Forum des idées - Le gaz et la fracturation hydraulique font rêver Couillard

Bien que Philippe Couillard ait souhaité que le Forum des idées soit un événement non partisan, l’accueil enthousiaste que lui ont réservé dimanche les quelque 200 participants a montré qu’il s’agissait tout de même d’un événement bien libéral.
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Bien que Philippe Couillard ait souhaité que le Forum des idées soit un événement non partisan, l’accueil enthousiaste que lui ont réservé dimanche les quelque 200 participants a montré qu’il s’agissait tout de même d’un événement bien libéral.

Québec — Pour réduire la dépendance du Québec au pétrole, Philippe Couillard proposera, dans sa prochaine plateforme électorale, une transition vers le gaz naturel. S’il se garde bien de parler de « gaz de schiste », utilisant plutôt le terme « gaz naturel », le chef du Parti libéral du Québec se montre très intéressé par la fracturation hydraulique, qu’il qualifie de « révolutionnaire ».

 

« L’ère des hydrocarbures sur la planète n’est pas terminée, loin de là, on va les voir encore pour plusieurs décennies, mais ça se transforme », a soutenu le chef du Parti libéral dans son discours de clôture du Forum des idées dimanche midi au Collège Champlain à Saint-Lambert. Citant la revue The Economist, Philippe Couillard a rappelé à quel point le pétrole était néfaste pour l’environnement et a soutenu que la transition vers le gaz naturel représentait « le gain le plus important en termes de réduction » des impacts négatifs sur l’environnement.

 

Questionné en point de presse sur la position qu’il défendra dans sa prochaine plateforme électorale sur les hydrocarbures, le chef du Parti libéral du Québec a répondu qu’il souhaitait « rééquilibrer notre portefeuille énergétique avec la transition vers le gaz naturel ». Il a également parlé avec conviction de la fracturation hydraulique, qui permet d’aller chercher le gaz de schiste.

 

« Il faut noter l’aspect révolutionnaire - dans le terme réel du terme - de l’introduction de la fracturation. Ça a complètement changé le paysage énergétique mondial. Quand on dit que l’Amérique du Nord et les États-Unis vont être autosuffisants bientôt, cette découverte-là, ça change le monde. Alors oui, il faut viser l’électrification des transports, c’est une bonne idée […] mais il faut également regarder les autres choses que l’on peut faire pour diminuer notre dépendance au pétrole, par exemple avec un autre type d’hydrocarbures, comme le gaz naturel, qui est beaucoup mieux en termes d’émissions de gaz à effet de serre. »

 

Rappelant les propos tenus la veille par l’économiste Alan McIntyre, associé principal pour l’Amérique du Nord chez Oliver Wyman, qui était invité à discuter du développement économique au Québec dans le cadre du Forum des idées organisé par le Parti libéral, Philippe Couillard estime qu’on ne peut plus compter uniquement sur l’hydro-électricité. « On nous disait hier : vous avez un grand avantage hydroélectrique, mais cet avantage-là n’est peut-être pas infini dans le temps à cause de la surproduction de gaz ailleurs sur la planète, notamment aux États-Unis, ce qui fait que notre capacité d’exporter va commencer à diminuer. »

 

Dans son discours, fort apprécié des nombreux libéraux venus l’entendre samedi matin, Alan McIntyre rappelait que « les réserves québécoises de gaz de schiste […] se classent sixièmes parmi les États des États-Unis et les provinces ». Selon lui, « la grande question qui pèse sur toute discussion concernant les ressources naturelles est la volonté du Québec et sa capacité technique à exploiter ses réserves minérales, pétrolières et de gaz de schiste dans un monde où des ressources similaires sont exploitées agressivement ailleurs - surtout aux États-Unis - d’une manière qui changera la balance du pouvoir sur la question énergétique dans la prochaine décennie ». Son message a clairement été entendu par Philippe Couillard qui a présenté à de nombreuses reprises ce forum comme étant l’occasion d’aller chercher des idées pour sa prochaine plateforme électorale.

 

Diminuer les impôts et augmenter la taxe à la consommation

 

Un autre aspect qui a retenu l’attention du chef Philippe Couillard, c’est la question de la fiscalité, un élément qui sera central dans son programme. Réunis à 8 h 30 un dimanche matin pour parler de fiscalité, plusieurs experts ont expliqué qu’il était devenu nécessaire de réformer le système fiscal québécois, qui a subi plusieurs modifications à la pièce au fil des années, mais qui, dans son ensemble, ne permet plus d’être aussi performant qu’il pourrait l’être.

 

« L’impôt le plus dommageable [sur l’économie], c’est l’impôt sur le capital ; chaque fois que l’on prélève un dollar, on handicape la croissance du PIB à long terme de 1,37 $», a soutenu le directeur du département de fiscalité à l’Université de Sherbrooke, Luc Godbout.

 

Cette idée de diminuer l’impôt sur le revenu pour augmenter la taxe à la consommation a été appuyée par le chef libéral, Philippe Couillard. « Sur le principe, je pense que c’est la direction à suivre si on veut rééquilibrer […] Mais attention, si on taxe la consommation davantage, les mesures de protection doivent être en place pour les bas revenus […] parce que la taxation sur la consommation a un effet potentiellement régressif si on ne fait pas attention. »

 

Selon lui, « le fardeau fiscal est à la limite de ce que les citoyens peuvent tolérer ». En diminuant les impôts, Philippe Couillard dit vouloir aider la classe moyenne qui ne trouve pas d’avantages, dans le système actuel, à travailler plus. « Ce n’est pas normal, si on passe de 38 000 $ à 41 000 $ par année, que ce ne soit pas intéressant et qu’on en ait moins dans nos poches. Ça ne peut pas fonctionner comme ça. »

 

Philippe Couillard souhaite également rendre la fiscalité des entreprises plus compétitive en réduisant la taxe sur la masse salariale et il se dit aussi ouvert à une plus grande concurrence dans les services publics.

48 commentaires
  • Yannick Legault - Abonné 26 août 2013 02 h 28

    Vive le roi Couillard !

    Comment peut-il soutenir autant d'invraisemblances?
    Son père était un éminent biologiste, l'aurait-il oublié, lui, le bon médecin?
    Comment la production du gaz de schiste peut-elle être bonne pour l'environnement???
    Et en produisant du gaz naturel, qui est déjà surproduit ailleurs, on ne pourra pas davantage l'exporter!
    Ce qu'il y a de bien avec Couillard, c'est qu'il est moins capable de soutenir l'insoutenable que son prédécesseur...

    Yannick Legault, Berlin

    • Jean-Yves Arès - Abonné 26 août 2013 09 h 30

      «Comment la production du gaz de schiste peut-elle être bonne pour l'environnement»

      Simplement parce que le gaz de schiste est du gaz naturel, du méthane, dont la molécule se compose d'un atome de carbone pour quatre d'hydrogène. Le produit résiduel de la combustion d'un atome d'hydrogène est de l'eau et c'est ce qui fait la grande différence avec le pétrole qui lui est composé essentiellement de carbone.

      On se retrouve donc avec environ 30% de moins de CO2 comparé au pétrole, pas de suie de combustion (pas de particules fine), peu de dioxyde de soufre (SO2), et peu d'oxyde d'azote (NO2).

      Au sud de la frontière le premier gain est par son utilisation pour remplacer le charbon de leur production électrique. Dans ce cas les gains environnementaux sont encore plus importants. Ici l’utilité qui nous est accessible c’est par le remplacement du pétrole pour le transport routier commercial, ce que les É.U. font. Et le remplacement de notre utilisation de pétrole lourd (9% de notre consommation de produit pétrolier) à titre de chauffage dans notre secteur commerciale.

    • Gilles Théberge - Abonné 26 août 2013 10 h 25

      Je vis à la campagne, loin des zones de forage. Je n'ai pas l'intention de partager un jour mon eau potable pure sortant de mon puit artésien, avec les gens dont les sources d'eau potable seront polluées par les conséquences de la fracturation hydraulique.

      Et en particulier avec ceux qui continuent de se promener avec un bandeau sur les yeux et des bouchons dans les oreilles...

      La solution aux problèmes énergétiques ce n'est pas d'engendrer des méthodes de plus en plus polluantes et dangereuses. C'est d'investir dans la recherche afin de développer des filières non polluantes.

    • PAUL RACICOT - Inscrit 26 août 2013 10 h 27

      À Jean-Yves Arès.

      «Le produit résiduel de la combustion d'un atome d'hydrogène est de l'eau et c'est ce qui fait la grande différence avec le pétrole qui lui est composé essentiellement de carbone.»

      Mais ce qui est ici brûlé, c'est du méthane, pas de l'hydrogène. ;-) Or, le méthane est un composé chimique de formule chimique CH4... Moins de CO2, certes par rapport au pétrole (essence ou diesel), mais encore plus de CO2... si on brûle tout et n'importe quoi (charbon, pétrole et gaz). L'espèce humaine est d'ailleurs bien "en route" pour ça, sans retenue : tout près de 400 ppm de CO2 dans l'atmosphère (sans compter les autres GES, dont le méthane, «naturel» ou «de schiste»).

      Nos descendants ne rigoleront guère sur une planète dont l'atmosphère sera probablement, vers 2100 ou avant, de 4 à 6 degrés Celcius de plus qu'au début de l'ère industrielle, sans carburants fossiles à mettre dans leurs bagnoles, et... sans plastiques, du moins au volume annuel actuellement produit et consommé. Ajoutons au tableau l'acidification des océans au tableau, la hausse du niveau des mers et... tralalère !

    • Jean-Yves Arès - Abonné 26 août 2013 10 h 48

      D’accord m. Racicot, mais nos mode de vie se sont développés grâce a l’incroyable concentration et accessibilité d’énergie qu’ont permis les énergies fossiles.

      Comme j’ai déjà interrogé,

      -«qui ose refuser d’abaisser son niveau de vie?»-

      La réponse étant a peu près 99% de la population (dans le concret, pas juste en parole) l’évolution praticable d’une amélioration environnementale ne peut pas passer d’un extrême a l’autre avec un "tout au fossile" qui basculerait d’un coup a "pu de fossile du tout".

    • Djosef Bouteu - Inscrit 26 août 2013 11 h 13

      «Le gaz de schiste aussi polluant que le charbon.»

      http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-s

      La fracturation hydraulique entraine des émissions de méthane dans une vaste zone.

      La majorité des puits fracturés au Québec fuient déjà.

      Il faudrait arrête de répéter les faussetés du PLQ et de l'industrie des gaz de schiste.

      Ça fait des années que nous sommes bien au fait que la fracturation hydraulique est une catastrophe environnementale.

      L'industrie et le PLQ n'ont pas changés de cassette publicitaire en espérant que la population aura oublié le résultat des études scientifiques faites au Québec et ailleurs dans le monde.

    • PAUL RACICOT - Inscrit 26 août 2013 11 h 51

      À Jean-Yves Arès.

      Oui, niveaux de vie et PIB ont crû grâce aux énergies fossiles accessibles à bas coût, mobiles et concentrées. Mais les impacts négatifs de leur extraction, raffinage-transformation et consommation se font tout de même de plus en plus sentir : les bouleversements climatiques abaissent déjà le PIB mondial (et les PIB nationaux) de je ne sais plus combien de % par année.

      Et la tendance n'est pas à la baisse : "...a new study published in the journal Nature Climate Change laid out the enormous flood losses that major coastal cities could face in the future. Average global flood losses could rise from approximately $6 billion per year in 2005 to $60 to $63 billion per year by 2050..."

      http://science.time.com/2013/08/20/population-plus

      D'autre part, il ne s'agit pas passer d'un extrême à l'autre entre "tout à l'énergie fossile" et "rien à l'énergie fossile" - puisque nos sociétés usent de bien d'autres énergies "alternatives" : nucléaire, hydroélectricité, solaire, éolienne, etc. -, mais de concrétiser des alternatives réalistes... en regard des impacts causés par l'utilisation pour ainsi dire sans frein des combustibles fossiles qui, tôt ou tard, seront d'ailleurs taris. Car, au rythme ACTUEL, selon BP, le pétrole sera épuisé dans 52,9 ans, le gaz dans 55,7 ans et le charbon dans 109 ans. Bref, faudra bien "faire sans" un jour... puisqu'il n'y en aura plus. ;-)

      Personne ou presque ne veut évidemment abaisser son niveau de vie, mais, veut-veut-pas, il s'abaisse déjà de lui-même en raison des impacts de l'activité humaine sur le climat et les écosystèmes (et leurs services écosystémiques "gratuits" à notre endroit). Et il semble bien que nous et nos descendants devront bien s'accomoder (s'adapter) à ce qui, irrémédiablement, s'amène...

      Toujours est-il que si l'option "actionnez le frein à bras" est "inenvisageable", il serait tout de même judicieux de "frein

    • PAUL RACICOT - Inscrit 26 août 2013 12 h 01

      (pardon)

      Et il semble bien que nous et nos descendants devront bien nous accomoder (nous adapter) à ce qui, irrémédiablement, s'amène...

      Toujours est-il que si l'option "actionnez le frein à bras" est "inenvisageable", il serait tout de même judicieux de "freiner la descente" si l'occasion s'y prête.

  • François Ricard - Inscrit 26 août 2013 06 h 22

    PLQ: le parti du monde des affaires

    Nous avons de l'hydro-électricité en trop. Tournons-nous vers le gaz de schiste.
    Nous avons le parc éolien le deuxième plus vaste au monde. Tournons-nous vers le gaz de schiste.
    Dans les années 1980, le système fiscal québécois comptait 16 paliers.
    En 1988, le gouvernement Bourassa en a fait disparaître 11.
    En 1998, le gouvernement Bouchard l'a ramené à 3. Aucun pays de l'OCDE n'a si peu de palierts d'imposition. De plus, les les différents crédits d'impôt et déductions variées accordées aux plus fortunés ont pour effet de diminuer considérablement le montant final d'impôt à payer.
    L'an passé, le gouvernement Marois a voulu, pour remplacer la taxe santé de 200$ des libéraux, faire porter une plus large part de ces coûts par les bien nantis. Le PLQ de M.Couillard, comme la CAQ d'ailleurs, s'y est fortement opposé, menaçant même de défaire le gouvernement nouvellement élu.
    Et nos médias de proclamer haut et fort: le PLQ et Couillard veulent des baisses d'impôt pour les plus démunis. Un cataplasme sur une jambe de bois pour les gagne-petits.
    La taxe sur la consommation est une taxe hautement régressive qui heurte beaucoup plus ceux qui gagnent moins que les mieux nantis.

    • Jean Richard - Abonné 26 août 2013 08 h 03

      « La taxe sur la consommation est une taxe hautement régressive qui heurte beaucoup plus ceux qui gagnent moins que les mieux nantis. »

      Bien d'accord sur ce point, mais il y a plus : avec la mondialisation du commerce de détail, le détournement de la taxe sur la consommation est de plus en plus facile et par conséquent, de plus en plus fréquent.

      Il y a plus : mis à part l'essence, le tabac et l'alcool, les paliers de taxation des produits de consommation ont été éliminés depuis longtemps, la notion de produits de luxe ayant disparu de notre vocabulaire. Ajoutons que l'harmonisation avec la TPS fédérale prive le Québec de pratiquement toute possibilité de moduler la taxe à la consommation.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 26 août 2013 10 h 03

      «Nous avons le parc éolien le deuxième plus vaste au monde»

      Correction, la neuvième place en fait, et c’est pour le Canada entier !

      De plus tous les autres pays qui précède, excepté la France le font pour remplacer leur utilisation de charbon, le nucléaire dans le cas de l’Allemagne qui dans leur augmente en même temps l’utilisation de charbon malgré un parc éolien qui fait cinq fois celui du Canada !

      Ici notre production électrique est a déjà a 97% renouvelable et on est en très gros surplus, cherchez l’erreur…

      Page 17 en format PDF, icihttp://www1.eere.energy.gov/wind/pdfs/2012_wind_te

      «des baisses d'impôt pour les plus démunis. Un cataplasme sur une jambe de bois pour les gagne-petits.»

      Couillard donne l’exemple de revenus entre 38 et 41,000$, c'est-à-dire la classe moyenne, et non pas les démunis. L’idée fait du sens, du moins ça se discute, si tu ne baisse pas l’impôt des 10% les mieux nantis et que l’augmentation de la taxe à la consommation se fait sur des produits non-essentiels et de luxe.

    • François Ricard - Inscrit 26 août 2013 10 h 40

      M. Arès,
      Je référais au parc éolien potentiel et non existant.
      Le gisement éolien disponible au Québec représente 100 fois la production totale d’électricité du Québec en 2008. C’est le plus important gisement de toute l’Amérique : sa richesse et sa qualité sont exceptionnelles. Ainsi, même au Québec où le coût de l’électricité est généralement considéré comme l’un des plus bas sur le continent nord-américain, l’électricité éolienne peut être produite à un prix compétitif avec celui des grandes filières énergétiques traditionnelles.
      En tenant compte de la proximité des marchés de l’électricité, le Québec possède, après les îles britanniques, le deuxième gisement éolien en importance dans le monde, le premier des Amériques.
      LaGrande4-Laforge et Manic-Outardes-Bersimis combinés auraient un potentiel de l’ordre de 45 000 MW. De plus la cible LaGrande-Laforge est contenue dans un rayon de 40km du réseau de transport existant.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 26 août 2013 11 h 12

      M" Richard, ces affirmations de potentiel éolien a 100 fois notre présente production électrique relève tant qu'a moi de fraude intellectuel. Et plus encore quand on prétend que la chose peut se faire a prix compétitif.

      Et de débattre sur ce sujet est futile puisque notre production exédentaire et renouvellable a 97%.

  • Michel Boisvert - Inscrit 26 août 2013 07 h 03

    L'électorat libéral

    En commencant par la fin. Avec une réduction de l'impôt, on redonne à la classe moyenne un capital de fonction. Donc que vont-ils faire avec ce capital? Probablement enrichir les plus gros en placant leur plus gros capital. Mais en fin de compte, les intérêts ne rapporteront pas plus qu'aujourd'hui, parce dans le discours de Couillard il n'est pas mentionné ce qui arrivera au niveau des placements. Le deuxième point, l'énergie à consommer, qui est encore une question de capital. Les gros veulent plus de revenu, ou tout au moins maintenir les entrées actuelles pendant encore longtemps. Mais ils veulent surtout une place sur l'échiquier du pouvoir mondial. Il parle aussi de l'aspect humain qui est celui de faire une révolution en changeant les idées. En fait ce qu'il fait c'est d'aller chercher encore plus de sang. Les idées ne sont pas ce qui l'intéresse, mais plutôt de savoir combien de soldats il y aura dans son armée.

  • Josette Allard - Inscrite 26 août 2013 07 h 07

    Invraisemblance

    Ce qui devait être un forum pour trouver de nouvelles idées n'a été en somme qu'un brassage de vieilles idées qu' on croyait mortes et enterrées. Au PLQ , plus ça change, plus c'est pareil. Couillard , Charest mêmes idées, même combat,ou comment épargner les biens nantis pour faire cracher les gagne-petits et la classe moyenne. Côté environnement , les gens de la vallée du St-Laurent ont besoin de se mobiliser tôt, car son idée sur l'exploitation des gaz de "shit" est déjà faite.

  • Pierre Lefebvre - Inscrit 26 août 2013 07 h 11

    Vous allez payer !

    Moins d'impôt ? Vous allez payer à la caisse ! Et qui paye le plus à la caisse, ceux qui achètent le plus. Et qui achète le plus ? La classe moyenne. Où est la différence ? Nul part !

    «plus grande concurrence dans les services publics.» Comment introduire de la concurrence dans les services publics ? En y faisant rentrer le privé. Et qu'a t-on remarqué aux endroits où le privé est entré dans les services publics ? Ça coûte plus chers !

    «rendre la fiscalité des entreprises plus compétitive en réduisant la taxe sur la masse salariale » Et qui va renflouer le manque à gagner ? Vous avez deviné : Les salariés !

    Isoler chaque individu. S'arranger pour que chacun considère «l'autre» comme son ennemis ou au minimum son compétiteur. Défaire tout le tissus social en poussant à sa limite l'individualisme. Voilà la mentalité du PLQ. Tout ce qui est changé ? Les initiales du cheuf ! De JJC à PC

    Et je n'ai rien dit sur le fâmeux gaz encore !

    Qu'a t'il apprit en fin de semaine le nouveau cheuf ? Des nouveaux mots pour rabouter ensemble dans d'autres phrases qui ne tiennent pas deboutte !

    Quand je parle de vendeurs de vessies, m'entendez-vous maintenant ?

    C'est pas que je suis foncièrement contre le bonhomme, mais me faire emplir comme une oie, c'est pas ma tasse de thé !