son emploi?! Et le chiffre est vraiment très faible si l'on considère que 38% veulent que ceux portant des signes ostentatoires perdent leur emploi. La vérité ici c'est qu'il ne s'agit pas de congédier des gens. La charte de dit pas "nous congédirons ceux qui portent des signes ostentatoires, la charte dit qu'elle interdit les SIGNES OSTENTATOIRES, eux-mêmes. Elle n'interdit rien à personne, elle interdit des objets. Tout le chemin mental que vous faites en interprétant qu'il faudra congédier des gens ou interdire l'accès à l'emploi de plein de femmes repose sur le fait que vous tenez pour acquis qu'aucun ou aucune d'entre eux ne choisira de le retirer sur les lieux de leur travail, qu'ils seront à ce point intégristes qu'ils refuseront un travail pour ne pas enlever leur objet de culte pendant quelques heures par soucie de neutralité, de bien commun, par éthique, parce qu'ils représentent l'État. Prendre leur intégrisme pour acquis c'est supporter l'intégrisme, alors que certains le seront bien moins que vous pouvez l'être dans leur défense.

    • Pierre Bélanger - Inscrit 5 octobre 2013 11 h 13

      Quand je vois toutes ces réactions de la part des mulsulmans je pense qu'on n'a pas de leçon à revevoir. Le Québec est un état libre rattaché au Canada par le biais d'une féfération démocratique.
      A tite de comparaison : pour être citoyen israélien il faut être de confession juive, dans plusieurs pays arabes on ne peut même pas posséder une bible... alors, nous on en décidera démocratiquement.
      Ici tout le monde peut professer sa foi librement.

    • M D - Inscrit 5 octobre 2013 11 h 23

      Je suis d'accord avec vous, plus on en parle de la charte, plus la conviction qu'il faut que nos services publics soient neutres s'enracine. Le modèle de certains de nos intellectuels canadiens est l'Angleterre. Alors que le reste de l'Europe est en train de mettre un frein à la religion à toux prix, l'Angleterre s'est accrochée à la liberté dans sonn sens le plus large. Pourtant, tout change là bas également, voici un texte d'une journal français décrivant un changement majeur des anglais face à l'Islamisation :
      "Si l'interdiction en 2010 du port du voile intégral en public en France avait choqué une large partie des Britanniques qui y voyaient une atteinte à la liberté d'expression, l'opinion publique semble avoir beaucoup évolué depuis. Selon un sondage YouGov publié dans The Times fin septembre, 66 % se déclarent désormais en faveur de l'interdiction du voile intégral en public, 25 % d'entre eux allant même jusqu'à se prononcer pour une interdiction totale du port du foulard islamique en public. 76 % souhaitent l'interdiction du foulard islamique à l'école" (source: Lepoint.fr).
      Au fond, peut-être qu'au Québec on a pas besoin d'être submergés par les problèmes pour réagir?

    • Michel-Jacques Verret - Inscrit 5 octobre 2013 15 h 41

      UN appui. UN.

      Et IL fond.

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 6 octobre 2013 08 h 00

      Mme Isabelle Paré,

      Je me permet d'être en désaccord avec l'esprit et la lettre de votre article.

      Votre article dépeint un tableau négatif et pessimiste de l'effervescence suscitée par la Charte.

      Vous parlez d'inconfort collectif, comme si la société québécoise était en crise. Pour beaucoup de monde, j'appellerais plutôt ça un soulagement collectif de pouvoir enfin se parler dans le «cass» sans se taper dessus sur un sujet d'actualité pas seulement ici mais aussi partout où l'immigration a cours.

      Je trouve aussi fascinant que nous fassions ce débat et assumions le fait d'être en désaccord. Nous exorcisons, en quelque sorte notre peur de la chicane.

      Tout cela est vrai pour les diverses personnalités qui ont exprimé leur points de vue (Parizeau, Bouchard, Rocher, Lamonde) et pour les citoyens de notre peuple qui envahissent les divers médias.

      Il faut être enthousiaste devant un tel remue-méninge. C'est le meilleur signe qu'il était grand temps qu'on le fasse.

    • Gilles Théberge - Abonné 6 octobre 2013 08 h 38

      @ Monsieur Dionne Cyril. À propos des sondages, je pense comme vous que parfois certaines questions posées sont curieuses. Les sondages c'est comme les études. Il faut toujours se demander qui les commande pour trouver la genèse des questions posées...

      C'est certain que quand la Gâzette et La Presse commandent un sondage, c'est qu'ils veulent tel résultat. Et donc les questions posées sont en conséquences.

  • Matthieu Jean - Inscrit 5 octobre 2013 05 h 14

    Dites-moi quelqu'un!

    " Prêcher la laïcité de l’État et voler dans la même phrase au secours du crucifix de l’Assemblée nationale sème la confusion chez le public" sic

    Y a-t-il une âme charitable qui peut m'expliquer qui vole au secours du crucifix, et comment?

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 5 octobre 2013 07 h 59

      Je voudrais bien vous l'expliquer... mais je crois que c'est impossible. C'est un peu comme quand Marois, juste avant sont élection comme première ministre incluait sans rire le sapin de Noël comme faisant partie de notre patrimoine, et pourquoi pas le père noël en personne?

      Cette affaire de crucifix, c'est à d'y rien comprendre, d'autant que Marois se serait dit athée...

      Peut-être qu'un Martien, si jamais on en rencontre un, après nous avoir observer de là haut pourrait y arriver?

      Effectivement, à mon avis il n'y a pas un organisme ou une personne d'influentce qui a volé à son secours mais si on se fie à Drainville (dans les circonstances c'est beaucoup se demander), il y aurait une petite possibilité qu'il déménage. Ouf...

    • François Thivierge - Inscrit 5 octobre 2013 09 h 39

      D'accord, déplaçons-le, ce crucifix et mettons-le dans une autre salle que celle où ont fait les lois. Là n'est pas le plus grand problème.
      Le plus grand problème, pour moi qui ai vécu la Révolution tranquille, est de voir que des femmes comme madame Paré ne voient pas le fond des choses: une charte prônant un état laïque, prônant l'égalité des femmes et prônant la neutralité de ceux et celles qui travaillent pour l'état du Québec, ce seulement pendant les heures où ils ou elles sont en fonction.
      En passant, celles qui disent porter le voile par choix, si elles sont employées par l'état, elles ont donc le choix de l'enlever pendant leurs heures de travail.
      Calmons-nous: il y aura transition. Celles qui travaillent actuellement pour l'état pourront continuer de porter leur symbole ou leur discours religieux sur la tête. Mais les nouvelles employées l'enlèveront, c'est tout simple. Où est la torture ?
      De plus, souvenons-nous bien que l'organisateur en chef contre la charte, M. Charkaoui, criant au martyr, est le même homme qui prône la charia, un système de justice islamique qui n'a rien à voir avec les valeurs des Québécoises.
      En ce sens, oui, madame Paré, il y a des degrés dans les droits.
      Moi, comme 60% des Québécois, je mets mes culottes: j'opte pour un état laïque, égalitaire et neutre.
      Je dis même que les nouveaux arrivants ont, eux aussi, des devoirs envers l'état qui les accueille. Quelle torture...

    • Claude Champagne - Inscrit 5 octobre 2013 09 h 49

      Permettez-moi Mme Massicotte, c'est de votre droit de ne pas aimer Mme Marois pour des raisons qui vous appartienne, Mme la première ministre, Mme Marois est au service du Québec depuis trente ans. Vous dites << quand Marois >> ,Mme Massicotte, merci de m'avoir lu. Monsieur Jean, je suis entièrement d'accord avec vos commentaires et questions, merci.

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 5 octobre 2013 11 h 07

      À Mme Massicotte.

      Je vais employer le même ton que vous. Massicotte de toute évidence, est bien plus préoccupée à haïr le Parti québécois qu'à se poser des questions sensées sur la charte.

      Massicotte est complètement dans les patates avec son sapin de Noël, son père Noël et ses martiens.

      Le commentaire de Massicotte est complètement inutile dans ce débat.

    • Michel-Jacques Verret - Inscrit 5 octobre 2013 15 h 53

      Le PQ.

      Purement et simplement.

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 6 octobre 2013 05 h 44

      À M. Paquin

      J'ai rarement vu quelque chose d'aussii drôle ici. De l'humour involontaire, quoi. "Elle (la charte) n'interdit rien à personne, elle interdit des objets." Ben oui...

      Dans la société québécoise et... canadienne, le port d'arme est inderdit, mais qu'est-ce qui arrive si une personne se promène avec une arme à feu la main? Elle se fera arrêté illico, même avec un permis, peut-être même qu'elle sera-t-elle mise en joug. Il en va de même avec la charte: contrairement à ce que vous dites ce n'est pas l'objet qui est interdit: textuellement c'est le port de signe ostentatoire qui sera interdit, exactement comme c'est dit pour les armes. La personne qui s'obstinera à le porter sera sans doute avisée et si elle continue elle sera menacée de congédiement puis on passera à l'acte. C'est ce qui est prévu sinon se serait du plus grand ridicule.

      Mais c'est sans tenir compte du retrait qui sera demandé par toutes les institutions visées, car dans la gestion de cette loi sans queue ni tête Montréal et ses höpitaux, collèges, université, etc, pourront demander une exception de cinq ans renouvelable!!! Évidemment, tout le monde sait que c'est à Montréal qu'il y a le plus d'immigrants et d'institutions. C'est le monde à l'envers: on pond un projet de loi, on s'astine, on s'insulte on manifeste tout autour mais au final elle ne sera jamais appliquée. Tu parles! Il est d'ailleurs étonnant de voir que les pro charte ici ne s'expriment pas sur cet aspect bouffon qui, quoi qu'il arrive de la charte, passera à l'histoire. Et comme pour certains aspects, certaines conséquences de la charte elle-même ceux qui l'appuient ferment les yeux et font semblant de ne rien voir.

  • normand carrier - Inscrit 5 octobre 2013 06 h 45

    Chaque décision crée de l'inconfort ....

    Chaque loi et décision crée de l'inconfort ou du mécontentement ... Allons -nous décider de rien faire pour que tous soit heureux .... Il y a des débats qui doivent se faire et balayer le tout sous le tapis comme les libéraux l'ont fait avec Bouchard-Taylor serait une erreur magistrale ... Il y a une forte participation et il faut s'en réjouir .....

    • Michel Gagnon - Inscrit 5 octobre 2013 09 h 32

      En effet...
      Lorsqu'on a aboli l'esclavage, on a suscité beaucoup d'inconfort et de mécontentement. Aurait-il été préférable de ne pas l'abolir?
      Lorsqu'on a accordé le droit de vote aux femmes, on a suscité beaucoup d'inconfort et de mécontentement. Aurait-il été préférable de ne pas l'accorder?
      Ces grands changements de société demandent du temps et beaucoup de discussions. Mais on ne peut attendre un consensus parfait avant de procéder à ces changements qui susciteront toujours de l'inconfort et du mécontentement. Il en est de même pour l'émancipation d'une société à l'égard de la religion. Le Québec a fait un grand bout de chemin à ce niveau depuis la Révolution Tranquille. Il ne faudrait quand même pas revenir en arrière de peur d'être perçus comme intolérants. A-t-on si honte de l'évolution de notre société?

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 5 octobre 2013 11 h 26

      À M. Champagne je vous permet de me critiquer autant que vous le désirez nous sommes libres l'un et l'autre.

      Je n'ai rien contre Mme Marois, et lorsqu'elle s'est présentée contre M. Boisclair ou vice et versa, j'ai repris ma carte de membre du P. q., abandonnée lors du "Beau risque" de Lévesque, pour pouvoir voter pour elle, mais je m'en suis départie lors de l'affaire Péladeau/Labaume, alors qu'elle exigeait de tous ses députés qu'ils votent pour cette entente, ce qui n'était aucunement nécessaire, Charest était majoritaire. Il y a chez elle un petit côté dictatorial que je n'arrive pas à comprendre, et puis... est-elle vraiment indépendantiste? Je me permet d'en doute un peu, et je la trouve difficile à suivre.

      Mais quand on parle du général de Gaule, on dit de Gaule, quand il est mort, ce que j'ai appris avant même de sortir du lit, j'ai crié à mon mari "de Gaule est mort! - et j'avais les larmes aux yeux, alors ne voyer aucun mépris si j'écrit Marois, c'est son nom!

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 5 octobre 2013 14 h 01

      Réponse à M. Thivierge

      Ce passage de votre commentaire est passablement dérangeant "une charte prônant un état laïque, prônant l'égalité des femmes et prônant la neutralité de ceux et celles qui travaillent pour l'état du Québec, ce seulement pendant les heures où ils ou elles sont en fonction.
      En passant, celles qui disent porter le voile par choix, si elles sont employées par l'état, elles ont donc le choix de l'enlever pendant leurs heures de travail.

      Ha bon.. et la Kippa, et le machin sikh? Mais c'est la fin de ce commentaire qui cloche surtout... Si ces femmes, employées de l'état, le portent par choix, elles ont donc le choix de l'enlever pendant leurs heures de travail!!! Autrement dit, si elles le portent par convictions elles doivent renoncer à leurs convictions personnelles, mais si c'est la volonté de leur mari elles doivent lui obéir... même quand il n'est pas là?? Pourtant dans ce cas elles n'auraient qu'à l'enlever au vestiaire à l'arrivée, et le remettre avant de partir. Mais qui va laisser ses convictions profondes au vestiaire pour huit ou dix heures repas inclus? Sûrement pas vous ni moi...

      Vrai que les signes politiques sont interdit, mais ça n'empêche personne de parler politique en période électorale, et même présentement sans doute. Pas devant la clientèle bien sûr, mais... Je le sais pour avoir travaillé à l'impôt fédéral.

      Cela dit, êtes vous vraiment conscient de ce que votre propos sous-entend?

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 5 octobre 2013 18 h 24

      Réponse à M. Maillhot

      Ne venez pas me dire que vous employez le même ton que moi: je n'ai jamais parlé de haine, utilisé d'insulte ou trahi les propos de qui que ce soit.

      Ce que j'ai raporté au sujet de l'arbre de Noël je l'ai pris dans les pages du Devoir très exactement, alors que la première ministre contredisait Mme Benhabib qui se présentait pour le P. q., et se positionnait contre l'emplacement de ce crucifix. Pour le reste je constate que vous n'avez pas tellement le sens de l'humour, ni de la démocratie, mais vous n'êtes pas le seul.

      Je n'arrive pas à comprendre pourquoi plusieurs péquistes (dont Mme Bolduc sur un autre forum que celui-ci) accusent tous ceux qui ne sont pas en faveur de la charte d'haïr le P. q. ou Marois. On croirait que vous (au pluriel) voulez instaler ici un genre dictature élue où tout le monde devrait penser pareil. Hallucinant!

      Pour ce qui est de dire Marois plutôt que Mme Marois: ben... on dit bien Obama, Harper et Hollande. Pourquoi je ne pourrais pas dire Marois? Parce que ce n'est qu'une femme? - donc si fragile. Je suis certaine qu'elle-même ne s'en offenserait pas.

      Mais il faut vraiment être en peine d'arguments...

  • Guy Lafond - Abonné 5 octobre 2013 06 h 52

    Marketing social et hierarchisation des valeurs


    Nos premières valeurs:

    De l'air pur;

    De l'eau cristalline;

    Une première langue officielle et une deuxième langue officielle;

    Des hivers normaux (pas de variations de températures en dents de scie car le poids de la neige mouillée est excessif et trop lourd pour les toits de maison);

    Des familles épanouies et contantes de vivre au Québec, un des plus beaux jardins de la Terre.

    ;-)

    • Pierre Bélanger - Inscrit 5 octobre 2013 11 h 06

      Bien sûr je suis d'accord avec vous, qui peut être contre la vertu. Mais pour y arriver il nous faudra continuer de se battre chaque jour pour un Québec laic et indépendant.
      :-)

  • Denis Paquette - Abonné 5 octobre 2013 07 h 38

    Des gens qui auraient besoins de soins

    Le probleme ce n'est pas les religions mais les type de religions, je dirais meme que ca dépend souvent de celui qui la professe, je dirais même qu'il y a des gens qui sont des catastrophes,je me souviens d'un curé qui était un vrai fou qui terrorisait tout le monde, des gens dont la régression est la regle, des paranos qui voient du mal partout, des gens qui aurait besoin de soins