Impossible, l’adoption de la «nouvelle» loi 101?

Carleton-sur-Mer — Pauline Marois craint que le projet de loi 14 sur la Charte de la langue québécoise ne meure au feuilleton. « Je n’exclus rien, mais à ce moment-ci, les chances de la voir adopter [la Charte] m’apparaissent plutôt minces », a avoué la première ministre jeudi.

 

C’était pourtant un enjeu prioritaire pour le gouvernement Marois. « Nous voulons faire adopter la loi, mais si elle ne l’est pas, on ne peut pas forcer la note et faire battre ce projet de loi. Il restera donc au feuilleton. »

 

Une ultime tentative avait été entamée entre la ministre Diane De Courcy et la Coalition avenir Québec (CAQ) pour arriver à une entente, notamment sur la question des municipalités. « Je ne crois pas qu’il y en ait beaucoup [d’eau] à mettre dans notre vin, mais je vais laisser Diane De Courcy aller au bout des échanges qui sont engagés avec la CAQ […] On veut faire de cette loi un outil de promotion d’avancement, de défense, de progrès de la langue, et si on l’édulcore trop, on n’arrivera pas à atteindre cet objectif. »

 

Pour Pauline Marois, la question de la langue est « le combat du peuple québécois ». Et si la Charte n’est pas adoptée, elle trouvera d’autres moyens de continuer à le porter, promet-elle. « Il y a encore un petit espace pour qu’on arrive à une bonification qui nous permettrait, avec leur appui [celui de la CAQ], de l’adopter, mais si nous n’y arrivons pas, on ne peut pas renoncer à ce projet de loi, donc on agira sur les fronts où on est capables d’agir en matière linguistique. »

1 commentaire
  • Franklin Bernard - Inscrit 30 août 2013 08 h 24

    En tout cas, les positions du PLQ sur le français au Québec...

    ...sont claires, et c'est non, le français ne nous intétresse pas. ll faudra s'en souvenir le moment venu. Quant à la CAQ, toujour saussi vasouillarde et ambiguë sur à peu près tout, il va falloir qu'elle se branche.