Le Nouveau mouvement pour le Québec s'apprête à choisir un président

?Jocelyn Desjardins, l'ancien président du NMQ a démissionné en juin dernier, regrettant les nombreuses divisions au sein de l’organisme qu’il a lui-même fondé, il y a deux ans.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir ?Jocelyn Desjardins, l'ancien président du NMQ a démissionné en juin dernier, regrettant les nombreuses divisions au sein de l’organisme qu’il a lui-même fondé, il y a deux ans.
Le Nouveau mouvement pour le Québec (NMQ) doit se choisir un nouveau président dimanche matin, lors de son assemblée générale annuelle qui se tient à Montréal. L'ancien député de Borduas, Pierre Curzi, figurerait parmi les candidats, a appris Le Devoir.

L'élection d'un nouveau président est une priorité pour ce mouvement qui s'est notamment donné comme objectif de trouver des solutions concrètes afin d'éviter la division du vote souverainiste aux prochaines élections.

Jocelyn Desjardins, l'ancien président du NMQ a démissionné en juin dernier, regrettant les nombreuses divisions au sein de l’organisme qu’il a lui-même fondé, il y a deux ans.

Un des candidats pour le poste de président du NMQ serait Pierre Curzi, selon ce qu'a appris Le Devoir. L'ancien député indépendant de Borduas figurerait parmi les favoris. Il n'a pas été possible de le joindre samedi soir. 

De son côté, la porte-parole du NMQ, Lauréanne Daneau, a indiqué qu'elle ne connaissait pas les noms des candidats au poste de président. « Tous les gens qui seront à l 'AG peuvent se présenter. Si M. Curzi se présente, ça sera à l'assemblée de se décider. On ne pourra pas tout voir venir », a-t-elle expliqué en entrevue téléphonique, samedi soir.

Le président par intérim du NMQ, Danic Parenteau, avait déjà indiqué qu'il ne comptait pas continuer. M. Parenteau est aussi commissaire dans le cadre des prochains États généraux sur la souveraineté, un poste qui va le tenir occupé, indique Mme Daneau. Les États généraux seront organisés au début 2014, par le Conseil de la souveraineté du Québec et le NMQ.

Des primaires souverainistes?

Il est aussi question du concept de « primaires souverainistes », lors de la réunion du NMQ, dimanche. Il s'agit d'un projet phare du mouvement. En effet, avant que ne survienne la démission de M. Desjardins en juin, un consortium devait être mis en place par le NMQ afin d’élaborer un plan pour la tenue de primaires indépendantistes dans certaines circonscriptions. L'ancien premier ministre Bernard Landry devait alors présider le groupe de travail.

Lors de « primaires », les militants des différents partis pourraient choisir un seul candidat souverainiste, afin d'éviter la division du vote. En juin, le Parti québécois s'était toutefois montré peu ouvert à une telle initiative.

Le NMQ avait proposé de tenter l'expérience dans la circonscription de Laurier-Dorion, dans laquelle le libéral Gerry Sklavounos l'avait emporté aux dernières élections, en partie grâce à la division du vote souverainiste.

Le Devoir
4 commentaires
  • Gilles Théberge - Abonné 8 septembre 2013 09 h 14

    Lumière au bout du tunnel?

    Les tensions s'accentuent au sein de QS entre les radicaux socialistes et les souverainistes mous. Ce n'est pas encore sur la place publique mais le comportement général du parti est un indicateur de mouvements internes (tensions?) qui finiront par être éclater sur la place publique.

    Sans être prophète on peut croire qu'un éventuel éclatement de QS avec une partie se muant en un ««NDP» Québécois pourrait permettre que devienne possible une stratégie de convergence qui est actuellement bloquée par le radicalisme idéologique des ténors de ce parti.

    Et il y a un bon bout de chemin à faire au PQ aussi.

    L'avancement si c'est le cas, c'est bien à l'initiative de monsieur Desjardins qu'on le doit. Mais ce n'est qu'en bout de ligne qu'on verra si c'est la maturité politique ou l'égocentrisme qui l'emportera...

    • Mathieu des Ormeaux - Inscrit 8 septembre 2013 11 h 25

      QS, malgré sa froideur à l'égard de la question d'indépendance, pourrait constituer un contre-pouvoir constructif au sein de la Nation Québécoise.

  • Mathieu des Ormeaux - Inscrit 8 septembre 2013 11 h 10

    Priorité des Objectifs

    Je suis d'accord sur le point d'unir le vote souverainiste. Une fois affranchis de la tutelle fédérale et débarassés du principal parti fédéraliste au Québec (soit le PLQ), nous aurons à choisir un destin commun, un avenir qui nous est propre.

    Cependant, je ne suis pas prêt à écarter O.N. d'un simple revers de main, et c'est avec grand regret que j'ai constaté le départ de M. Aussant. C'est d'un mauvais oeil également que je vois ces guerres intestines le déchirer après son départ.

    Avec toute l'attention qui est portée sur les questions sociales de moindre importantce (marriage homosexuel, légalisation de la marijuana, charte de la laïcité au Québec), je ne peux m'empêcher de penser que le combat principal, le combat sans lequel nous allons vraiment souffrir dans notre vie de tous les jours (contrairement aux autres) et qui s'impose de façon urgente, soit occulté. De quel combat s'agit-il? La lutte des classes. La classe moyenne disparaît à petit feu, des efforts surhumains sont déployés afin de "privatiser" le maximum d'institutions tout en concentrant les richesses entre les mains de quelques mécènes très peu soucieux de leur environnement ainsi que de leur prochain.

    Je souhaite l'indépendance du Québec autant que n'importe qui, mais pas afin de pérenniser un système en substituant simplement une élite par une autre. Je vois beaucoup d'occasions d'apporter des changements sur le fond, avec, en pièce maîtresse, la sortie d'organismes d'assujettissement tels le FMI et l'OTAN, organismes qui servent de leviers d'influence pour des pays qui n'ont pas les mêmes intérêts que le nôtre (voire qui s'y opposent même parfois).

    Une fois l'indépendance accomplie, c'est du côté de partis tels Option Nationale que l'on trouvera les réponses aux problèmes de premier ordre. Autrement, nous serons tous dans la rue à nous battre entre nous selon notre orientation sexuelle, notre race, ou notre religion, parfaitement inféodés aux pouvoirs économico-politiques.

  • Marc Blanchard - Inscrit 8 septembre 2013 11 h 56

    Que le PQ s'entende avec ON, soit.

    Avec QS? Il faudrait que QS soit souverainiste, ce qu'il n'est pas.