Québec - Aide sociale : entrée en vigueur des changements controversés

Des centaines de prestataires d’aide sociale verront leur allocation modifiée ces prochaines semaines au Québec. Depuis lundi, les changements annoncés au programme d’aide sociale du gouvernement Marois sont entrés en vigueur. Désormais, les prestataires d’aide sociale devront avoir 58 ans plutôt que 55 ans afin de recevoir automatiquement l’allocation mensuelle supplémentaire de 129 $ « pour contrainte temporaire à l’emploi ».

La ministre de l’Emploi et de la Solidarité, Agnès Maltais, a déjà défendu que ces changements visent à inciter les prestataires de moins de 58 ans à s’engager dans un processus de retour au travail. Les prestataires qui participeront à ce processus pourront bénéficier d’une aide mensuelle supplémentaire allant jusqu’à 195 $.

 

Dossier à suivre


Par ailleurs, à compter du 30 septembre, environ 9500 couples, qui ont un enfant de moins de 5 ans, devront eux aussi s’engager dans un processus de retour à l’emploi s’ils veulent obtenir le supplément mensuel de 129 $.


Le gouvernement soutient que tous les prestataires auront droit à des rencontres personnalisées avec un centre d’emploi afin de les aider dans leurs démarches.


Le Collectif pour un Québec sans pauvreté prévient le gouvernement Marois que les organismes communautaires continueront de suivre attentivement le dossier.


« La ministre Maltais a promis de n’échapper personne et nous serons vigilants », a affirmé en entrevue lundi Serge Petitclerc, le porte-parole du Collectif. « Comme l’aide du gouvernement est passée d’inconditionnelle à conditionnelle, il va falloir s’assurer que tout le monde ait un revenu suffisant pour vivre et que ce ne soit pas les personnes déjà vulnérables qui soient pénalisées », a-t-il ajouté.

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2 commentaires
  • Leclerc Éric - Inscrit 2 juillet 2013 12 h 17

    Réforme très mal ciblée

    Les prestataires âgés de 55 ans n'ont majoritairement aucun diplôme d'études secondaires, puisque la plupart d'entre-eux (elles) font partie de la génération de la main-d'oeuvre dite <à bon marché>.

    Ces personnes sont issues de milieux très modestes et de familles nombreuses où il fallait commencer à gagner sa vie très tôt et à une époque où le degré d'éducation n'avait aucune importance.

    Ce ne sera pas évident pour ces personnes qui ont quitté volontairement ou par obligation le marché du travail il y a quelques décennies, de le réintégrer avec tous les changements technologiques et processus d'embauche qu'ils n'ont pour plusieurs pas connus.

    • Gilles Goulet - Inscrit 3 juillet 2013 19 h 02

      Vous avez parfaitement raison et je suis de cette génération. Mais comment faire comprende quelque chose d'aussi simple aux péquistes ?