«Brevets cyclistes» pour les enfants

« Ça commence avec des cours en classe : l’enseignement du Code de la route, comment bien se placer dans la circulation, comment être visible, l’équipement qu’il faut avoir, etc.», explique Nathalie Carpentier de l'organisme belge Pro Velo.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir « Ça commence avec des cours en classe : l’enseignement du Code de la route, comment bien se placer dans la circulation, comment être visible, l’équipement qu’il faut avoir, etc.», explique Nathalie Carpentier de l'organisme belge Pro Velo.

Québec — Aux Pays-Bas et en Belgique, on passe par l’école pour former des cyclistes responsables. Le Québec se prépare d’ailleurs à emboîter le pas l’an prochain.


En Belgique, le « brevet cycliste » se donne depuis une dizaine d’années dans les classes du deuxième cycle au primaire. Chaque année, environ 10 000 enfants suivent la formation, explique Nathalie Carpentier, de l’organisme belge Pro Velo.


« Ça commence avec des cours en classe : l’enseignement du Code de la route, comment bien se placer dans la circulation, comment être visible, l’équipement qu’il faut avoir, etc. Ensuite, on donne des exercices en voirie [dans les rues] encadrés par nos vélo-éducateurs. Puis la dernière demi-journée est réservée à un examen sur un itinéraire qui a été préparé. »


Quand on l’interroge sur son impact, Mme Carpentier parle spontanément des parents. « Ça [les] rassure beaucoup de savoir que nous avons estimé que leurs enfants pouvaient se déplacer seuls. De la même manière que les enfants passent un brevet pour aller à la piscine. »


Inspiré par cette expérience, Vélo Québec se prépare à lancer un brevet cycliste au Québec. Le projet pilote débuterait au printemps 2014 dans deux écoles de la région montréalaise grâce à un financement du programme gouvernemental « Québec en forme ».


L’organisme y voit un grand nombre de bénéfices. « Premièrement, ça bâtit leur autonomie », note Marc Jolicoeur. « Ce n’est pas seulement par rapport au vélo. C’est social. Ça se répercute sur leurs choix futurs. » Pour Suzanne Lareau, c’est aussi une façon d’épauler les parents qui souvent se contentent de vérifier que les enfants ont un casque sur la tête.


En Belgique, le brevet cycliste est soutenu par les communes (les villes). Ce sont elles qui sollicitent Pro Velo pour l’offrir dans leurs écoles. Mais à terme, l’organisme prévoit que les professeurs auront pris l’habitude de donner le cours et n’auront plus besoin de ses services.


Ici aussi, Vélo Québec compte l’établir progressivement. « Après le projet pilote, on va travailler avec les écoles qui ont le goût de l’implanter et qui n’attendent pas nécessairement que le ministère leur dise de le faire. » Qui sait ? Un jour, ces dix heures de formation pourraient s’insérer dans le programme d’éducation physique de façon permanente.

1 commentaire
  • Louise Perron - Abonnée 8 juin 2013 09 h 07

    brevets cycliste

    Excellente initative, je suis enseigante au primaire en 3e année. Je tenterai d'inscrire mon école à ce programme.