Panne de métro: la STM et non Hydro est en cause

Le président-directeur général d’Hydro-Québec, Thierry Vandal, affirme que la panne du métro de Montréal, à l’heure de pointe mercredi, est due au système de protection du métro, qui s’est déclenché à la suite d’une fluctuation dans la tension des lignes électriques, elle-même causée par des feux de forêt.

Alors qu’il participait à une conférence de presse sur un autre thème, jeudi à Montréal, M. Vandal a commenté cette cascade d’événements qui a causé plusieurs désagréments. Le service du métro a été interrompu pendant plus d’une demi-heure à l’heure de pointe ; des gens sont restés coincés dans des ascenseurs et dans des manèges à La Ronde.


Pas de délestage


M. Vandal a assuré qu’il n’y avait pas eu de délestage de la part d’Hydro-Québec. Il a cependant confirmé que les fluctuations de tension dans les lignes électriques ont été provoquées par les feux de forêt qui font rage dans le nord du Québec. Ces feux ont entraîné une fluctuation de la tension sur les lignes d’Hydro-Québec. Plusieurs citoyens ont pu remarquer les lumières diminuer d’intensité et fluctuer. C’est ainsi que le système de protection du métro s’est déclenché, à cause de cette fluctuation de tension.


La Société de transport de Montréal (STM), qui se dit victime dans cette histoire, a confirmé que cette fluctuation de tension avait « déclenché nos 1200 alertes qui gèrent tous les systèmes d’alimentation et de traction dans le métro ». La porte-parole de la STM, Odile Paradis, a expliqué que, si Hydro-Québec a réussi à rétablir la situation rapidement, il en a été autrement du métro de Montréal, qui a dû « réarmer ses 1200 systèmes de protection ». Sans ces systèmes, a-t-elle expliqué, les équipements risqueraient d’être endommagés lorsque de tels incidents se produisent.


De son côté, la première ministre Pauline Marois a nié qu’il y ait eu peu d’intervention pour tenter d’éteindre ou d’atténuer ces feux à l’origine de tous ces problèmes techniques. « Notre direction régionale de la Sécurité civile, de la Sécurité incendie de l’Outaouais, de l’Abitibi-Témiscamingue, du Nord-du-Québec, sont à pied d’oeuvre sur cette question, coordonnent l’ensemble des activités qui s’y mènent. La SOPFEU [Société de protection des forêts contre le feu] est aussi disponible. Il y a une coordination avec le gouvernement fédéral, avec Parcs Canada, entre autres. Donc, toutes les actions que nous devons mener sont menées de façon systématique, là où il faut les mener. Donc, non, ce n’est pas exact de dire que nous n’intervenons pas, parce qu’on est en haut du 49e parallèle », a affirmé Mme Marois.


Depuis les ennuis techniques de mercredi, Hydro-Québec a pris des mesures pour éviter que de tels problèmes en cascade se reproduisent, a fait savoir M. Vandal. La société d’État a momentanément reconfiguré son système.

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