Curzi prend la tête du NMQ

Pressenti comme candidat de la course à la chefferie d’Option nationale, Pierre Curzi a préféré le NMQ.
Photo: François Pesant Le Devoir Pressenti comme candidat de la course à la chefferie d’Option nationale, Pierre Curzi a préféré le NMQ.

L’ancien député de Borduas, Pierre Curzi, est devenu dimanche le président du Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ), après le départ-surprise de Jocelyn Desjardins en juin. Le mouvement, qui était très divisé de l’aveu même de son ancien président, semble être plus uni.

 

Un temps pressenti pour devenir un candidat de la course à la chefferie d’Option nationale, Pierre Curzi a préféré le NMQ. « Certaines personnes auraient peut-être souhaité que je me présente à la présidence du parti [Option nationale], mais avec mon expérience à travers les partis, je pense que, maintenant, je préfère ne pas être relié au pouvoir politique », a expliqué M. Curzi, en entrevue téléphonique avec Le Devoir. Au terme de l’assemblée générale annuelle à laquelle participaient une cinquantaine de personnes à Montréal, l’ancien député indépendant est devenu le président et le porte-parole du NMQ.

 

M. Curzi avait déjà été pressenti l’année dernière pour devenir le « coporte-parole » du mouvement, se souvient l’ancien président du NMQ, Jocelyn Desjardins. « Il avait refusé, parce qu’il ne savait pas trop à l’époque, entre nous et Option nationale, ce qui allait émerger », explique l’ancien président du NMQ. « Je suis heureux que ce soit lui qui en prenne la tête, lui qui a participé à la plupart des événements du NMQ depuis sa fondation », indique M. Desjardins. M. Curzi assistait en effet régulièrement aux réunions et événements organisés par le NMQ, depuis la fondation du mouvement en 2011 par M. Desjardins. Ce dernier avait même consulté M. Curzi pour la rédaction du manifeste du mouvement. Le NMQ est à l’origine de la Convergence nationale, une initiative destinée à rassembler les souverainistes des différents partis politiques, afin d’éviter la division du vote lors des élections.

 

L’ancien président du NMQ a démissionné en juin dernier avec fracas, regrettant les nombreuses divisions au sein de l’organisme qu’il a lui-même fondé. Il avait décrit à l’époque « un mouvement aux mille tensions, incapable de se rebâtir sauf pour un peu de moments cosmétiques ». Toutefois, les divisions semblent s’être estompées, à en croire M. Curzi. « Honnêtement, je n’ai pas été assez près du Nouveau Mouvement pour comprendre à quoi Jocelyn faisait référence. Ce que je vois là […], c’est un programme de rencontres, de la tenue d’un certain nombre de journées d’accueil et l’organisation d’un Congrès », explique M. Curzi. Le président par intérim du NMQ, Danic Parenteau, avait déjà indiqué qu’il ne comptait pas continuer. M. Parenteau est aussi commissaire dans le cadre des prochains États généraux sur la souveraineté. Les États généraux seront organisés au début 2014, par le Conseil de la souveraineté du Québec et le NMQ.

 

Statu quo pour les « primaires souverainistes »

 

Le concept de « primaires souverainistes » n’a pas été discuté dimanche même s’il s’agit d’un projet phare du mouvement. En effet, avant que ne survienne la démission de M. Desjardins en juin, un consortium devait être mis en place par le NMQ afin d’élaborer un plan pour la tenue de primaires indépendantistes dans certaines circonscriptions.

 

L’ancien premier ministre Bernard Landry était pressenti pour présider le groupe de travail, en juin dernier. Toutefois, aucune décision n’a encore été prise en ce sens. « Aucune décision n’est prise par rapport aux membres du consortium pour les primaires, et des annonces importantes seront faites dans les prochaines semaines », a indiqué le responsable des communications du NMQ, Julien Levac-Joubert. « Le nom de M. Landry a été mentionné comme une personnalité publique potentielle pouvant prendre part au consortium », précise M. Levac-Joubert.

 

Lors de « primaires », les militants des différents partis pourraient choisir un seul candidat souverainiste, afin d’éviter la division du vote. En juin, le Parti québécois s’était toutefois montré peu ouvert à une telle initiative. Le NMQ souhaiterait tenter l’expérience dans la circonscription de Laurier-Dorion, dans laquelle le libéral Gerry Sklavounos l’avait emporté aux dernières élections, en partie grâce à la division du vote souverainiste.

 

M. Curzi espère que l’idée de « primaires » fera son chemin. « C’est un projet qui va sûrement être développé. On va expérimenter un certain nombre de modèles », explique-t-il.

 

Lors des prochaines réunions du NMQ, il sera aussi question de la charte de la laïcité, dit M. Curzi. « Je me suis rendu compte qu’il n’y a pas de position uniforme, c’est loin d’être unanime, il n’y a pas de position officielle pour le moment. Je ne suis pas certain que tout le monde partage la même vision », explique-t-il.

19 commentaires
  • Victor Raiche - Inscrit 9 septembre 2013 06 h 46

    ... plus on rit

    ''...éviter la division du vote lors des élections.'' Ah oui ?
    La foire d'empoigne ! Et tant pis pour la souveraineté.
    Les fédérastes doivent être morts de rire.
    Lamentable !

  • Pierre Cantin - Inscrit 9 septembre 2013 07 h 24

    Un parti, un regroupement ou un ballon-sonde???

    Le NMQ, c'est quoi encore cette "patente à gosse" qui attire 50 personnes dans son AGA et qui obtient une meilleure couverture médiatique que le PCQ d'Adrien Pouliot????

    • Sylvain Auclair - Abonné 9 septembre 2013 10 h 59

      Mais combien d'ex-députés et d'ex-ministres avec M. Pouliot?

    • Hélène Thompson - Inscrit 9 septembre 2013 11 h 09

      Vous dites ne même pas savoir ce qu'est le NMQ, donc la couverture ne doit pas être bien plus grosse que celle du PCQ d'Adrien Pouliot qui n'a pas plus de monde à son AGA...

    • Danielle Drolet - Inscrite 9 septembre 2013 11 h 49

      Un mouvement pour et par les citoyens incluant tous les partis de bonne-foi en cette étape nécessaire de «maturité de sociét».

      Le NMQ est une possibilité au dela des partis politique.Débuté par une idée simple de faire autrement par les citoyens à qui appartiens le vrai pouvoir de SON avenir collectif.

      Pour ceux et celles qui sont capable de lever la tête et voir plus loin c'est une évidance d'agir pour et avec le peuple la base même d'une société.

      Voir plus en profondeur et pérenne la sauvegarde notre identité, c'est plus important que la traditionnelle possession de pouvoir en politicaillerie.Des citoyens qui sont engagée dans un changement vrai qui nous ressemble.

      On apelle cela M. le courage de se prendre en main avec valeur et conviction pour plus qu'une cause. pour une survivance et un accomplissement.Pour une foi que les choses se font «autrement» avec compétence et dicernement ouvertuer.En passant les partis politique était des invité à se joindre au mouvement(ça M. c'est un tour de force en soit d'avoir réussit à les réunir sur une même scène pour la première rencontre de mai)et il y a un sacré somme de travail pour organiser un événement de cette envergure pensé en 2011 et réalisé au printemp 2013.

      Les commentaires stériles volent pas haut quand ils ne sont pas renseigner...

      Avant de parler ''patente à gosse'' prenez la peine de vous renseigner.
      Plus de 300 et+ de citoyen sont venu en mai à la première rencontre dont plusieurs organismes et partis politique.

      Les 50 personnes étaient présent pour «l'assemblée généra» comme tout organisme sainement constituer le fait pour distribuer officiellement les fonctions selons les objectifs ressorti de sa base rencontrer en Mai.

      Danielle Drolet
      Québec

    • Pierre Cantin - Inscrit 9 septembre 2013 16 h 37

      Finalement, un autre organisme inutile ne servant que la propagande souverainiste...

    • Alex Chevalier - Inscrit 9 septembre 2013 20 h 12

      ...histoire de contrebalancer la propagande fédéraliste.

  • Marc G. Tremblay - Inscrit 9 septembre 2013 09 h 02

    PRIMAIRE NATIONALISTE

    Tous les québécois(e)s qui sont pour la promotion de la Nation Québécoise dans un Canada uni pourront enfin avoir les mêmes avantages que les cécessionnistes...

  • Christian Montmarquette - Abonné 9 septembre 2013 10 h 40

    Le concept de « primaires souverainistes »

    Le concept de « primaires souverainistes »

    - Arrêtez donc de nous parler de «stratégie» et parlez-nous donc un peu de «substance».

    Quel ? Pays ? ...nous proposez-nous donc ?

    - Un pays identique au Canada et à celui que nous possédons déjà ? Ou un pays d'équité et de justice sociale où la pauvreté et la misère serait chose du passé ?

    - Un pays où se serait le PQ qui laisserait le règlement P-6 en place au lieu de la loi 78 de Charest ?

    - Un pays où les gouvernements continueraient d'affaiblir le système de santé public ? Ou un pays où les droits sociaux et nos systèmes sociaux, de santé et d’éducation seraient protégés par notre nouvelle Constitution?

    Vous ne gagnerez aucun un vote ni aucun appui de plus en vous entêtant à poursuivre votre chemin sur les traces de l'indépendance «coquille-vide» du Parti québécois.

    Un pays, ça se bâti sur un projet de société.


    Christian Montmarquette

    .

    • Franklin Bernard - Inscrit 9 septembre 2013 15 h 55

      Et si on leur donnait une chance?

    • Cyril Dionne - Abonné 9 septembre 2013 17 h 17

      Malheureusement pour M. Curzi, il n'y a qu'un ou peut être deux partis politiques, le Parti Québécois évidemment et Option nationale qui sont indépendantistes. Et Option nationale ne récolte que 2% du vote populaire en plus d'avoir un sympathisant sur cinq qui n'est pas séparatiste. En ce qui concerne Québec solidaire, c'est un parti pseudo indépendantiste avec plus de 50% de leurs sympathisants qui voteraient NON à un référendum populaire.

      Et c'est décevant de voir ces mini-partis comme Option nationale et Québec solidaire diviser le vote souverainiste. Ces groupuscules de partis ne font qu'aider les libéraux à élire des députés dans des comtés où le vote est serré.

      En tout cas, je souhaite bonne chance à M. Curzi.

  • Danielle Drolet - Inscrite 9 septembre 2013 11 h 02

    ...«L'Indépendanse en son essence émane en qualité de son Âme identitaire »...

    ...«Devenir indépendant est de prendre action avec responsabilité et vision ses capacités propre à évoluer vers une pérénité qui porte héritage collectif»...

    ...«Ce n'est pas le fait de partis politique, mais bien de la volonté d'un peuple enn son essence»...

    Notre sort à été établis par le Roy puis par un abandon au anglais qui nous ont agressé et pillé.Puis avons due resté les asservis de seconde classe des anglo-xaxon (collonialisateur reconnu «aparteide en Afrique».Un esclavagiste qui s'est rafiné en nous asservissant dans la dépendance du besoin économique et en tentative encor avec mépris d'effacer nos faits fondateurs et de nous faire disparaitre noyé dans l'immigration.

    NMQ n'est pas un parti mais un mouvement.Ce qui me rebute est justement les résistances des partis et les hésitations et/ou les tentatives de pouvoir des partis qui manque de vision noble d'un peuple.Celle commune,intérieur,historique d'appartenance, notre héritage qui,ne vous en déplaise, n'est pas le fait des «derniers arrivants venus» mais bien d'effort de générations de vie et de familles établis.

    Devenir indépendant c'est l'étape naturel de maturation chez tout être adhéquat qui se veux libre et responsable de ses actes qu'il a choisis.

    Très épaisse la croute rationnel de conformité d'actions toujours dans les même angles de volonté de pouvoir.UN classissime encré encore en masculin(autant pour les femmes qui ont pris partie d'agir en ce sens) qui se perpétue et entrave toute démarche saine.

    Jocelyn a fait, avec tous ses partenaires bénévole connu ou non, un travail gigantesque.Avec une volonté saine et engagée pour le bien commun.

    J'y étais. Il y avait de belles énergies vives et compatibles ouvertes et engagées mais aussi d'autres(à la façon traditionnel) venue pour se posisionner avec réserve et faire bonne figure.

    Mai 2013 un grand pas de fait qui a aussi souligner l'indispensable de s'adjoindre la vision complémentaire du féminin.

    Danielle Drolet
    Québec