Marois demande à Ottawa de s'occuper des dossiers des autochtones du Nord

Pauline Marois
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Pauline Marois

Kuujjuaq — La première ministre du Québec, Pauline Marois, estime que le gouvernement fédéral ne devrait pas rester «insensible» à la situation des autochtones du Nord-du-Québec et qu'il devrait assumer ses responsabilités dans ce dossier.

Ce constat a été dressé par la chef péquiste, vendredi matin, à Kuujjuaq, au Nunavik, en marge d'annonces économiques en matière de développement social et de télécommunications.

En point de presse, Mme Marois a rappelé que par le passé, Ottawa s'était déjà impliqué dans divers dossiers concernant la qualité de vie des autochtones, et que le gouvernement fédéral devrait recommencer.

La chef péquiste a ainsi mandaté son ministre délégué aux Affaires intergouvernementales et responsable de la région du Nord-du-Québec, Alexandre Cloutier, dans l'espoir de s'entendre sur un montage financier à parts égales en ce qui a trait aux dossiers autochtones.

Après avoir remis 5 millions $ aux autorités locales la veille afin d'atténuer le prix de certains biens, Mme Marois a confirmé que son gouvernement injectera un million $ sur trois ans afin d'entretenir et d'améliorer les quais maritimes reliant les différentes communautés autochtones du Nord-du-Québec.

La première ministre a également annoncé que son gouvernement s'impliquera afin d'assurer un service Internet adéquat dans le secteur.

Le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, aura le mandat d'étudier les propositions de la MRC de l'Administration régionale Kativik afin d'identifier le meilleur moyen d'améliorer la situation.

En après-midi, Mme Marois s'arrêtera notamment au village de George River, en plus d'inaugurer le parc national Kuururjuaq, pour une annonce liée au tourisme.

Mme Marois est accompagnée du ministre du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs, Yves-François Blanchet, de son collègue aux Affaires intergouvernementales canadiennes, Alexandre Cloutier, et du député d'Ungava Luc Ferland.



 

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