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Charte des valeurs québécoises - Philippe Couillard accuse le PQ de vouloir faire diversion

Philippe Couillard accuse le gouvernement Marois de ne pas laisser de place à l’opposition.
Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot Philippe Couillard accuse le gouvernement Marois de ne pas laisser de place à l’opposition.

Rivière-du-Loup — Philippe Couillard accuse le gouvernement Marois d’avoir fabriqué une crise de toutes pièces sur la question identitaire dans le but de détourner l’attention des problèmes économiques qui sévissent au Québec, à l’exemple du célèbre film américain Des hommes d’influence (Wag the Dog).

 

« Le Parti québécois continue sa politique de division en fabriquant littéralement une crise pour changer de sujet »,a affirmé Philippe Couillard vendredi à l’issue du caucus du Parti libéral qui se tenait à Rivière-du-Loup.

 

Pour illustrer son propos, le chef du Parti libéral a fait référence au film Des hommes d’influence, un film qui mettait en scène un candidat aux élections présidentielles qui, pour détourner l’attention d’un scandale sexuel, inventait de toutes pièces une guerre en Albanie.

 

Invité par les journalistes à défendre sa thèse, Philippe Couillard a soutenu que jamais, dans les régions, on ne lui avait parlé de cet enjeu, prenant à témoin plusieurs députés du gouvernement péquiste qui, en caucus à Carleton-sur-Mer quelques jours plus tôt, avaient avoué que les accommodements raisonnables n’étaient pas un problème dans leurs régions.

 

« Deuxièmement, sur un enjeu aussi important de vie commune en société, on se serait attendu à une communication formelle du gouvernement […]. Ce à quoi nous avons assisté, c’est une succession de fuites, plus ou moins calculées. Les médias ont été utilisés pour planter des ballons et des tentatives de tester l’opinion. »

 

Pas de place pour l’opposition

 

Philippe Couillard s’en prend également aux techniques de son adversaire, qui ne laissent aucune place pour les nuances que tentent d’apporter les partis d’opposition dans des débats aussi sensibles que peuvent l’être la langue et les valeurs. « Le PQ a toujours péché - de plusieurs façons, direz-vous, mais entre autres - par le rétrécissement des intérêts du Québec sur leurs intérêts comme parti. Si on est contre les politiques du PQ, on est contre le Québec. Si on s’oppose au projet de loi 14, on est contre le français. Si on dit qu’on ne commencera pas à priver les gens de liberté pour leur tenue vestimentaire, on est contre l’identité.Ça n’a aucun sens. »

 

Mort du projet de loi 14

 

Commentant les propos de Pauline Marois, qui laissait entendre la veille que la Charte de la langue française allait vraisemblablement mourir au feuilleton, la députée libérale Kathleen Weil laissait elle aussi entendre que le gouvernement tentait de créer une crise sans fondement, affirmant que cette sortie était destinée à faire mousser le dossier de l’identité. « Je trouve ça drôle qu’elle dise ça à ce moment-ci, alors qu’on parle d’identité, j’ai vraiment l’impression qu’elle essaie d’énerver les gens avec son programme identitaire. »

 

Plusieurs députés libéraux, dont Christine St-Pierre et Marc Tanguay, se sont réjouis de cette mort annoncée du projet de loi 14, arguant qu’il fallait défendre des politiques d’accompagnement plutôt que d’imposer des mesures coercitives, un argument qui a été repris par leur chef, qui refuse d’entrer dans la « prémisse » péquiste selon laquelle « une réforme de la loi 101 est nécessaire [parce] qu’il y a un état de crise ou un danger appréhendé ».

 

Selon lui, l’incapacité du gouvernement à faire adopter la Charte de la langue française est un avant-goût de ce qui l’attend pour la Charte des valeurs québécoises. « J’entends le gouvernement dire que, sur un sujet conflictuel, [il] ne sera pas capable d’aller plus loin, qu’en sera-t-il alors de la Charte des valeurs ? »

 

Il s’est par ailleurs fait rassurant envers la première ministre, qui l’a invité à maintes reprises à venir débattre à l’Assemblée nationale, et ce, le plus rapidement possible : « Je veux rassurer Mme Marois, un jour je serai là, et je ne serai pas seul. »

1 commentaire
  • Pierre Lefebvre - Inscrit 3 septembre 2013 05 h 45

    question identitaire

    Evidemment qu'il n'y a pas de crise identitaire au Québec ! Y en a pas, y en a jamais eu et il n'y en aura jamais ! Pourquoi ? Parce qu'on en a pas d'identité !!!

    Donne-moi ma paye, pis laisse faire le reste !