​Marois se targue d'avoir ramené «le calme» au Québec

«On a mis de côté les crises politiques et les divisions qu'on avait au Québec», a déclaré Pauline Marois lors d'un discours devant une salle bondée d'étudiants en science politique de l'Université de Montréal, en cette journée de rentrée universitaire.
Photo: - Le Devoir «On a mis de côté les crises politiques et les divisions qu'on avait au Québec», a déclaré Pauline Marois lors d'un discours devant une salle bondée d'étudiants en science politique de l'Université de Montréal, en cette journée de rentrée universitaire.
L'élection du gouvernement péquiste, il y a près d'un an, a ramené «le calme» au Québec après la fin de règne mouvementée de Jean Charest, a fait valoir la première ministre Pauline Marois, mardi matin.

«On a mis de côté les crises politiques et les divisions qu'on avait au Québec», a déclaré Mme Marois lors d'un discours devant une salle bondée d'étudiants en science politique de l'Université de Montréal, en cette journée de rentrée universitaire.

«On a retrouvé une certaine sérénité, un certain calme», a-t-elle ajouté, lorsque questionnée par un étudiant sur son bilan, après un an au pouvoir.

Le gouvernement minoritaire de Pauline Marois a été élu le 4 septembre 2012. Le Parti québécois a remporté 32 % des voix et 54 des 125 circonscriptions, après un printemps chaud marqué par des dizaines de manifestations contre la hausse des droits de scolarité.

Le gouvernement Marois a annulé l'augmentation décrétée par les libéraux et a indexé les droits de scolarité en fonction de l'inflation, ce qui a mis fin au mouvement de contestation des étudiants et d'une partie de la population.

«On n'a pas pu faire tout ce qu'on voulait [...], mais je trouve que le Québec s'est remis en marche», a dit Pauline Marois aux étudiants.

Le projet de loi 14 visant à renforcer le français a notamment fait l'objet de négociations avec les trois partis de l'opposition, qui détiennent la majorité des sièges à l'Assemblée nationale. Le gouvernement ne veut plus reculer et il est possible que le projet meure au feuilleton, a indiqué Mme Marois la semaine dernière, en marge du caucus de la rentrée parlementaire du PQ.

Malgré son statut minoritaire, le gouvernement a fait adopter la loi 1 sur l'intégrité des contrats publics, a décrété un moratoire sur les gaz de schiste, la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2 et la fin de l'exploitation de l'amiante, en plus de proposer l'assurance autonomie des aînés et des solutions pour Mourir dans la dignité, a souligné Mme Marois.

La Charte des valeurs québécoises, qui doit mettre des balises aux accommodements raisonnables, sera au centre des débats au cours de la session parlementaire d'automne.

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