ON: St-André renonce à la chefferie en plein débat

Sherbrooke – Le deuxième débat des candidats à la direction d’Option nationale (ON) s’est amorcé par un coup d’éclat samedi à l’Université Sherbrooke.

 

D’entrée de jeu, Jean-Claude St-André a annoncé qu’il se retirait de la course à la direction afin de se consacrer entièrement au prochain scrutin provincial qui lui apparaît probable le 9 décembre.

 

M. St-André, un ancien député péquiste de L’Assomption, a affirmé qu’il voulait être cohérent avec la proposition en ce sens qu’il avait lancée trois jours plus tôt. Il a de nouveau invité le candidat Nic Payne à faire de même, tout en y apportant un élément nouveau, soit de se ranger, tout comme lui, derrière Sol Zanetti afin de lui laisser la voie libre pour en faire le prochain chef d’Option nationale.

 

L’annonce a semblé surprendre tout le monde dans la salle, y compris M. Zanetti, un enseignant de philosophie au collégial.

 

Refus des deux candidats

 

MM. Payne et Zanetti ont immédiatement balayé du revers de la main l’invitation de M. St-André.

 

Le candidat Payne, un ex-commentateur politique, a reconnu que des élections générales tenues à cette période représenteraient un gros défi pour son parti. Par contre, il ne croit pas que l’arrêt de la course à la direction d’Option nationale, déjà bien amorcée, puisse aider son parti dans les circonstances.

 

Un avis qu’a dit partager M. Zanetti, qui a d’ailleurs invité M. Payne à rester dans la course. Le candidat Zanetti a affirmé que c’est aux membres du parti de choisir leur chef.

 

Interrogé par La Presse canadienne après le débat, Jean-Claude St-André a refusé de commenter la décision de ses deux anciens rivaux. Il a cependant déclaré vouloir demeurer au sein du parti.

 

Par ailleurs, le parti n’a pas l’intention de mettre fin à la course. « Les raisons évoquées par M. St-André ne sont toutefois pas suffisantes pour remettre en question la pertinence de la course », a déclaré la chef intérimaire d’Option nationale, Nathaly Dufour.

 

Option nationale n’a plus de chef depuis la démission de son fondateur, Jean-Martin Aussant, le 19 juin dernier.

 

Les deux candidats restants s’affronteront de nouveau dans deux autres débats d’ici au congrès du parti, le 26 octobre, à Montréal. C’est à cette occasion que sera élu le nouveau chef de la formation.

 

Le parti, fondé en octobre 2011, compte près de 8000 membres.