Couillard réitère qu’il ne se présentera pas dans Viau

Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, préférerait Roberval à la circonscription de Viau, à Montréal.
Photo: François Pesant Le Devoir Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, préférerait Roberval à la circonscription de Viau, à Montréal.

Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Philippe Couillard, écarte l’offre de Pauline Marois, qui lui a proposé dimanche de se présenter dans la circonscription de Viau, en lui promettant que le Parti québécois (PQ) n’y présenterait aucun candidat.

 

« Il remercie Mme Marois pour sa sollicitude, il lui rappelle qu’il a déjà affirmé, les 10 et 12 août derniers, qu’il annoncerait sa décision avant la fin du mois d’août, et que ça ne serait pas dans Viau », explique Harold Fortin, l’attaché de presse du chef libéral. Au cours d’une visite au village de Val-Jalbert le mois dernier, Philippe Couillard avait reconnu qu’il avait un intérêt pour la circonscription de Roberval, au Lac-Saint-Jean qu’il habite depuis plusieurs années déjà. C’est le péquiste Denis Trottier qui est présentement le député de Roberval. « Si Mme Marois décide de déclencher des élections partielles, il y a plusieurs candidats de qualités qui souhaitent représenter notre parti » dans Viau, rajoute M. Fortin, sans toutefois dévoiler leurs noms.

 

En marge du défilé de la Fierté gaie de Montréal, la première ministre l’a invité à se faire élire dans Viau, une circonscription devenue vacante avec le récent départ du député Emmanuel Dubourg. Mme Marois a précisé que si son adversaire choisissait de la prendre au mot, elle ne lui mettrait pas de bâtons dans les roues, c’est-à-dire que les péquistes ne présenteraient pas de candidat contre lui.

 

« Le chef de l’opposition a déclaré ces derniers jours qu’il était en réflexion quant à la circonscription qu’il choisirait. Je pense qu’il est de son devoir et de sa responsabilité [de faire] rapidement son entrée à l’Assemblée nationale. Ainsi, je m’engage à déclencher rapidement l’élection partielle dans la circonscription de Viau et à ne pas y présenter de candidat du Parti québécois », a expliqué Mme Marois, dans un communiqué publié dimanche.

 

Elle a rappelé que lorsqu’elle avait été choisie pour être à la tête du PQ, elle avait saisi « la première occasion » qui lui avait été offerte afin de faire son entrée à l’Assemblée nationale, en 2007.

 

M. Couillard souhaite d’abord effectuer sa tournée des régions et expliquer le programme de son parti, dans lequel l’économie et la création d’emplois sont mises en avant, indique son attachée de presse.

 

De son côté, la Coalition avenir Québec (CAQ) ne mise pas sur cette circonscription pour effectuer une percée à Montréal, mais elle sera très présente dans la campagne en vue de l’élection complémentaire qui devrait s’y tenir à l’automne. Le chef de la CAQ, François Legault, ne se fait pas d’illusions. Il demeure réaliste, soulignant que Viau a une forte tradition libérale. Son parti entend toutefois profiter du scrutin partiel afin de mettre en avant ses politiques pour développer l’économie de la région de Montréal.

 

 

Avec La Presse canadienne

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