Gentilly-2 - L’entente à l’amiable secrète doit être dévoilée, dit Ouellet

Le gouvernement Marois a entrepris des démarches auprès d’Hydro-Québec et d’Énergie atomique du Canada limitée (EACL) pour qu’ils révèlent le contenu de l’entente secrète qu’ils ont signée pour mettre fin à la poursuite de plus de 200 millions intentée par l’organisme fédéral à la suite de l’annulation des travaux de réfection de Gentilly-2.

 

« Je pense que ce serait une bonne chose que l’entente soit publique », a affirmé la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, en entrevue au Devoir lundi, rappelant que les deux signataires étaient des organismes d’État.

 

« J’ai fait des démarches auprès d’Hydro-Québec pour savoir s’ils étaient d’accord pour que l’entente soit rendue publique. C’est certain qu’ils ont signé une entente, il y a des règles de confidentialité et ça prend donc l’accord des deux parties, mais ils n’ont pas d’objection à ce que l’entente soit rendue publique. »

 

Réponse attendue

 

La ministre a également contacté EACL lundi pour connaître leur position. Et bien qu’elle n’ait pas eu de retour le jour même, elle s’attend à une réponse positive d’ici à la fin de la semaine. Elle n’envisage pour le moment aucun recours si la réponse s’avérait négative. « On n’en est pas là. Pour l’instant, je mise sur la bonne foi et la bonne collaboration des deux signataires de l’entente. »

 

Mme Ouellet savait qu’il y avait un litige, mais n’a pas été mise au fait du règlement à l’amiable, ce qu’elle reproche subtilement à la société d’État. « Hydro-Québec a quand même sa gestion interne, il a donc l’autonomie d’agir, mais c’est certain que, sur un dossier de cette ampleur, un dossier aussi suivi pour lequel on a fait une commission parlementaire, on aurait pu se parler. »

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