Fluoration de l’eau: le ministre de la Santé en réflexion

Réjean Hébert
Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot Réjean Hébert

Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, attend de voir le nouveau plan de la Direction nationale de santé publique avant de décider s’il injectera les sommes nécessaires pour faire la promotion de la fluoration de l’eau potable et favoriser l’acceptabilité sociale de cette mesure visant à prévenir la carie dentaire, notamment chez les enfants venant de milieux défavorisés. Il faudra voir, dit-il, « si cet investissement va avoir de meilleurs effets que d’autres mesures ». À l’entrée du Conseil des ministres mercredi, il a soutenu qu’il s’apprêtait à rencontrer les autorités de la Santé publique pour faire le point. « Il faut d’abord être bien certain qu’on a pris tous les moyens pour bien informer la population et, une fois qu’on a fait ça, il faut en venir à la conclusion qu’il n’y a pas d’acceptabilité sociale. C’est la réflexion qu’on doit avoir actuellement au Québec. » Selon lui, la commission parlementaire a permis de faire ressortir que « ces perceptions négatives sont exagérées » et que « l’ensemble des études montrent que la fluoration de l’eau n’a pas d’effets néfastes sur la santé et l’environnement ». Le nouveau programme de promotion de la fluoration de la Santé publique, qui veut fluorer l’eau pour la moitié de la population d’ici cinq ans, sera rendu public l’automne prochain.

À voir en vidéo