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Malavoy en France pour des échanges en matière d’éducation

Paris — Québec et Paris souhaitent développer leurs échanges en matière d’éducation. La ministre Marie Malavoy en a convenu avec son homologue français Vincent Peillon, qu’elle a rencontré cette semaine dans le cadre de sa première mission en France depuis sa nomination il y a un an.

 

« Nous souhaitons renforcer et accentuer nos échanges. Nous avons convenu d’élaborer certains projets et surtout de nous parler », a expliqué jeudi la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport.

 

Les deux ministres ont passé une heure ensemble, entamant un dialogue que Mme Malavoy entend bien poursuivre. « Nous parlons un langage similaire. Nos réalités ne sont pas les mêmes, mais nos préoccupations sont les mêmes et notre volonté de les approfondir est la même », a-t-elle dit.

 

Parmi les sujets abordés par les deux ministres figurait le dossier « majeur » du décrochage scolaire, qui « préoccupe autant » les deux gouvernements. En France, le décrochage touche 20 % des élèves de 15 ans. Le taux de décrochage au secondaire au Québec frôle les 30 %. « Le phénomène est moins grave en France, mais la situation est semblable en ce qui concerne les motifs de décrochage », a noté la ministre.

 

La formation des professeurs a aussi été abordée, tout comme la délicate question de la « scolarisation » de la petite enfance, en milieu défavorisé notamment. « En France, on ne craint pas d’utiliser le mot scolarisation dès l’âge de trois ans, alors que moi, je n’ai pas utilisé ce terme-là pour les maternelles quatre ans », a rappelé la ministre, en faisant remarquer que « ça donne de bons résultats en France de commencer très jeune ».

 

Mme Malavoy est à Nice vendredi, où elle assistera aux VIIes Jeux de la Francophonie. Quatre-vingt-dix athlètes, artistes et accompagnateurs du Québec prennent part à ces compétitions.