Dans la rue contre la charte

Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir

Preuve de plus que la population est divisée sur le projet de Charte des valeurs québécoises, des milliers de personnes ont marché dans les rues de Montréal, samedi, pour manifester leur désaccord avec les intentions du gouvernement Marois. L’événement, organisé par le Collectif québécois contre l’islamophobie, n’a pas attiré de personnalités publiques ni de politiciens. Les femmes voilées et les musulmans étaient bien représentés, mais des gens d’autres religions étaient aussi présents à cette manifestation qualifiée de multiconfessionnelle par le Collectif. 

29 commentaires
  • Mireille Langevin - Inscrite 16 septembre 2013 07 h 13

    Problèmes

    Quand il n'y avait que les juifs à Montréal, il n'y avait aucun problème. Nos gouvrenements vont chercher les problèmes.

    • Solange Bolduc - Inscrite 16 septembre 2013 15 h 28

      Vous n'avez pas emarquer Mme Langevin que les Juifs ont voulu se disssocier de cette manifestation ? Cela en dit long sur leur "culture de chicanes" !

    • Nicole Bernier - Inscrite 17 septembre 2013 03 h 42

      Mme Langevin, je ne comprends pas votre commentaire, pouvez-vous élaborer...

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 17 septembre 2013 09 h 54

      @ Madame Boldu...La communauté juive n'a pas participé à cette manifestation car c'était une féte religieuse, le Yom Kippur, aussi sacré que Noel et cela n'était pas le temps de manifester dans la rue...
      Votre propos "une culture de chicanes" n'est pas acceptable...pour rester très modérée...

  • Mireille Langevin - Inscrite 16 septembre 2013 07 h 21

    manif

    donc manif contre la laïcité.

    • Réjean Grenier - Inscrit 16 septembre 2013 12 h 30

      Pour le peu que les médias nous ont montré de cette sortie
      des foulards, des voiles, des calottes et jupettes pour
      hommes hautement ostentatoires dont toutes
      une kyrielle de slogans agressifs et chicaniers,
      des questions se posent: pourquoi cacher les figures
      des instigateurs musulmans, des hommes comme il se doit
      dans cette religion ou le mâle à droit de vie et de mort
      à l'endroit des femmes. Depuis quelques années des crimes horribles ont été commis sous la charria:
      les neutres des trois femmes, dans le canal Lachine par leur père et mère en est un exemple patent.

      A ce que je comprend, la charte proposée par le PQ
      ne vise pas spécifiquement la charria, qui est illégalement
      de toute façon. Mais de mettre en pratique la laïcité
      en bannissant tous signes ostentatoire dans les endroits
      publiques.
      Pour ma part, la proposition ne va pas assez loin.
      Lorsque, dans les année 50-60, les communautés catholiques religieuses ont compris qu'il fallait se conformer
      au Conclave de Jean XX111 elles se sont conformées,
      avec peu de réticences, chez les plus âgées surtout.

      Il faudra bien que les communautés 2013 se rendent
      à l'évidence et se conforme à l'opinion publique
      majoritaire pour en arriver à une juste paix.

      Réjean Grenier

  • Josée Lefebvre - Inscrite 16 septembre 2013 10 h 33

    Esprit inclusif

    C'est quand même bizarre que cette manifestation organisée par des leaders musulmans ait eu lieu le jour de la plus importante fête juive de l'année. Ça aurait bien pu attendre une semaine, non ? Et avoir lieu un autre jour qu'un samedi. Comme esprit inclusif, on a déjà vu mieux. Je ne pense pas qu'ils aient de leçons à donner au gouvernement.

    Josée Lefebvre

  • Olivier Mauder - Inscrit 16 septembre 2013 10 h 59

    Intégristes

    Une manif d'intégristes musulmans. Si c'est ça, les anti-charte...

    • Nicole Bernier - Inscrite 16 septembre 2013 12 h 34

      Incroyable, les commentaires précédents... à la hauteur de l'intolérance... Personnellement, j'y suis allée et ce fut l'occasion de discussions bien intéressantes avec des Québécoises fort inquiètes pour leurs possibilités d'emplois

      Deux choses que j'ai apprises. D'abord, il y a quelques jours quelqu'un avait dit que les femmes de l'Afrique du Nord s'islamisaient ou subissaient plus de répression de la part des hommes pour porter de plus en plus le voile. J'ai posé la question à une femme de 45 ans originaire d'Algérie pour savoir si c'était vrai. Elle m'a confirmé que c'était vrai. Par contre, au lieu de condamner, j'ai poursuivi le dialogue sur son histoire à elle. Je lui ai demandé ce qu'elle se rappelait de la lutte de libération ayant eu lieu contre les colonisateurs français. Elle m'a dit que son père avait participé à la révolution, que ses parents avaient été forcés de s'occidentaliser, ils n'avaient pas reçu beaucoup d'éducation religieuse et il ne savait pas lire l'arabe. Donc, lorsqu'elle a eu 15 ans, elle a voulu en apprendre davantage sur le port du voile et sur sa signification religieuse. Ses parents et ses grands-parents avaient dû aller à l'école français et ils se sentaient déconnecté de leur identité. En fait, elle m'a parle de ses parents comme des ignorants de leur propre histoire et qu'à 15 ans, même si elle s'habillait sexy (jupe courte et pantalon), elle a décidé de revenir à son identité, laquelle passait par la religion interdite par les Français.

      Ses parents s'opposaient à ce qu'elle prenne cette décision si jeune car, la deuxième chose que j'ai apprise, c'est que, pour elle, une fois que tu décides de le porter c'est un engagement à vie, le retirer, c'est comme défroquer de sa congrégation, c'est un manquement qu'elle ne peut pas envisager. Sa fille, qui est adolescente et qui envisageait prendre le voile est maintenant très inquiète car elle voulait être médecin. C'était le climat des échanges: peur de perdre sa liberté

    • Pierre Rouve - Inscrit 17 septembre 2013 08 h 24

      Quelle salade Madame Bernier ! Votre interlocutrice de 45 ans est née 6 ans après la fin de la guerre d'Algérie, qu'elle n'a donc pas connue. A vous lire, on ne comprend pas si cette dame a vécu sa jeunesse en Algérie (où la religion musulmane n'a jamais été interdite par les Français), ou en France (ce qui semble peu probable si son père avait "participé à la révolution", mais où la religion musulmane n'a jamais été interdite non plus).

      Il semble que vous avez avalé une "vérité historique" plus qu'approximative pendant votre conversation ...

      Que cette dame ait été "occidentalisée, plus ou moins malgré elle, je n'en doute pas, qu'elle ait souhaité "retrouver ses racines", y compris religieuses, pourquoi pas.

      Mais qu'elle exige dans la rue d'avoir le droit de les imposer à un pays qui s'est battu avec succès pour se libérer de son joug religieux à lui me gêne, voyez-vous ...

    • Nicole Bernier - Inscrite 17 septembre 2013 11 h 53

      M. Rouvre, d'abord, j'ai relu mon commentaire et je n'ai jamais dit qu'elle avait participé à la guerre d'Algérie et je n'ai pas dit que la religion avait été interdit. Tout ce qui compte pour vous, c'est de savoir si elle a vécu en France ou en Algérie. Etes-vous un pied-noir?

      Vous semblez encore une fois détenir les seules vérités acceptables (la charte) et historiques. Pourtant, si vous avez étudié ou voyagé, vous savez que l'histoire est différemment racontée par les gagnants et les perdants, que les réalités changent selon les régions, selon ce que les personnes ont vécu dans certains quartiers regroupant des groupes sociaux ayant des ressources différentes. Donc, de discréditer son histoire et de m'accuser d'avoir avalé n'importe quoi illustre davantage votre raciste ou votre ignorance

      D'abord, le père n'a pas vécu en France, il a milité pour mettre les Français dehors de son pays dans les années 60. Mon interlocutrice connaissait ce passé parce qu'elle connaissait les histoires racontées en famille. De plus, les écoles françaises, le mode de répression privilégié par la colonisation a toujours été sur une base de disqualification de l'humanité des peuples conquis et une survalorisation de leur propre conception du monde. Une fois que les jeunes ont été bien assimilés et qu'ils ont appris à détester leurs ancêtres pour réussir professionnellement, les colonisateurs espèrent pouvoir avoir leur 'petits nègres' pour protéger leurs privilèges.

      Vous, vous êtes incapables de prendre en considération les processus qui ont été mis en place par les Français pour assimiler les autochtones en Algérie... Un Algérien qui tentait de faire survivre sa famille devait faire abstraction de bien des marqueurs de son identité, dont la religion pour avoir accès à l'emploi... Franchement, dans tous les pays colonisées les écoles qui avaient la cote étaient des écoles catholiques ou protestantes où on enseignait "nos ancêtres, les Gaulois".

    • Pierre Rouve - Inscrit 17 septembre 2013 13 h 13

      Merci, Madame Bernier, de m'avoir fait éclater de rire ...

      Si vous saviez à quel point je ne suis pas pied-noir!
      Si vous saviez à quel point j'ai voyagé ...
      Si vous saviez de combien de nationalités et d'origines culturelles et religieuses ma famille est composée!

      Et si vous saviez à quel point je sais lire ... j'ai bien lu dans votre premier message, je vous cite "elle a décidé de revenir à son identité, laquelle passait par la religion interdite par les Français", et dans votre deuxième message "je n'ai pas dit que la religion avait été interdit"

      Quant à mon "racisme" et à mon "ignorance" ... je ne perdrai pas de temps à vous expliquer ni ma vie, ni mes engagements militants de toujours contre le racisme et la bêtise ...

      Peu importe, ce n'est pas grave, mettons cela au rang des incompréhensions mutuelles que font facilement naître les "discussions" sur Internet

      Quant à vos deux paragraphes de considérations diverses sur le colonialisme, les écoles, les marqueurs etc, sachez que je suis à 100% d'accord avec vous. J'ajouterai simplement que c'est dans toutes les écoles, pas simplement celles qui "avaient la cote" qu'on apprenait aux petits Algériens "nos ancêtres les gaulois", y compris, et surtout peut-être, dans les écoles publiques, celles dites "de la République".

      Je vous souhaite une bonne journée.

    • Nicole Bernier - Inscrite 18 septembre 2013 07 h 33

      C'est vrai, ce passage sur l'interdit m'avait échappé. Je m'excuse donc, M. Rouve, d'avoir lu mes intentions plutôt que d'avoir bien lu ce passage de la fin du paragraphe, donc, vous avez raison que j'ai laissé entendre un interdit légal, ce qui n'était pas le sujet de notre conversation, cette dame et moi.

      Par contre, pouvez-vous reconnaître l'impact de ces écoles laïques imposées par la France pour dévaloriser la religion musulmane et coupé les familles algériennes de leurs racines, ce qui a forcé les Algériens à la violence physique pour échapper à l'arrogance française et à leur violence psychologique afin de pouvoir protéger leur identité.

      De plus, pourquoivous avez attribué à cette femme le désir de vous imposer un mode de vie, alors que c'est vous qui exiger de faire disparaitre une partie de son mode de vie...J'avais pris le temps d'expliquer qu'elle demandait de pouvoir s'habiller en respectant ses engagements religieux, elle ne vous demande pas de changer... elle ne fait que demander de la respecter elle... si la seule vue de son foulard vous agresse, je me demande bien quel genre de voyageurs vous êtes...

  • Claude Lafontaine - Abonné 16 septembre 2013 11 h 34

    Bonne foi ou intransigeance ?

    Cette pancarte : "C'est mon voile ou le Bien-être Social" résume bien l'état d'esprit de ceux qui sont contre l'abolition des signes religieux ostentatoires pour les employés de l'État laïc, pour eux c'est impossible, irrecevable, c'est la statu quo ou la cassure.

    Pourtant ça ne pose pas problème pour plusieurs musulmans et des personnes de même allégeance religieuse nous affirment dans les médias que la pratique à laquelle elles ne veulent déroger n'est pas vraiment une exigeance de leur religion mais une interprétation particulière qu'elles en font. Bonne foi ou intransigeance ? on peut se le demander.