Françoise Bertrand fait la leçon au Parti libéral sur les questions environnementales

Faisant la leçon au chef du PLQ, Philippe Couillard, la présidente de la Fédération des chambres de commerce du Québec, Françoise Bertrand, a rappelé que le développement durable était plus qu'une expression.
Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir Faisant la leçon au chef du PLQ, Philippe Couillard, la présidente de la Fédération des chambres de commerce du Québec, Françoise Bertrand, a rappelé que le développement durable était plus qu'une expression.

Le prochain gouvernement devra agir pour réconcilier économie et environnement, prévient la présidente de la Fédération des chambres de commerce du Québec, Françoise Bertrand, qui s'adressait aux membres du Parti libéral réunis pour un forum des idées au Collège Champlain de Saint-Lambert.

«J'ai un panel extraordinaire, alors j'en profite pour vous faire un message», a lancé, avec une pointe de défi dans la voix, Françoise Bertrand qui présidait une conférence sur les déterminants de la croissance pour le Québec samedi matin.

«Il y a dans la société québécoise beaucoup de fierté du fait que nous avons une distinction. On est différents, on a une langue et aussi une culture, une manière de faire et c'est très bien ainsi, c'est un attrait formidable. Mais nous avons, au fil des années, divorcé écologie et économie. Et c'est devenu vraiment un problème majeur pour les projets et pour les réalités d'affaires. Nous avons à travailler ensemble pour les réconcilier.»

Faisant la leçon au chef du PLQ, Philippe Couillard, et à ses nombreux députés participant à la rencontre qui se veut non partisane, elle a rappelé que le développement durable était plus qu'une expression, mais un ensemble indivisible de trois piliers qui relient économie, respect des sociétés et respect de l'environnement.

«Vous avez, comme parti politique et éventuellement comme gouvernement si vous étiez élu, la responsabilité d'aider cette réconciliation-là. Et nous estimons que, trop souvent, les gouvernements actuels, et mêmes passés, se sont tenus un peu à l'écart en demandant aux entreprises de réconcilier l'irréconciliable.»

Selon elle, toute entreprise doit être responsable et agir avec respect envers ses employés, ses actionnaires et la communauté dans laquelle elle vit, mais «elle doit compter sur l'engagement déterminé du gouvernement» pour l'aider dans ce sens.

Plus qu'une tribune

Françoise Bertrand a profité de l'occasion pour rappeler au Parti libéral du Québec que la Fédération des chambres de commerce du Québec était plus qu'un faire-valoir pour les politiciens. «Je veux vous rappeler à vous, qui faites de la politique, les chambres de commerce, c'est autre chose qu'une tribune quand vient le temps des campagnes électorales, on est des partenaires!»

Le forum des idées pour le Québec est une initiative du nouveau chef du Parti libéral, Philippe Couillard, qui souhaite susciter une réflexion non partisane autour du thème de l'économie. Quelque 70 experts, avocats-conseils, professeurs d'université, conseillers stratégiques, chercheurs, directeurs d'instituts scientifiques et directeurs d'entreprise. Philippe Couillard espère que les idées qui jailliront de cet exercice pourront l'alimenter dans l'élaboration de son programme électoral.

 
27 commentaires
  • Jean-Sébastien Rozzi - Inscrit 24 août 2013 15 h 55

    Des partenaires...

    «Je veux vous rappeler à vous, qui faites de la politique, les chambres de commerce, c'est autre chose qu'une tribune quand vient le temps des campagnes électorales, on est des partenaires!»

    Partenaires est un euphémisme. Les chambres de commerce et le monde des affairistes dominent littéralement les principaux partis politiques du Québec qui acceptent sans rechigner la dictature du Capital.

    • Denis Marseille - Inscrit 24 août 2013 16 h 53

      Votre intervention n'a pas la dignité du discours de madame Bertrand.

      Sans les affairistes, comme vous les appelez, on crèverait tous de faim car nous n'aurions même pas de BS. Et il y a pire dictature que celle du capital; la dictature des idéaux éculés qui mène droit à la catastrophe sociale.

    • Marc G. Tremblay - Inscrit 24 août 2013 18 h 07

      @ M. Rozzi
      Je ne vois pas où est "la dictature du Capital" dans des efforts louables de se parler pour mieux balancer intelligeamment le budget d'un organisme quelconque au Québec. Qu'il s'agisse d'un individu, d'une famille, d'une petite, d'une moyenne ou d'une grande entreprise industrielle ou commerciale, d'une société d'état ou de chacun des paliers de gouvernements élus démocratiquement ? Préférez-vous vraiment la situation économique de la Grèce et ce que doit subir le peuple ?

    • Solange Bolduc - Inscrite 24 août 2013 20 h 11

      Messieurs Marseille ou Tremblay, préférant "la situation économique de la Grèce [ou non?], et ce que doit subir le peuple" tout dépend on le sait bien de quel côté on se loge ?

      Arrêtez de nous prendre pour des imbéciles, d'une côté comme de l'autre ! On est aguerris, depuis le temps ...

    • Frédéric Jeanbart - Inscrit 25 août 2013 02 h 25

      Marc G. Tremblay, on ne parle pas de leurs comp;étences à gérer leur portefeuille d'entreprise, on parle de leurs compétennces à vouloir gérer un état pour le seul profit de leur portefeuille et ses actionnaires, de s'organiser en cliques financières en ce sens, pour en arriver aux urgences environnementales d'aujourd'hui provoquées par leurs lobby forcant les dérèglementations étatiques!

      De l'irresponsabilité tout à fait légitime par ailleurs (c'est la "business"), sinon ces joueurs feraient de la politique par des affaires, mais qu'ils ne viennent surtout pas poser en "partenaires" décisionnels, alors qu'en réalité ils ont une ascendance financière sur les politiques (leurs investissements en ce sens devant être capitalisés par retour d'ascenceur). De plus on ne vote pas pour eux, aussi sait-on où les lobby affairistes de toute sorte nous ont déjà mené sepuis qu'ils ont un accès direct aux élus politiques : le déclin, hausse de taxes + pertes de services + malgré tout dette abyssale (sous le PLQ, le tiers de la dette dans toute l'histoire deu QC)!

    • André Lefebvre - Inscrit 25 août 2013 14 h 47

      Nous devrions normalement nous en rendre compte qu'ils sont partenaire, lors des reprises de travaux de la commission Charbonneau. Il ne suffit que de patienter encore un peu.

      André Lefebvre

  • Claude Lachance - Inscrite 24 août 2013 16 h 06


    'L' état désastreux dans laquelle on a coulé la planète est flagrant,la pollution laissée par les minières, les coupes à blanc`.le fleuve sans oxygène,Et voilà que les chambres de commerces sont en train de se réveiller, c'est pas eux qu'on entend le plus souvent décrier l'état des lieux, Est-ce un coup de pouce à M.Couillard et au parti Libéral, histoire de mettre de l'eau au moulin, et en sous jacence, l'espoir de rondelettes subventions et de continuer à mener la baraque? ``

  • Pierre Bourassa - Inscrit 24 août 2013 16 h 16

    Françoise Bertrand fait la leçon au Parti libéral ...

    Une présidente de Fédération de chambres de commerce qui fait une leçon environnementale au chef du Parti libéral du Québec?
    Y a anguille sous roche.

    • Solange Bolduc - Inscrite 24 août 2013 20 h 12

      De l'hypocrisie avant d'enlever son masque !

  • lise pelletier - Inscrit 24 août 2013 16 h 47

    Manque de crédibilité : Gentilly-2

    Plutôt comique lorsque Françoise Bertrand fait une leçon sur l'écologie à Couillard.

    Celle qui a lâché les hauts cris lorsque le Parti Québécois a annoncé la fermeture de Gentilly-2 et qui a même traité Martine Ouellet de maudite folle en comité parlementaire.

    • lise pelletier - Inscrit 24 août 2013 20 h 46

      J'ai fait erreur sur la personne en confondant Mme Bertrand avec la députée libérale de 3-Rivières, Mme St-Amand.

      Par-contre pour ce qui est de Gentilly-2, les deux font partie des libéraux et s'objectaient à la fermeture de la centrale.

      Plutôt Mme St-Amand qui a eu "ces bons mots" pour Martine Ouellet.

    • F. Georges Gilbert - Inscrit 25 août 2013 07 h 35

      En effet,c'est Mme St-Amand fervente libérale, qui a proférer ces insultes.Une femme raffinée qui a présidé, à deux reprises , le grand festival western de St-Tite.Les mots ont 'devancé' sa pensée
      semble-t-il...

  • France Marcotte - Abonnée 24 août 2013 17 h 09

    Mais d'habitude, ce ne sont pas les idées qui manquent

    Il y a des idées qui courent depuis longtemps, dans le genre de ce que propose madame Bertrand, et qui n'ont pas vraiment trouvé preneur.

    Ce ne sont pas les idées qui manquent (ont-elles déjà manqué?).

    C'est la volonté et la possibilité de les réaliser.

    Alors pourquoi le PLQ prétend-il être à court d'idées? Son principal problème n'est-il pas la corruption qui tue les idées dans l'oeuf?

    • Marc G. Tremblay - Inscrit 24 août 2013 21 h 11

      Il est trop facile d'accuser le gouvernement en place d'être responsable de la corruption qui sévisait depuis des décennies au Québec et probablement partout au monde ou il y a d'importants investissements publics. La vraie question demeure : qui a eu le courage de mettre en place l'UPAC qui permet que la Commission Charbonneau soit efficace ?

    • Solange Bolduc - Inscrite 25 août 2013 09 h 31

      Qui était dans l'Opposition et qui a tant insisté pour avoir une Commission d'enquête sur la corruption, etc...sinon le PQ ?

      Le PLQ a mis combien de temps avant de se décider ...?

      Troublant de voir à quel point vous tournez les coins ronds quand cela fait votre affaire, M. Tremblay.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 26 août 2013 07 h 33

      M. Tremblay, slaquez le bandeau, vos oeilerres sont trop serrées !