Prolongement du métro - Le fédéral doit contribuer, disent les élus montréalais

La décision d’Ottawa de verser 660 millions de dollars à la Ville de Toronto pour l’expansion de son réseau de métro a fait sourciller plusieurs élus montréalais qui s’attendent à ce que Montréal obtienne sa juste part pour le prolongement de la ligne bleue.

 

Lundi, à Toronto, le ministre fédéral des finances, Jim Flaherty, a annoncé qu’à la demande du maire torontois Rob Ford, le gouvernement accorderait un financement substantiel pour le prolongement de la ligne Bloor-Danforth. Le tronçon comptera trois stations et son coût est évalué à plus de 2,5 milliards.

 

Québec a annoncé vendredi son intention de prolonger la ligne bleue vers Anjou. Le maire de Montréal par intérim, Laurent Blanchard, souhaite que Montréal ait droit à la même « agréable surprise » que Toronto. Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron abondait dans ce sens. « J’estime qu’Ottawa ne participe pas suffisamment au développement de Montréal », a-t-il dit.

 

Pas de demande

 

Or Québec n’a pas fait de demande de financement à Ottawa pour ce projet : « Ce n’était pas dans les plans pour le moment. Pour l’instant, on a annoncé 38,8 millions pour un bureau de projet qui va se mettre en place début 2014 », a indiqué Yann Langlais-Plante, attaché de presse du ministre des Transports, Sylvain Gaudreault.

 

À Ottawa, on rétorque qu’il revient à Québec de puiser à même l’enveloppe qui lui a été allouée en vertu de Chantiers Canada, car le métro de Toronto sera financé par les fonds fédéraux déjà octroyés à la Ville Reine par ce programme fédéral. Il ne s’agit pas d’argent frais, a expliqué Michele-Jamali Paquette, attachée de presse du ministre des Affaires intergouvernementales et lieutenant du Québec, Denis Lebel.

 

« Nous avons toujours été clairs sur le fait que nous serons un partenaire financier des priorités de la province. Tout comme le feront l’Ontario et Toronto, le gouvernement du Québec pourra utiliser son allocation du nouveau Plan Chantiers Canada pour prioriser les projets de transport en commun », a fait valoir Mme Paquette au Devoir.

 

Mais la demande devra venir du gouvernement Marois, car au Québec les villes ne peuvent pas s’adresser, comme dans le reste du Canada, directement au fédéral, a-t-elle noté.

1 commentaire
  • Mireille Langevin - Inscrite 25 septembre 2013 09 h 16

    Métro-rues

    Avant de penser au prolongement du métro , pourrait-on penser à réasphalter les rues de Montréal. On se croirait au tiers-monde.