Hausses de taxes - François Legault veut forcer les commissions scolaires à rembourser les contribuables

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault.
Photo: Le Devoir Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault.
Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, somme Pauline Marois de forcer les commissions scolaires à rembourser les hausses de taxes qu’elles ont imposées aux contribuables.

Le chef caquiste réagissait aux propos de la première ministre qui, dans une entrevue au réseau TVA, a critiqué les commissions scolaires qui n’avaient pas revu leurs règles de gestion, choisissant plutôt de refiler la note aux contribuables.

« Quelle hypocrisie de la part de Mme Marois ! », s’est exclamé le chef caquiste avant de prendre part à la réunion du caucus de ses députés.

François Legault a rappelé que lui et la porte-parole caquiste en matière d’éducation, Nathalie Roy, avaient posé maintes questions à l’Assemblée nationale au sujet des hausses de taxes décrétées par les commissions scolaires à la suite des compressions imposées par le gouvernement Marois.

« Je lui ai donné plusieurs exemples d’endroits où il y a eu des augmentations de 20, 30 %. La réponse de Mme Marois à l’époque [ce printemps], c’était de dire : « écoutez, c’est aux commissions scolaires, qui sont des élus, de décider ». Et là, le virage complet », s’est-il indigné.

François Legault croit que la première ministre a joué les « Ponce Pilate ». Mais elle s’est rendu compte que « les gens étaient fâchés ». Si Mme Marois est sérieuse, il n’existe qu’une seule solution, selon lui: rembourser les contribuables pour les hausses de taxes scolaires qu’ils ont subies le 1er juillet dernier.

Pour Gérard Deltell, Pauline Marois est « une pyromane qui engueule les pompiers qui ont tenté d’étendre le feu qu’elle a elle-même allumé ». La CAQ préconise toujours l’abolition des commissions scolaires qui emploient 4500 personnes et coûtent 600 millions, a rappelé François Legault.

Des caquistes courtisés

François Legault a confirmé qu’au cours des derniers mois, des députés caquistes ont été approchés par les libéraux pour les convaincre de joindre leurs rangs. Mais il n’a pas voulu citer de noms.

Le député de Lévis et le porte-parole caquiste en matière de finances, Christian Dubé, a indiqué, pour sa part, qu’il avait fait l’objet d’approches indirectes de la part de libéraux. « Il y a du maraudage qui se fait dans les cafétérias », a-t-il dit.

Christian Dubé n’est aucunement intéressé. « J’ai fait le choix de François Legault il y a un an et le meilleur choix «, a-t-il souligné. « Aujourd’hui, je ferais le même choix. »

C’est avec « une brique et un fanal » que les libéraux ont été reçus, a soutenu François Legault. « Philippe Couillard a frappé tout un nœud parce qu’on a une équipe unie, une équipe où il n’y a personne qui a le goût d’aller joindre un technocrate qui veut défendre le statu quo. »

Selon le chef caquiste, Philippe Couillard souhaite renforcer son équipe économique à la suite du départ du porte-parole libéral en matière de finances, Raymond Bachand.

De son côté, Gérard Deltell estime qu’il n’y avait aucun risque que des « caquistes déçus », pour reprendre du chef libéral, se joignent au PLQ. « C’est complètement farfelu. Ça fait partie du folklore politique », a-t-il dit, confirmant qu’il avait déjà été approché par les libéraux depuis son élection il y a cinq ans.

Gérard Deltell a rappelé le sort que l’électorat a réservé aux transfuges, Pierre-Michel Auger et Pierre Riedl, qui ont quitté l’Action démocratique du Québec pour joindre le PLQ. « Souvenez-vous des deux comiques qui avaient quitté l’ADQ en 2008. Six mois plus tard, ils mangeaient une volée dans leur comté », a-t-il rappelé.

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