Legault exige l’abolition de la taxe santé

La CAQ entend en faire plus pour les « familles de la classe moyenne étouffées », a indiqué François Legault.
Photo: François Pesant - Archives Le Devoir La CAQ entend en faire plus pour les « familles de la classe moyenne étouffées », a indiqué François Legault.

Trois-Rivières — Alors que l’économie du Québec montre des signes de faiblesse, François Legault prévient déjà que la Coalition avenir Québec votera contre le prochain budget du gouvernement Marois s’il ne comprend pas l’élimination complète de la taxe santé.

 

C’est ce que le chef de la CAQ a déclaré dans une conférence de presse mercredi à l’ouverture du caucus présessionnel de ses députés. C’est une baisse du fardeau fiscal de 600 millions sur laquelle François Legault insiste, soit ce qu’il reste de la taxe santé libérale d’un milliard après la réduction introduite l’automne dernier par le gouvernement Marois.

 

Mais la CAQ entend en faire plus pour les « familles de la classe moyenne étouffées », a indiqué François Legault. Le chef caquiste a promis d’alléger encore plus leur fardeau fiscal, sans compromettre l’atteinte du déficit zéro. Cette promesse coïncide avec la diffusion, mercredi, d’une publicité par la CAQ qui dénonce le gouvernement Marois pour n’avoir pas tenu sa promesse de réduire ce fardeau.

 

Pour déterminer de combien les taxes seront réduites, il a annoncé la création d’un comité, présidé par le porte-parole de la CAQ en matière de finances, Christian Dubé, qui présentera ses conclusions lors du congrès du parti à la mi-novembre. La porte-parole en matière de famille Sylvie Roy, ainsi que la présidente de la commission politique de la CAQ, Maud Cohen, et le professeur des HEC Jacques Nantel prêteront main-forte au député.

 

Même si l’économie du Québec est « en panne » et que les finances publiques sont « dans un cul-de-sac », selon le constat qu’en fait la CAQ, il est « très faisable » de réduire le fardeau fiscal des Québécois, a donné l’assurance Christian Dubé. « Une réduction des taxes contribuerait à atteindre le déficit zéro en stimulant la consommation des ménages », a-t-il avancé.

 

Un répit pour les familles

 

En fait, François Legault revient à la plateforme caquiste de la dernière élection, tandis que le Projet Saint-Laurent, la stratégie économique qu’il a lancée ce printemps, ne semble pas produire tout l’engouement souhaité. « Je suis un gars très têtu », a-t-il affirmé.

 

« Je suis tanné qu’on soit un peu le bien-être social au Canada », a-t-il ajouté en faisant référence aux 8 milliards par an que le Québec encaisse en péréquation.

 

« Ça prend du courage, faire le ménage », a-t-il soutenu, accusant tant les libéraux que les péquistes d’en avoir manqué. Mais François Legault estime que l’électorat, il y a un an, n’a retenu que le thème du ménage. « On ne fait pas le ménage pour le plaisir de faire le ménage. C’est pour être capables de donner un répit aux familles », a-t-il dit, un message qu’il entend marteler.

 

Or, François Legault constate qu’il est difficile d’intéresser les citoyens en dehors d’une campagne électorale, aux propositions de son parti. « La commission Charbonneau n’aide pas », croit-il.

 

Quant à la stagnation de son parti que confirment les sondages, elle s’explique par le fait qu’entre les élections, « les gens ont des humeurs » et que des « lunes de miel » surviennent, comme c’est le cas avec Philippe Couillard, a-t-il dit. Mais elles s’évanouissent quand le politicien qui en profite présente ses propositions. « J’en ai connu une avant de donner des idées », a rappelé François Legault.

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