Taxes scolaires - Marois doit rembourser les contribuables, dit Legault

Trois-Rivières — Au lieu de jouer les vierges offensées, Pauline Marois devrait rembourser les contribuables frappés par des hausses de taxes scolaires, a fait valoir jeudi le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault.

 

Au dernier jour du caucus de l’aile parlementaire caquiste à Trois-Rivières, M. Legault a condamné « l’hypocrisie » de la première ministre qui s’est emportée mercredi contre les hausses de taxes décrétées par les commissions scolaires. Or, Mme Marois a été interpellée à de nombreuses reprises sur cette question depuis trois mois et savait très bien ce qui pendait au bout du nez des contribuables, a soutenu le leader caquiste en point de presse. « Les comptes de taxes ont commencé à être envoyés dans certains cas au mois de juin. On le dit depuis trois mois que les gens sur le terrain sont fâchés et elle [la première ministre] s’est rendu compte de ça hier [mercredi]. Quelle hypocrisie ! Je suis convaincu qu’elle le savait », a-t-il lancé.

 

Le montant des taxes scolaires a crû d’environ 3 % à Montréal, mais dans certaines régions, l’augmentation a atteint jusqu’à 40 %. Le printemps dernier, la ministre de l’Éducation, Marie Malavoy, avait elle-même invité les commissions scolaires à hausser leurs taxes pour amoindrir l’impact des compressions de 65,1 millions.

 

Que Mme Marois se désole par la suite du sort réservé aux citoyens est un exemple patent de « mauvaise gestion » et d’hypocrisie, a-t-il insisté. « Elle ne peut pas tout à coup arriver et dire : “Je viens de découvrir qu’il y a des augmentations de taxes scolaires de 20 et 30 %.” C’est carrément de l’hypocrisie de la part de Mme Marois », a argué le chef de la CAQ.

 

Faire amende honorable

 

À son avis, la seule manière pour la première ministre de faire amende honorable dans ce dossier est de rembourser les contribuables. « Je veux savoir aujourd’hui quelle solution elle propose. Nous, on en propose une : rembourser les contribuables, leur envoyer un chèque. Les gens ont reçu leur compte de taxes pour le 1er juillet, l’ont payé et si Mme Marois est sérieuse, qu’elle rembourse les contribuables », a-t-il dit.

 

La Coalition avenir Québec stagne à 20 % dans les sondages et son discours économique, qui repose sur son projet de développement de la vallée du Saint-Laurent, a du mal à s’imposer auprès des électeurs. Dans l’espoir de susciter un intérêt accru, la CAQ a lancé jeudi une publicité télévisée vantant les mérites du projet.

 

La position de vulnérabilité dans laquelle se trouve le CAQ - au troisième rang dans les intentions de vote - suscite des convoitises. Le chef libéral Philippe Couillard a tenté à quelques reprises de débaucher pour le compte du PLQ certaines vedettes caquistes, dont Gérard Deltell, François Bonnardel et Christian Dubé, leur laissant miroiter des fonctions de prestige au sein d’un éventuel gouvernement libéral. Mais M. Couillard « a frappé tout un noeud, a déclaré M. Legault.

 

« Nous avons une équipe unie, une équipe où il n’y a personne qui a le goût d’aller joindre un technocrate qui veut défendre le statu quo », a-t-il statué.


 
3 commentaires
  • Chris G. Eustace - Abonné 6 septembre 2013 07 h 18

    François Legault a raison!


    6 septembre 2013


    François Legault a raison!

    Considérez cette information:






    COMITÉ DE GESTION DE LA TAXE SCOLAIRE
    DE L'ÎLE DE MONTRÉAL


    Procès-verbal de la séance des membres du Comité de gestion de la taxe
    scolaire de l'île de Montréal tenue le 11 avril 2013 à 18 h 30 au siège
    social du Comité de gestion, 500, boulevard Crémazie Est, à Montréal.

    Sont présents :

    M. Fernando Barberini, président

    Mme Suanne Stein Day - presidente LBPSB et autres...




    " 14. PÉRIODE DE QUESTIONS DU PUBLIC



    M. Chris Eustace de Pierrefonds exprime ses inquiétudes en ce qui concerne les hausses de taxes et d’impôts, particulièrement les hausses répétées de la taxe scolaire.

    Il demande au président si la taxe scolaire va augmenter l’an prochain. Le président répond qu’il ne peut donner une réponse précise pour le moment puisque les règles budgétaires et les paramètres financiers du MELS, qui fixent les données de base pour établir la taxe scolaire, ne sont toujours pas connus.

    Le président ajoute qu’il n’y aura pas de hausse due à l’abolition de la subvention de réduction des comptes de taxe scolaire puisque le comité de gestion de la taxe scolaire de l’île de Montréal n’a jamais bénéficié de cette subvention.

    M. Eustace suggère que la taxe scolaire soit jumelée aux taxes municipales.

    Le président énumère les bienfaits pour les milieux défavorisés d’une imposition et d’une perception de la taxe scolaire par le Comité de gestion. "


    Les conseils scolaires devraient pas percevoir les impôts. Du côté anglais, il ya beaucoup d'argent gaspillé sur les commissaires et leurs dépenses.

    Mme Malavoy a donné aux Lester-B.-Pearson Commission scolaire 2 commissaires supplémentaires - à gaspiller plus d'argent ....

    (Pensez à la loi 88 de Michelle Courchesne, ministre de l'éducation)

    Mme Malavoy doit annuler la demande de la CSLBP ..... Ils vont perdre plus de l'argent des contribuables.


    Chris Eustace

    (enseignant à l

  • Pierre Lefebvre - Inscrit 6 septembre 2013 08 h 08

    Hé Legault !

    Chers M. Legault, je vais vous donner un scoop. On ne crois plus au père Noël !

  • Victoria - Inscrite 6 septembre 2013 08 h 58

    Valeur inscrite versus valeur uniformisée

    La Loi sur la fiscalité municipale, ne me dites pas que son gouvernement ne la connaît pas.
    Le plus incompréhensible pour le petit propriétaire contribuable est « la valeur inscrite et la valeur uniformisée ». On paie des taxes foncières au municipal sur quelle valeur au juste ?
    En tout cas, le compte de taxation de ma commission scolaire indique sur quelle valeur on est imposé : l’uniformisée. Celle-ci est rarement plus basse que la valeur inscrite qui est déjà élevée dans certains cas. Faut presqu’avoir un diplôme de technicien en administration (minimum) pour essayer de comprendre. Le commun des mortels, pas certains qu’il le comprend et connaît les conséquences.

    Les commissions scolaires se fient sur l’évaluation foncière municipale pour imposer le contribuable. Les évaluateurs, entre autre, consultent les transactions au Registre foncier, ainsi de suite…

    Le gouvernement croit à tors que tout est correct quand le pourcentage de contestation de la valeur est bas ou presqu’inexistant, je suppose... Bémol !
    Bémol, lors de contestation de la valeur foncière, la plupart du temps, le processus se termine lorsque la firme d’évaluation fait une proposition au(x) propriétaire(s). Alors, pas de statistiques pour le ministère et le gouvernement. La MRC est sauve et la firme d’évaluation également.
    C’est le gouvernement qui impose les barèmes. Que dire de plus !

    Parfois, le contribuable ne connaît pas les effets d’une surévaluation. Il l’apprend lorsqu’il vend ou ce sont ses héritiers qui subissent les conséquences fiscales. Et, la machine continue…

    Que ce soit la valeur inscrite ou uniformisée, comment se fait-il que les valeurs d’une résidence âgée (ex. : maison unifamiliale de plus de 30 ans) est presque comparable (égale) à une maison nouvellement construite ? Elle devient appréciée a environ 400% de sa valeur du début ???

    Est-ce un enrichissement sur le dos des petits propriétaires d'unifamiliale?