Construction - Agnès Maltais convoque les deux parties à une réunion spéciale

Agnès Maltais a écarté la possibilité de rappeler les députés afin qu’ils adoptent dans les prochains jours une loi spéciale pour forcer un redémarrage des chantiers au Québec.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Agnès Maltais a écarté la possibilité de rappeler les députés afin qu’ils adoptent dans les prochains jours une loi spéciale pour forcer un redémarrage des chantiers au Québec.

La ministre du Travail, Agnès Maltais, veut «tirer les choses au clair» avec les deux parties. Elle les convoque tour à tour à une réunion spéciale, jeudi, à Québec.

Au jour trois de la grève des 175 000 travailleurs de la construction, la nécessité de poser un «geste de plus» pour faciliter un dénouement rapide du conflit de travail lui apparaît «clair». «Il seront tous là, ici, à Québec. Je veux les rencontrer pour qu'on se parle, qu'on tire les choses au clair [sur les sujets de négociation] et qu'on en arrive à une solution négociée», a déclaré Mme Maltais, mercredi matin.

L’élue a une nouvelle fois écarté la possibilité de rappeler les députés afin qu’ils adoptent dans les prochains jours une loi spéciale pour forcer un redémarrage des chantiers au Québec.

Elle n'a toutefois pas voulu préciser ce qu'elle entendait «tirer au clair» avec les représentants des deux parties. «Je n'ai jamais négocié sur la place publique. Je leur ai demandé de ne pas négocier sur la place publique», s'est-elle contenté de dire.

Mme Maltais rencontrera les quatre associations patronales en avant-midi, puis les cinq associations syndicales en après-midi. «C'est un geste imposant», a fait remarquer Mme Maltais.

Gestes «plus drastiques»

Si le dossier n’est toujours pas réglé « dans deux semaines », le gouvernement va devoir poser des gestes « plus drastiques », a déclaré par ailleurs la première ministre Pauline Marois à l’entrée de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres à Québec.
 
Pour l’heure, la loi spéciale n’est pas dans les cartons, a également assuré Mme Marois, pressant plutôt les partis de s’asseoir pour régler le conflit « entre eux ». Mais, le gouvernement péquiste affiche des signes d’impatience.
 
Le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, a exhorté les parties patronale et syndicale de se montrer « à la hauteur de leurs responsabilités », de cesser de négocier « sur la place publique » et de trouver une solution au conflit.
 
Entretemps, les négociations n’ont toujours pas repris entre l’Alliance syndicale représentant les 175 000 salariés de la construction et l’Association de la construction du Québec (ACQ). La grève en est à son troisième jour et les tentatives de rapprochement par la conciliation n’ont pas permis de rétablir les ponts.
 
Les points en litige touchent les salaires, la mobilité de la main-d’œuvre et les horaires de travail.
 

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