Les places de maternelle pour les enfants de 4 ans compromises pour septembre?

L’ouverture de nouvelles places de maternelle pour les enfants de quatre ans en septembre prochain est compromise. À quelques jours seulement de la fin de la session, les partis n’arrivent toujours pas à s’entendre sur certaines dispositions du projet de loi.

« Ce que je crains, c’est qu’on fasse tellement d’objection et d’étirage [sic] de temps qu’on va finir par ne pas être capable de mettre en place ce projet de loi et qu’il n’y aura pas de maternelle quatre ans », a déploré le député péquiste de Roberval, Denis Trottier, lors d’un échange musclé en commission parlementaire la semaine dernière.


C’est le nombre d’enfants par éducateur qui est au coeur du litige. Lors des consultations particulières, le mois dernier, plusieurs intervenants ont avancé qu’il fallait prévoir des ressources supplémentaires pour faire fonctionner le programme. L’opposition veut insérer le ratio dans le projet de loi, ce qui va à l’encontre de la Loi sur l’instruction publique, estime la ministre de l’Éducation, Marie Malavoy.


« J’ai entendu les gens en consultation et je suis tout à fait favorable à l’ajout d’une deuxième ressource, mais je ne crois pas qu’il faille que ce soit précisé, au nombre près, dans la loi, cela fera partie des règles budgétaires », a répété la ministre lors des échanges.


« Si on n’est pas rendus plus loin actuellement, c’est que l’opposition a choisi une stratégie d’amendements dont je dis depuis des jours, depuis des heures et des heures que je ne peux pas l’accepter. »


La députée libérale Francine Charbonneau s’est défendue de « faire du temps », affirmant qu’elle tentait de trouver des solutions. « Si [le ratio] n’est pas écrit dans l’article de loi, dans l’amendement ou le sous-amendement que j’apporte, je ne veux pas qu’on me dise que je suis dans les patates et que je travaille mal. Je veux qu’on me dise comment. Peut-être que je ne l’écris pas à la bonne place, soit, qu’on s’arrête et qu’on y pense. »

 

Reprise des travaux


C’est exactement ce qu’a fait la ministre qui a suspendu les travaux il y a une semaine déjà. « Quand on voit que ça bloque, il faut faire des choix, a expliqué l’attaché de presse de la ministre, Mathieu Le Blanc. Si on pense que ça bloque inutilement, on va mettre un autre projet de loi pour que ça puisse avancer et ne pas faire perdre de temps à la commission. »


Les travaux reprennent mardi, mais aucune négociation n’a eu lieu depuis la suspension. Qu’arrivera-t-il aux 1200 enfants qui attendent une place en maternelle quatre ans en septembre ? L’attaché de presse de la ministre, Mathieu LeBlanc, refuse de répondre à une « question hypothétique », se disant toujours « optimiste » d’en arriver à une entente de dernière minute. « On va travailler pour que ça arrive et par la suite, on avisera. »